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Full text of "Le Couronnment de Louis, chanson de geste du 12e siècle. Éditée par Ernest Langlois"

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LHS CLASSIQUES FRANÇAIS DU MOYEX AGE 

publics sous la dircctioji de Mario Roques 



LE 

COURONNEMENT DE LOUIS 



CHANSON DE GESTE DU XII- SIECLE 



i.DiTi;i; l'AK 



ERNEST LANGLOIS 




PARIS 
LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, EDITEUR 

?, QUAI MALAQUAIS (vT) 
1920 



VQ ■ 

M53 






INTRODUCTION 



Le Couronnement de Louis est une des plus anciennes 
chansons de geste du cycle de Guillaume d'Orange; c'est 
aussi l'une de celles qui présentent le plus d'intérêt pour 
l'étude des origines de ce cycle; aussi a-t-clle souvent 
occupé les amateurs de notre ancienne poésie épique. Elle 
a été publiée pour la première fois en i854 par le savant 
hollandais jonckbloet'; j'en ai donné, en 1888, une édition 
critique^, précédée d'une introduction, dans laquelle on 
trouvera toutes indications utiles sur les publications dont 
elle a été l'objet antérieurement à cette date. Parmi les tra- 
vaux qui ont paru depuis, je citerai : 

L. Willems, L'élément historique dans le Coronement Looïs 
{Université de Gand. Recueil de travaux publiés par la 
Faculté de philosophie et lettres, fasc. 19); Gand, 1899. 

Ph.-A. BecUer, Die altfranjdsischen Wilhelmsage und ilire 
Bejiehuni^ ju Wilhelm dem Heiligen; Halle, 1896. 

A. Jeanroy, Etudes sur le cycle de Guillaume au Court- 
A^Cf. Le Couronnement de Louis \Romania, XXV, p. 353). 

Ph.-A. Becker, Der siidfra)i-;iisische Sagenkreis und seine 
Problème; Halle, 1898. 

R. Zenker, Die histurischen Grundlagen der Zweitcn 

1. Dans le premier volume de Guillaume d'Oraugc, chansons 
de geste des XI' et XII' siècles; La Haye, 1854-1867, 3 vol. in-S". 

2. Le Couronnement de Louis, chanson de geste publiée d'après 
tous les manuscrits con>ms (Société des Anciens textes français); 
Paris, 1888. 



VI INTRODUCTION 

bablement le souvenir non moins vague d'autres incursions 
des Arabes dans le sud de l'Italie et sous les murs de Rome 
pendant le cours du ixe siècle. 

La troisième et la cinquième partie reproduisent peut- 
être un écho lointain des soulèvements de vassaux qui 
eurent lieu sous les derniers Carolingiens et sous les pre- 
miers Capétiens ; peut-être aussi sont-elles de pure invention. 

La quatrième partie ne se rattache à l'histoire que par le 
personnage de Gui d'Allemagne, dont le nom semble s'être 
substitué à celui de Gui de Spolète (mort en 874). 

Tous les événements se passent durant la minorité de 
Louis, fils de Charlemagne, celui que l'histoire surnommera 
le Débonnaire. 

Le défenseur du faible empereur, le héros du poème, 
est le comte Guillaume, surnommé au Court-Nez, et Fière- 
brace, fils du comte Aimeri de Narbonne. On chercherait 
vainement dans l'histoire un personnage qui réponde à ces 
appellations; mais on y trouve un Guillaume, qui fut le 
soutien du même Louis lorsque celui-ci, encore enfant, 
était roi d'Aquitaine. Louis n'avait que douze ans lorsque 
Guillaume fut nommé duc de Septimanie et comte de Tou- 
louse en 790; il en avait vingt-six lorsque Guillaume aban- 
donna ses fonctions pour se retirer dans un monastère en 
806. Pendant toute cette période, c'est-à-dire pendant toute 
la jeunesse de Louis, le royaume et le roi d'Aquitaine 
n'eurent pas de plus énergique ni de plus fidèle défenseur 
que le comte de Toulouse. Celui-ci était mort, abbé de 
Gellone, quelques mois avant le couronnement de Louis à 
Aix, et n'y assista donc pas; mais |e rôle qu'il avait joué si 
longtemps vis-à-vis du jeune roi d'Aquitaine a pu être faci- 
lement transféré, par la légende ou par les poètes, sous le 
règne du nouvel empereur. Si donc le Guillaume de notre 
poème n'est pas purement imaginaire, c'est Guillaume, 
comte de Toulouse, plus tard saint Guillaume de Gellone 
ou du Désert, qui paraît le plus qualifié pour lui avoir 
servi de prototype. Comment ce personnage est-il devenu 



LANGUE, DATE, LIEU D ORIGINE VII 

dans le poème l'un des fils d'Aimeri de Narbonne? Gom- 
ment la légende lui a-t-elle donné une nombreuse parenté 
qui n'a rien de commun avec sa propre famille? D'où lui 
sont venus les surnoms de marchis au Court-Nez (proba- 
blement d'abord au Gourb-Nez), puis de Fièrebrace ? Ces alté- 
rations de l'histoire sont antérieures aux plus anciens témoi- 
gnages connus de la légende, et toutes les explications qu'on 
essaierait d'en donner ne reposeraient que sur de vaines 
conjectures. 

Langue, date, lieu d'origine. 

Le Coronemcnt Looïs est anonyme. Sa langue, étudiée 
d'après les assonances et la mesure des vers, paraît être 
celle des confins e^t de l'Ile-de-France et de la Picardie, 
vers ii3o. Il se compose de 2,6g5 vers, répartis en 63 laisses, 
sur i6 assonances, qui sont : 

10 AN, EN. Laisses i (8^, le); xxiii {i a, 41 e et deux fois le 
mot talent, qui assone indifféremment en a et en e); lix 
(55 a, 17e et trois fois le mot talent); lxii (4a, 4e). Dans les 
laisses lix et lxii, le mélange des deux terminaisons an Qien 
est complet; si dans l'une les mots en en n'entrent que pour 
un cinquième, c'est que dans le vocabulaire cette terminai- 
son est moins nombreuse que l'autre. Mais à la laisse xxiii, 
de quelque façon qu'on explique l'unique exception ^, il 
n'est pas douteux que la terminaison an n'ait été systéma- 
tiquement exclue de l'assonance. Quant à la laisse i, elle 
n'est pas assez étendue pour qu'on puisse être certain du 
système suivi par le trouvère. Quoi qu'il en soit, la contra- 
diction incontestable entre la laisse xxiii, d'une part, et les 
laisses lix et lxii, d'autre part, ne peut s'expliquer raison- 
nablement qu'en attribuant ces laisses, c'est-à-dire la 

i. Au vers 849, qui ne se trouve, tel que je l'ai donné, dans 
aucun ms. Voir les variantes de ce vers. 



VIII INTRODUCTION 

branche II d'une part et la branche IV d'autre part, à des 
auteurs d'époques ou de régions différentes. 

20 AN..E, EN..E. Laissc II {8a, 2e). Réunion des deux 
sons. Par conséquent, exclusion du domaine picard. La 
présence dans cette assonance du substantif reiame prouve 
que ce mot avait perdu son /; l'existence de cette forme 
est attestée dans d'autres textes, notamment dans là Chan- 
son de Roland. 

3° A..E. Laisses xiv, xvi, xviii, xxiv, xxxi, xxxiv, xlii, 
xLix, Lviii; en tout 844 vers. Plusieurs finales en d!/..e entrent 
dans cette assonance : malaise (xiv), glaive (xvi), paile (xviii 
2 fois, XXIV, Lviii 3 fois), aire (xviii), Cesaires (xviii), araisne 
(xviii 2 fois, Lviii), lairmes (lviii). Les mots altres (xvi), espalles 
(xvi), falsent (xlii) montrent que / devant une consonne 
n'était pas encore vocalisée, ou tout au moins que sa voca- 
lisation n'était pas encore complète. On remarquera aussi la 
forme du cas sujet singulier abes employée deux fois (xlii) 
comme régime pluriel, et la 2^ personne du subjonctif 
guardes (xviii) avec un e final analogique. 

40 Al. Laisses iv, xi (18 vers). Dans cette assonance ne 
figure aucun mot en a pur ou en è. Dans Rolant on trouve 
exceptionnellement encore ai : a et déjà ai : e, aussi bien 
dans les assonances masculines [chalt : vait,frait : isnel) que 
dans les assonances féminines [Charles : faire, faire : estre). 
Le Coronement n'a pas de laisse en ai..e, mais des asso- 
nances en a..e, dans lesquelles on vient devoir (§ 'i'^) quelques 
mots en ai..e, et des assonances en e..e, desquelles la ter- 
minaison ai..e est exclue. L'évolution de ai vers e paraît 
donc plutôt moins avancée dans notre poème que dans le 
Rolant; ce peut être une question de dialecte aussi bien que 
de date; ce n'en est pas moins une preuve de l'antiquité du 
Coronement Loois. 

5° È..E. Laisses vi, xxxviii, liv. La présence du nom Guil- 
lelmes (liv) dans cette assonance est une nouvelle attesta- 
tion de la non-vocalisation de / devant une consonne. J'ai déjà 
signalé que ai..e ne figure pas dans cette finale; il en est de 



LANGUE, DATE, LIEU D ORIGINE IX 

même de é..e < latin é entravé. Cette dernière terminaison 
est à la vérité relativement rare; il est quand même peu 
probable que, parmi 47 mots en è..e, il ne s'en fût présenté 
au moins un en é..e si cette exclusion n'avait été intention- 
nelle. D'ailleurs on va voir ime courte laisse en é..e < latin 
é entravé, sans i'..e. 

6» K..E (< lat. é entravé). Laisse v (3 vers). La Chanson de 
Rolant est le seul poème connu jusqu'ici qui offre un exemple 
de cet e à l'assonance, sans mélange d'è..e entravé. La 
laisse xxi d'Aiicassin et Nicoletle n'est pas à citer à ce propos, 
parce que sa finale ne comprend que l'unique diminutif -et. 

7"^ K (< lat. a libre). Laisses vu, xv, xxii, xxxiii, xxxvii, 
xLvii, Lvi, i.xiii. A part les mots en -é < a tonique libre, 
cette assonance ne contient que le mot Dé, forme bien con- 
nue de Dieu, dont je me suis autorisé, à tort ou à raison, 
pour écrire Deii, sans /, à l'intérieur du vers. Trois futurs à 
la seconde personne du pluriel (v. 66, 67, 1426) montrent 
que cette personne ne se terminait pas en -ei^, mais en -Cf. 
Je noterai surtout dans cette assonance les mots ostels (xv), 
tels (xv), charnels (xxii), mortels (lxiii), dont 17 peut être 
conservée ou tombée, mais pas vocalisée. Les verbes mer- 
cier 2 fois, crier 2 fois, desfïer 2 fois, afier figurent dans ce 
groupe et non dans le groupe en -ié ; mais dans ce dernier 
on trouvera, avec quelque surprise, /nVr < fidare (v. 2i3). Il 
n'est pas sans intérêt de noter aussi que c'est en -cr qu'as- 
sontnx. jeter {2 foisi, deviser, aqititee, essiier. 

8° É..E (< a lat. libre). Laisses xxvii, l. Dans ce groupe 
figurent saitit Père, forme fréquente de saint Pierre, aquitee, 
s'escrïerent. 

90 IÉ. Laisses ix, xni, xvii, xix, \.\i, xxviii, xxx, xxxii, 

XXXVI, XXXIX, XLI, XLIV, XLVI, LI, LUI, I.V, LVII, LXI. En tOUt 

1,121 vers. Avec la terminaison -ié assone la terminaison 
-ien de Orliens (ix 2 fois), vient iix, xlvi), paien (xxi, xxx), 
cresiiien (xxx), sostient (xxxvi), crient (xliv), tient (xliv), 
sien (xliv, liiii. Le mot sien est intéressant à un autre point 
de vue, c'est une forme analogique, postérieure en date à la 



X INTRODUCTION 

forme étymologique siien; sa présence ici indique, ou que 
cette forme est plus ancienne qu'on ne le croit généralement^ 
ou que la branche III, où elle se trouve, n'a pas l'âge que 
d'autres caractères assignent aux autres parties du poème. 
Le premier exemple est donné par le v. i8go, qui ne figurait 
pas dans ma première édition, mais qui est assuré par l'ac- 
cord de B avec C (voir la note au vers); le second exemple 
(v. 2161) est donné par x et C. 

L'assonance en -ié assure la conservation de / dans ciels 
(xix) ; atteste l'emploi des parfaits embatié (ix), pendié (xxviii), 
atendié (xlvi), rompié (lui), respondié (lxi 2 fois), desccndié 
(lxi), combatié (lxi); elle montre la diphtongue à la 2« per- 
sonne du singulier de l'indicatif présent tés (xxx, lvii 2 fois), 
à l'imparfait iert (xxviii), au futur iert (ix) ' ; elle assure la 
terminaison de pitié (5 fois), d'amistié (3 fois), des infinitifs 
et participes irier (xix), irief (xiii, li), empirier (xix 2 fois), 
ruié (xLiv), la nature de la diphtongue, mais pas de la con- 
sonne finale, de estrier (4 fois). 

10° i. Laisses x, xxxv, xl, lx. L'/ provenant du lat. é+j 
[pri < preco, pris < pretiiim 5 fois, pi^ < pectus) assone 
avec Yi provenant de i latin ou dej+e. L'imparfait du sub- 
jonctif poïst figure deux fois dans cette rime (xxxv), tandis 
que peiist ne se trouve pas à l'assonance en 11, qui comprend 
82 vers. Les deux formes mi (xl) et clietr (lx) appartiennent 
aux régions de l'Est et du Nord-Est, cependant la dernière 
figure a l'assonance dans la Chanson de Rolant (v. 2034). 

no I..E. Laisse xii. Cette assonance ne contient aucun 
participe passé en -ie < -iee, mais elle est si courte (,8 vers) 
qu'on ne peut tirer aucune conclusion certaine de ce fait, 
surtout en l'absence de l'assonance en -iee. 

120 ô. Laisses m, xxv. Je signalerai dans cette assonance 
bos pour bois (m), forme du Nord-Est et de l'Est, le pronom 
régime masculin pluriel «Of pour nostres (xxv), contraction 
qu'on trouve aussi dans Rolant, clos < clavos (xxv) et le 
parfait tochot (xxv). 

I. Au v. 574, j'hésite entre le futur et l'imparfait. 



LANGUE, DATE. LIEU I) ORIGINE XI 

i3o 6. Laisses xliii, lu. Dans ces So vers, aucune distinc- 
tion n'est faite entre o suivi d'une nasale et à suivi d'une autre 
consonne. On remarquera dans cette série les suflfixes -os 
< osiim (4 foisi et -or < -orem (5 fois, sans compter amor), 
pro < prodis, om pronom une fois et substantif 4 fois, bon 
<; boniim, sols < soins et niolt < miiltiini 2 fois. La termi- 
naison -on ou -ons est assurée pour 6 indicatifs présents et 
3 futurs; -ions pour le subjonctif présent enveions (v. 1780), 
l'imparfait de l'indicatif t\v//o«.9 121 17) et le conditionnel ce/e- 
rions (1827); aucune de ces personnes ne figure dans l'as- 
sonance -ié. 

140 ON. Laisse xxvi. Cette longue laisse (108 vers) n'admet 
que Vo suivi d'une nasale. Elle appartient à la branche 11^ 
elle contraste avec les laisses xliii et lu, qui ne séparent 
pas 6 suivi d'une consonne orale de o suivi d'une nasale^ 
et qui appartiennent toutes deux à la branche III. Cette dif- 
férence suppose deux auteurs différents. On trouve dans 
cette assonance/e/o)î employé comme sujet singulier (2 fois), 
la ir* personne du pluriel d'un indicatif présent, d'un futur et 
d'un subjonctif présent; oni pronom (3 fois) et substantif 
(i fois). La forme affaiblie de ce pronom, en, étrangère au 
picard, ne se rencontre pas dans l'assonance -en. 

i5o Ô..E. Laisses viii, xlv, xlviii. La laisse xlv comprend 
28 mots en suivi d'une nasale et les deux mots boche, 
reproche. Les subtantifs à terminaison féminine en 6 non 
suivi d'une nasale étant bien moins nombreux que ceux en 
o + n, je crois qu'il n'y a pas lieu d'opposer à cette laisse les 
deux autres, exclusivement formées de suivi de nasale, 
mais très courtes : 8 et 5 vers. Dans la laisse xlv, l'indica- 
tif présent demandomes et le futur destruirornes sont à rap- 
procher des terminaisons en -ons signalées plus haut. Dans 
la laisse viii je noterai sexiler^tni joindre. 

10° u. Laisses xx et xxxix. Rien à y relever. 

En l'absence de toute assonance en ei ou oi, il n'est pas 
possible de décider si l'évolution des sons représentés par 
Ces graphies était accomplie. J'ai gardé, mais sans convic- 
tion et après bien des hésitations, la distinction originaire. 



XII INTRODUCTION 

L'examen du nombre des syllabes des mots, assuré par 
la mesure des vers, peut ajouter quelques renseignements à 
ceux que fournit l'étude des assonances. Nous avons déjà 
vu à l'assonance félon employé comme sujet singulier au 
lieu de fel (v. looi, 1024), et au contraire la forme du sujet 
singulier abes employée comme régime pluriel au lieu de 
abés (v. 1762, 1770) ; la mesure du vers assure aussi l'emploi 
de traître comme régime singulier au lieu de traïtor l'iqig); 
au V. 992, H prestre pourrait être un sujet singulier, mais je 
crois plutôt que c'est un sujet pluriel, pour // proveire. Ces 
infractions aux règles de la déclinaison sont très anciennes 
dans les noms imparisyllabiques en général, et dans les 
quatre mots que je viens de citer en particulier; elles ne 
peuvent nous renseigner sur l'âge du poème. La mesure 
assure aussi la suppression de Vs finale au vocatiï Giiillelnie 
{23 1 3) et dans l'expression Guillelme a nom (2467); mais ce 
sont là encore des cas spéciaux. 

Les sujets singuliers eniperere (73), sire (io3, 541, 2633) — 
je ne parle pas de sire au vocatif (475, 1804) — ancestre (464), 
Jrere (822), père (1008), devant un mot commençant par une 
voyelle, subissent l'élision, preuve qu'ils n'avaient pas encore 
reçu Vs analogique. 11 paraît en être de même de altre au 
V. 634. 

La forme monosyllabique du possessif nostre, vostre en 
position faible est attestée 17 fois : pour vo^ au sujet mas- 
culin singulier (481, 571, 746, 1179, 1412), au régime mas- 
culin singulier (482, 5oi, 727, 762, 1409, 1807, 2172), au régime 
féminin singulier (1789), au sujet masculin pluriel (572, 767, 
2433), et pour no^ au sujet féminin pluriel (2178). Trois fois 
la forme est douteuse, le mot suivant commençant par 
une voyelle (61, 885, 236i); la forme pleine n'est assurée 
qu'une quinzaine de fois. On sait que la forme courte 
appartient plus particulièrement aux dialectes du Nord-Est 
et de l'Est. 

Outre les deux premières personnes du pluriel en -ornes 
qui se trouvent à l'assonance, une troisième se rencontre à 



LANGUE, DATE, LIKU D ORIGINE XIII 

l'intérieur du v. 2173, mais elle est mal assurée : au lieu de 
en inenromes de AB^, B- et C donnent en mcrrons nous. 

Les ire et 2^ personnes du pluriel de l'imparfait de l'indi- 
catif et du conditionnel paraissent toutes avoir la terminai- 
son dissyllabique : avions iqq, estions îiiy, atendrïons 1195, 
cèlerions 1827, iriiej C)6?, vuldriie^ i83i; cependant il suf- 
firait soit de changer -ons en -ornes, soit d'ajouter un pronom 
sujet, soit de lire atenderions au lieu de atendrions pour 
avoir une terminaison monosyllabique. Le dernier exemple 
surtout, voldriie^, me paraît douteux. 

J'ai admis aussi les deux formes bien connues avéras (iBq) 
et alendereie (63o), données par B et C, et tnelercj (1544), 
que tous les manuscrits ont évitées par l'addition d'une 
particule (voir les variantes). Ces formes appartiennent aux 
régions de l'Est et du Nord-Est. 

Une trentaine de fois le radical atone aid de aidier est 
assuré; dans 5 ou 6 vers seulement on peut hésiter entre 
aid et aid : v. 363 et secorre et aidier (A omet le premier et^ 
C manque, la leçon est de B seul): v. i3i2, même hémis- 
tiche et même variante de A; cette fois B aussi omet le pre- 
mier et, mais rétablit la mesure du vers en substituant ne 
au second et; la leçon est de C; v. Sgz Jésus te puisse aidier 
{Jésus est donne par B seul, .4 et C ont Deus, mais C ajoute 
bien: la rencontre de A et Cdans une formule courante est 
sans importance); v. 678 por un prodome aidier i A supprime 
un donné par BC) ; v. 1940 S^/»f Deni^, car m'aidie^ [A et B^ 
omettent car donné par B-C); v. 261 5 Deus, sain:[ Denis, 
aidiej {A omet Deus, de B, le vers n'est pas dans C). C'est 
donc A seul qui emploie la forme aidier dans ces six vers; 
il l'a encore introduite dans un vers de sa composition (var. 
de 198), preuve qu'elle lui était usuelle, et cette constata- 
tion amoindrit la valeur de son témoignage dans la question 
discutée. Je n'ai admis que aidier. 

Les cas d'élision ou de maintien de la voyelle dans les 
monosyllabes ne présentent rien d'intéressant. Je signalerai 
seulement l'élision de /;' pronom personnel atone devant en 



XIV INTRODUCTION 

{l'en 597, 1821, 2 1 10), de /a pronom devant a {l'a 2670), de me 
accentué dans fier m'en l'escu 894, de qui relatif devant a 
{qu'a 2538). Aux v. 94, 104, on peut hésiter entre l'élision 
qu'en et l'enclise quin, et au v. 477 il n'est pas certain si 
qu'est représente qui est ou que est. 

Dans ma première édition j'avais admis au v. 887 l'hémis- 
tiche et li por:^ et li arche, où le second H ne peut être que 
l'article féminin picard. Mais cette leçon n'est donnée exac- 
tement par aucun manuscrit : et li pon:^ et H arches {A), li 
apors et li arches (C), li por^ et li rivages [B]. B a changé, 
probablement pour tourner la difficulté; ^ et C font arches 
du masculin en lui ajoutant une s finale; pon:^ de A n'a pas 
beaucoup de sens ici^; j'ai pris la leçon de C, légèrement 
corrigée : et li apor^ et l'arche. 

Je noterai encore les contractions ques = que les 222, = 
qui les 2841, jes = je les 1985, nés = ne les 635, 2267, 255 1, 
ses r= si les 1428, 2295, = se les 2823, quil = qui le 469, 
540, 627, 656, 1953, sil = si le i6o3, 1742, 2121, 2127, 2363, 
2642, _;V/ =je le 171, 1689, nel = ne le 1696, 1731, i83i. 



Manuscrits et établissement du texte. 

Neuf mss. ou fragments de mss. du Coronement Looïs 
sont aujourd'hui connus. Ce sont : 

10 A' = Paris, Bibl. nat., fr. 774, fol. i8-33, du xiii^ siècle. 

20 A2 = Paris, Bibl. nat., fr. 1449, fol. 23-38, du xiiie siècle. 

30 A3= Milan, Bibl. Trivulzienne, fol. 22-38, du xiiie siècle. 

40 A'* Paris, Bibl. nat., fr. 368, fol. 161-162. Très mutilé, 
n'a plus que 597 vers du Coronement. 

5° B ' = Londres, British Muséum, bibl. du Roi, 20 D xi, 
fol. io3-ii2, du xive siècle. 

60 B2= Paris, Bibl. nat., fr. 24869, fol. 75-90, du xiv« siècle. 

I. Il ne s'agit pas des arches d'un pont, mais de l'arche où 
l'on « requiert saint Père ». 



MANUSCRITS ET ETABLISSEMENT DU TEXTE XV 

70 G := Boulogne-sur-Mer, Bibl. communale, S. Bertin 192, 
fol. 21-38; terminé le 16 avril i2g5. 

S'5 G- = Paris, Bibl. nat., nouv. acq. fr. 3094, un fragment 
de feuillet du xiiie siècle, contenant 14 vers au recto et i3 au 
verso. 

90 D =r Paris, Bibl. nat., fr. 1448, fol. 88-89, du xiiie siècle. 
Version très dififérente des autres, ne comptant que 3i6 vers, 
intimement soudés au début du Charroi de Nit7ies. 

Ges mss. se groupent en trois familles, que j'appellerai x, 
G*, D. La première se subdivise en deux sous-familles, A et 
B; A est représenté par les quatre mss. A', A-, A^, A*; B 
par les deux mss. B' et B^; G* par G et G^; D par D seul. 

Le classement des mss. peut être ainsi figuré, en dési- 
gnant par O le ms. perdu dont tous descendent : 

O 



A<. 



A2 



A» 



A' 



Bi 



R2 



G2 



D 

Voici quelques-unes des variantes qui justifient ce clas- 
sement ■ 

Des fautes communes aux représentants de A sont fournies 
par les variantes des vers 17 // ala prendre pour // i apent; 



XVI INTRODUCTION 

34 cortoisie povir covoilise; 38 princes pour pui^, etc. Les 
représentants de B donnent au v. 42 si bêle offrende faite pour 
oferende molt bêle {faite ne peut pas figurer à l'assonance); 
ils remplacent le v. 88 de A et C par 4 autres vers; le 
V. 108, donné par AGD, est omis par B ' et B^; de même les 
V. 386, 447, 549, 740, 926, assurés par l'accord de A et C, 
manquent dans B^ et B-, etc. 

A et B ne peuvent provenir l'un de l'autre, puisque chacun 
d'eux peut avoir une faute là où l'autre a la bonne leçon; 
or ils ont des fautes communes; celles-ci ne peuvent donc 
provenir que d'un même ancêtre x, qui les avait déjà et qui, 
par conséquent, n'est pas l'original : v. 3 Bone et gentil pour 
Bone chançon de CD, omission des v. iSgo, 1991, nécessaires 
à l'intelligence du texte et donnés par C; v. 1G21 que noise 
n'i soit faite pour n'i ait noise ne feste (faite est exclu de 
l'assonance en è entravé), etc. 

C n'a jamais de faute commune ni avec A ni avec B; 
lorsqu'il est d'accord avec l'un contre l'autre (avec A aux 
v. 432, 433, 443, 481, 490, 504, 507, 514, etc., avec B aux 
V. 437, 473, 5io, 58i, 612, 642, 65o, 671, 722, 728, etc.), il a 
la bonne leçon. Jl appartient donc à une autre tamille. 

D peut être avec B et C contre A (v. 12, 17, 34, 36, 38, 
etc., déjà cités), avec A et C contre B (v. 99, ii3-ii4, 126, 
191, 214), et dans ces passages il ne peut avoir que la bonne 
leçon; mais il n'a aucune faute commune avec les autres 
versions. 

Les quatre copies de A diffèrent très peu entre elles et 
permettent de le reconstituer facilement et sûrement; A lui- 
même semble avoir peu rajeuni x. Les rajeunissements de 
B sont plus importants et ses deux représentants sont d'iné- 
gale valeur; en général B' est préférable à B^. Les leçons 
communes à A et B sont celles de x; lorsque ces deux 
groupes ne sont pas d'accord, C souvent, D quelquefois per- 
mettent de décider lequel a mieux gardé la leçon; en l'ab- 
sence de C et D, je donne la préférence à A sur B, à moins 
que des raisons spéciales n'existent de faire le contraire. 



MANUSCRITS ET ETABLISSEMENT DU TEXTE XVII 

Lorsque C et D, ou seulement Fun des deux, sont d'ac- 
cord avec A ou B, il est évident que leur leçon reproduit, 
non seulement celle de x, mais aussi celle de O. Si au con- 
traire la leçon de x, assurée par l'union de A et B, n'est pas 
certifiée par C ou D, on ne peut affirmer qu'elle soit celle de 
l'original; mais x semble être peu éloigné de O. 

C est un remaniement qui s'éloigne de O beaucoup plus 
que X. 

D ne donne que la première partie, très retouchée, du 
poème, c'est-à-dire le couronnement du jeune Louis, auquel 
il ajoute 20 vers, ne provenant pas de O, sur la mort et la 
sépulture de Charlemagne, et la dernière partie du poème, 
c'est-à-dire les seize derniers vers de O, qu'il délaie en 29 
vers. J'ai la conviction que D dérive, non pas d'un poème 
qui ne chantait que l'épisode du couronnement, mais bien 
de O: toutefois il me serait impossible d'en fournir la 
preuve ^ 

I. La présence des seize derniers vers de O dans D pourrait 
faire supposer qu'ils suivaient déjà immédiatement la première 
partie dans une rédaction antérieure à O, et que c'est O qui 
les en a séparés pour faire place aux nouveaux épisodes : cette 
explication serait peu vraisemblable. Le texte de D porte des 
marques de rajeunissement (par exemple Loys en deux syllabes 
au lieu de Loois trisyllabique); il présente des contradictions 
(Charles meurt à Aix, et à sa mort on le porte à Aix pour y 
faire ses funérailles), mais ces fautes peuvent ne pas remonter 
à l'oriqinal de D. 



LI CORONEMENZ LOOIS 



I. Oiez, seignor, que Deus vos scit aidanz! 
Plaist vos oïr d'une estoire vaillant 
Bone chançon, corteise et avenant? 

Vilains joglere ne sai por quel se vam 4 

Nul mot en die tresque on li cornant. 

De Loois ne lairai ne vos chant 

Et de Guillelme al Cort Nés le vaillant, 

Qui tant sofri sor sarrazine gent; 8 

De meillor orne ne cuit que nuls vos chant. 

II. Seignor baron, plaireit vos d'un essemple 
D'une chançon bien faite et avenante? 

Quant Deus eslut nonante et nuef reiames, 12 

Tôt le meillor torna en dolce France. 

Li mieldre reis ot a nom Charlemaine; 

Cil aleva volentiers dolce France; 

Deus ne fist terre qui envers lui n'apende; 16 

Il i apent Baiviere et Alemaigne 

Et Normandie et Anjou et Bretaigne 

Et Lombardie et Navarre et Toscane. 

III. Reis qui de France porte corone d'or 20 

Prodom deit estre et vaillanz de son cors; 
Et s'il est om qui li face nul tort, 
Ne deit guarir ne a plain ne a bos 

Li Coronemetfj loois. I 



2 LI CORONEMENZ LOOIS 

De ci qu'il Fait o recréant o mort : 24 

S'ensi nel fait, donc pert France son los ; 
Ce dit l'estoire coronez est a tort. 

IV. Quant la chapele fu beneeite a Ais, 

Et li mostiers fu dédiiez et faiz, 28 

Cort i ot bone, tel ne verrez ja mais; 

Quatorze conte guarderent le palais. 

Por la justice la povre gent i vait; 

Nuls ne s'i claime que très bon dreit n'i ait. 32 

Donc fist on dreit, mais or nel fait on mais; 

A coveitise l'ont torné li malvais; 

Por fais loiers remainent li bon plait. 

Deus est prodom, qui nos governe et paist, 36 

S'en conquerront enfer qui est punais, 

Le malvais puiz, dont ne resordront mais. 

v. Cel jor i ot bien dis et uit evesques, 

Et si i ot dis et uit arcevesques; 40 

Li apostoiles de Rome chanta messe. 

VI. Cel jor i ot oferende molt bêle. 

Que puis celé ore n'ot en France plus bêle. 

Qui la reçut molt par en fist grant feste. 44 

VII. Cel jor i ot bien vint et sis abez. 
Et si i ot quatre reis coronez. 
Cel jor i fu Looïs alevez 

Et la corone mise desus Taltel; . 48 

Li reis ses père li ot le jor doné. 

Uns arcevesques est el letrin montez, 

Qui sermona a la crestiienté : 

« Baron », dist il, « a mei en entendez : 52 



V. 24-83 3 

Charles li maines a molt son tens usé, 

Or ne puet plus caste vie mener. 

Il ne puet plus la corone porter : 

Il a un fin a cui la vuelt doner. » 56 

Quant cil l'entendent, grant Joie en ont mené; 

Totes lor mains en tendirent vers Dé : 

« Père de gloire, tu seies mercïez 

Qu'estranges reis n'est sor nos dévalez! » 6o 

Nostre emperere a son fill apelé : 

« Bels filz », dist il, « envers mei entendez : 

Vei la corone qui est desus l'altel : 

Par tel covent la te vueil je doner : 64 

Tort ne luxure ne pechié ne mener, 

Ne traïson vers nului ne ferez, 

Ne orfelin son fié ne li toldrez; 

S'ensi le fais, j'en lorai Damedé : 68 

Pren la corone, si seras coronez; 

O se ce non, filz, laissiez la ester : 

Je vos defent que vos n'i adesez. 

vni. Filz Looïs, vei ici la corone : 72 

Se tu la prenz, emperere iés de Rome; 
Tu puez en ost bien mener cent mile ornes. 
Passer par force les aives de Gironde, 
Paiene gent craventer et confondre, 76 

Et la lor terre deis a la nostre joindre. 
S'ensi vuels faire, je te doins la corone; 
O ce se non, ne la baillicr tu onques. 

IX. Se tu deis prendre, bels filz, de fais loiers, 80 

Ne desmesure lever ne essalcicr, 
Faire luxure ne alever pechié, 
Ne orfe enfant retolir le suen fié, 



LI CORONEMENZ LOOIS 

Ne veve feme tolir quatre deniers, 84 

Geste corone de Jesu la te vie, 

Filz Looïs, que tu ne la baillier. » 

Ot le li enfes, ne mist avant le pié. 

Por lui plorerent maint vaillant chevalier, 88 

Et l'emperere fu molt grains et iriez : 

« Ha! las! », dist il, « corne or sui engeigniez! 

Delez ma feme se colcha paltoniers 

Qui engendra cest coart eritier. 92 

Ja en sa vie n'iert de mei avanciez. 

Quin fereit rei, ce sereit granz péchiez. 

Or li fesons toz les chevels trenchier, 

Si le metons la enz en cel mostier : 96 

Tirra les cordes et sera marregliers, 

S'avra provende qu'il ne puist mendiier. » 

Delez le rei sist Arneïs d'Orliens, 

Qui molt par fu et orgoillos et fiers; 100 

De granz losenges le prist a araisnier : 

« Dreiz emperere, faites paiz, si m'oiez. 

Mes sire est jovenes, n'a que quinze anz entiers, 

Ja sereit morz quin fereit chevalier. 104 

Geste besoigne, se vous plaist, m'otreiez, 

Tresqu'a treis anz que verrons comment iert. 

S'il vuelt proz estre ne ja bons eritiers. 

Je li rendrai de gré et volentiers, 108 

Et acreistrai ses terres et ses fiez. » 

Et dist li reis : « Ce fait a otreier. 

— Granz merciz, sire », dient li losengier, 

Qui parent ierent a Arneïs d'Orliens. 112 

Sempres fust reis quant Guillelmes i vient; 

D'une forest repaire de chacier. 

Ses niés Bertrans li corut a l'estrier; 

Il li demande : « Dont venez vos, bels niés? 116 



V. 84-149 5 

— En nom Deu, sire, de la enz del mostier, 
Ou j'ai oï grant tort et grant pechié. 
Arneïs vuelt son dreii seignor boisier : 
Sempres iert reis, que Franceis l'ont j'ugié. 120 

— Mar le pensa », dist Guillelmes li fiers. 
L'espee ceinte est entrez el mostier, 
Desront la presse devant les chevaliers : 

Arneïs trueve molt bien apareillié; 124 

En talent et qu'il li colpast le chief. 

Quant li remembre del glorios del ciel. 

Que d'orne ocire est trop mortels péchiez. 

Il prent s'espee, el fuere l'embatié, 128 

Et passe avant; quant se fu rebraciez, 

Le poing senestre li a meslé el chief, 

Halce le destre, enz el col li assiét : 

L'os de la gole li a par mi brisié; i32 

Mort le trébuche a la terre a ses piez. 

Quant il l'ot mort, sel prent a chasteier : 

« Hél gloz! », dist il, « Deus te doinst encombrier! 

Por quei voleies ton dreit seignor boisier? i36 

Tu le deùsses amer et tenir chier, 

Creistre ses terres et alever ses fiez. 

Ja de losenges n'avéras mais loier. 

Je te cuideie un petit chasteier, 140 

Mais tu iés morz, n'en donreie un denier. » 

Veit la corone qui desus l'altel siét : 

Li cuens la prent senz point de l'atargier, 

Vient a l'enfant, si li assiét el chief : 144 

<' Tenez, bels sire, el nom del rei del ciel. 

Qui te doinst force d'estre bons justiciers! » 

Veit le li père, de son enfant fu liez : 

« Sire Guillelmes, granz merciz en aiez. 148 

Vostre lignages a le mien essalcié. » 



6 LI CORONEMENZ LOOIS 

X. « Hé! Looïs », dist Charles, « sire fîlz, 
Or avras tu mon reiame a tenir. 

Par tel covent le puisses retenir iSa 

Qu'a orfe enfant ja son dreit ne tolir, 

N'a veve feme vaillant un angevin; 

Et sainte église pense de bien servir, 

Que ja deables ne te puisse honir. i56 

Tes chevaliers pense de chiers tenir; 

Par els seras onorez et serviz, 

Par totes terres et amez et cheriz. » 

XI. Quant ont le jor de Looïs rei fait, i6o 
La cort départ, si sont remés li plait; 
Chascuns Franceis a son ostel s'en vait. 

Cinc anz vesqui puis Charles et ne mais. 
Charles li reis en monta el palais; 164 

Ou veit son fill, si li dist entresait : 

XII. « Filz Looïs, ne te cèlerai mie, 

Or avras tôt mon reiame en baillie. 

Après ma mort, si Deus me beneïe. 168 

Qui me guerreie, bien sai qu'il te desfie. 

Cil qui mé hét, bien sai ne t'aime mie : 

Se j'el puis prendre, par Deu le fill Marie, 

De reençon je n'en vueil aveir mie, 172 

Ainz le ferai detrenchier et ocire. 

XIII. Filz Looïs, a celer ne te quier. 

Quant Deus fist reis por pueple justicier. 

Il nel fist mie por false lei jugier, 176 

Faire luxure, ne alever pechié, 

Ne orfe enfant por retolir son fié, 

Ne veve feme tolir quatre deniers; 



V. l5o-2I2 7 

Ainz deit les torz abatre soz ses piez, i8o 

Encontre val et foler et pleissier. 

Envers le povre te deis umeliier; 

Se il se claime, ne te deit enoier, 

Ainceis le deis aidicr et conseillier, 184 

Por l'amor Deu de son dreit adrecier; 

Vers l'orgoillos te deis faire si lier 

Come liepart qui gent vueille mangier; 

Et s'il te vuelt de neient guerreier, 188 

Mandez en France les nobles chevaliers 

Tant qu'en aiez dusqu'a trente miliers; 

Ou mielz se fie la le fai assegier, 

Tote sa terre guaster et esseillier. 192 

Se le puez prendre ne a tes mains baillicr, 

N'en aies onques manaide ne pitié, 

Ainceis li fai toz les membres trenchier, 

Ardeir en feu ou en aive neier; 196 

Car se Franceis te veient entrepiez, 

Diront Normant en nom de reprovier : 

« De si fait rei n'avions nos mestier. 

« Mal dehé ait par mi la croiz del chief 200 

« Qui avuec lui ira mais osteier, 

« Ne a sa cort ira por corteier! 

« Del suen meismes nos poons bien paier. » 

Et altre chose te vueil, filz, acointier, 204 

Que, se tu vis, il t'avra grant mestier : 

Que de vilain ne faces conseillier, 

Fin a prevost ne de fill a veier : 

Il boisereient a petit por loier; 208 

Mais de Guillclme le nobile guerrier, 

Fill Aimeri de Narbone le fier. 

Frère Bernart de Brubant le guerrier : 

Se il te vuelent maintenir et aidier, 212 



LI CORONEMENZ LOOIS 

En lor servise te puez molt bien fiier. » 

Respont li enfes : « Veir dites, par mon chief. » 

Il vint al conte, si li cheï as piez. 

Li cuens Guillelmes le corut redrecier; 216 

Il li demande : « Dameisels, que requiers? 

— En nom Deu, sire, et manaide et pitié. 

Mes père dit qu'estes bons chevaliers, 

N'a tel baron soz la chape del ciel; 220 

En vos vueil mètre mes terres et mes fiez, 

Ques me guardez, nobiles chevaliers, 

Tant que je puisse mes guarnemenz baillier. » 

Respont li cuens : « Par ma fei, volentiers. » 224 

Il li jura sor les sainz del mostier 

.Ta n'en avra vaillant quatre deniers, 

S'il ne li done de gré et volentiers. 

Lors vint a Charle, ne s'en volt delaier; 228 

Devant le rei se vait agenoillier : 

(( Dreiz emperere, je vos demant congié, 

Car il m'estuet errer et chevalchier 

Tôt dreit a Rome, por saint Père preier; 282 

Bien a quinze anz, a celer ne vos quier, 

Que m'i promis, mais ne poi espleitier. 

Cestui veiage ne vueil je plus laissier. » 

Li reis li done corroços et iriez, 236 

Si li charja seissante chevaliers. 

D'or et d'argent trossez trente somiers; 

Al départir se corurent baisier. 

Par tel covent i ala li guerriers 240 

Puis ne revint si ot grant encombrier; 

Ainz fu morz Charles que il fust repairiez, 

Et Looïs remest ses eritiers. 

Ainz que Guillelmes peûst puis espleitier, 244 

Ne il en France peùst puis repairier. 



V. 213-276 9 

Fu il a tort enserrez et muciez, 

Qu'il n'i aveit fors des membres trcnchicr; 

Trop li peùsi Guillelnies delaier. 248 

XIV. Al mostier fu Guillclmcs Fierebrace, 
Congié demande a Tempereor Charle, 
Et il li charge seissante omes a armes, 

D'or et d'argent trente somiers li baille. 252 

Vait s'en li cuens, de neient ne se targe, 

Et Looïs le conveie grant masse; 

Plorant apele Guillelme Fierebrace : 

« Hé! gentilz cuens, por Deu l'esperitable, 256 

Veez mes père de cest siècle trespasse : 

Vielz est et frailes, ne portera mais armes, 

Et je sui jovenes et de petit eage; 

Se n'ai secors, tôt ira a damage. » 2G0 

Respont li cuens : « Ne seiez a malaise, 

Que, par Tapostre que on requiert en l'arche, 

Se je ai fait icest pèlerinage, 

Se me mandez par seels et par chartre, 264 

O par tel ome qui bien en seit creables, 

Ja ne lairai por nul ome que sache 

Ne vos secore o mon riche barnage. » 

Vait s'en li cuens, de neient ne se targe. 268 

De ses jornees ne sai que vos contasse : 

Montjeu trespasse qui durement le lasse; 

De ci a Rome n'aresta Fierebrace. 

XV. Vait s'en Guillelmes li gentilz et li ber, 272 
Kt Guielins et Bertrans l'alosez; 

Desoz les chapes orent les branz letrez. 

Et ne por quant si orent il trossé 

Les bons halbers et les helmcs dorez. 276 



10 LI CORONEMENZ LOOIS 

Li escuier furent forment lassé 

Des forz escuz et des espiez porter. 

De lor jornees ne vos sai aconter; 

Montjeu trespassent, qui molt les a lassez, 280 

Par Romenie se sont acheminé, 

De ci a Rome ne s'i sont aresté. 

Cil escuier porprenent les ostels; 

Ciquaires fu lor ostes apelez, 284 

Celui a tôt son aveir comandé. 

Celé nuit fu li cuens bien conreez. 

Après mangier sont aie reposer, 

Li cuens se dort, qui molt par fu lassez. 288 

Sonja un songe dont molt fu esfreez : 

De vers Rossie vint uns feus embrasez, 

Qui espreneit Rome de trestoz lez; 

Uns veltres vint corant toz abrivez; 292 

Des altres est partiz et dessevrez; 

Guillelmes iert soz un arbre ramé, 

De celé beste esteit toz esfreez; 

Car de la poe li dona un colp tel 296 

Tôt le feseit envers terre cliner. 

Li cuens s'esveille, si se comande a Dé. 

Onques mais songes ne fu si avérez, 

Car Sarrazin espleitierent d'aler; 3oo 

Li reis Galafres et li reis Tenebrez, 

Li reis Cremuz et Corsolz l'amirez 

Pris ont de Chapres les maistres fermetez. 

Li reis Guaitiers i est emprisonez, 304 

Il et sa fille, sa feme as granz beltez. 

Et trente mile de chaitis encombrez, 

Qui tuit eussent les chiés des bus sevrez. 

Tant ama Deus Guillelme le membre 3o8 

Que par lui furent de prison délivré 



Envers Corsoli d'olire la Roge mer, 

Le plus fort orne dont on oïst parler. 

Cil detrencha a Guillelme son nés, 3i2 

Com vos orrez ainz qu'il seit avespré. 

Se vos donez tant que vueille chanter. 

A cez paroles se trait a l'ajorner. 

Li cuens Guillelmes s'est par matin levez, 3i& 

Al mostier vait le servise escoltei", 

Totes ses armes fait mètre sor l'altel; 

De l'or d'Arabze les volt puis rachater. 

Et l'apostoiles fu molt gentilz et ber, 320 

Qui se revest por la messe chanter. 

Quant li servises fu diz et definez, 

Es dous messages venant toz abrivez; 

Ja conteront unes noveles tels 324 

Dont mainz frans om fu le jor esfreez. , 

Al mostier fu Guillelmes Fierebrace. 

Messe ot chantée li apostoiles sages; 

Quant il l'ot dite, si vienent doi message, 328 

Qui li aportent unes noveles aspres : 

Que Sarrazin li font molt grant damage; 

Prise ont par force la grant cité de Chapres, 

Et trente mile de chaitis qu'uns que altres, 332 

S'il n'ont secors, qui tuit morront a glaive. 

Li apostoiles en fu molt esmaiables; 

Demandant vait Guillelme Fierebrace. 

On li enseigne a val desus le marbre, 33(S 

Ou prie Deu, le père esperitable, 

Qu'il li doinst force et onor et barnage, 

Et son seignor Looïs le fill Charle. 

Li apostoiles de neient ne se targe; 34a 

Prist un baston, si le hurte en l'espalle, 



12 LI CORONEMENZ LOOIS 

Li cuens se drece, mostre li le visage. 

XVII. Li cuens Guillelmes se dreça sor ses piez, 

Et l'apostoiles l'en prist a araisnier : 344 

« Hé! gentilz om, por Deu le dreiturier, 
Et car me dites se me porrez aidier. 
Ja nos requièrent paien et aversier, 
Li reis Galafres, qui des altres est chiés. 348 

u Cil estwâestreiz qui nos soleit aidier : 

Pris est par force li riches reis Guaifiers, 

Il et sa fille et sa franche moillier, ^ 

Et trente mile de chaitis prisoniers, 352 

S'il n'ont secors, qui tuit perdront les chiés. 

— Hé! Deus, aide! », dist li cuens al vis fier. 

De tant de reis se comence a seignier; 

Ses niés Bertrans l'en prist a araisnier :^ 356 

« Oncles Guillelmes, estes vos enragiez? 

One mais por ome ne vos vi esmaier. « 

Respont Guillelmes : « Merci, por Deu, bels niés; 

Contre lor force n'a la nostre mestier, 36o 

Ainz nos covient porquerre un messagier, 

A Looïs le covient enveier, 

Que il nos vieigne et secorre et aidier, 

Charles remaigne por son dreit a Jugier : 364 

Vieilz est et frailes, ne puet mais chevalchier. « 

Et dist Bertrans : « De Deu le dreiturier 

Seit confonduz et morz et enragiez 

Qui ira ja cest message noncier, 368 

S'iert ses escuz et troez et perciez, 

Et ses halbers desroz et desmailliez, 

Et il meïsmes feruz d'un grant espié. 

Que on le puisse conoistre a messagier! 372 

Paien nos quierent a cenz et a miliers. 



V. 342-405 i3 

Or tost as armes, n'avons que delaier; 
Défendons nos senz point de Tatargier. » 
En cels de Rome n'en ot que esmaier; 376- 

Pou ont de gent, ne furent cent milier. 

xviii. El mostier fu H cuens al fier visage; 

Dist l'apostoiles, qui fu corteis et sages : 

« Gentilz om, sire, por Deu l'esperitable, 38(> 

Car nos secor contre la gent salvage. 

— Hé! Deus, aïde! » dist li cuens Fierebrace, 
« Ci sui venuz en mon pèlerinage, 

S'ai amené molt petit de barnage; 384 

N'ai que seissante de chevaliers a armes; 
Contre tanz reis ne porreie combatre. 

— Hé! Deus, aïde! » dist l'apostoiles sages, 

« Vei ci saint Père, qui des anemes est guarde; 388 

Se por lui, sire, fais ui cest vasselage, 

Char puez mangier les jorz de ton eage, 

Et feme prendre tant come il t'iert corages; 

Ne feras mais pechié qui tant seit aspres, 392 

Se tant puez faire de traïson te guardes, 

N'en seies quites en trestot ton eage. 

En paradis avras ton herberjage, 

Que nostre sire a ses bons amis guarde; 396 

Sainz Gabrïels vos sera guionages. 

— Hé! Deus, aïde! » dist li cuens Fierebrace, 
« One mais nuls clers nen ot le cuer si large! 

Or ne laireie, por nul ome que sache, 40a 

Ne por paien, tant seit ne fel ne aspres, 

A cels gloions ne me voise combatre. 

Bels niés Bertrans, alez prendre voz armes, 

Et Guielins et li altre barnages. » 404 

Armes demande Guilielmes Fierebrace; 



14 LI CORONEMENZ LOOÏS 

On li aporte devant lui en la place. 

Il vest l'alberc et le vert elme lace, 

Et ceint Tespee par les renges de paile. 408 

On li ameine le balcent en la place; 

Li cuens i monte, que il estrier n'i baille. 

A son col peut une vermeille targe, 

Entre ses poinz un reit espié qui taille, 412 

A cinc clos d'or gonfanon i atache : 

« Sire apostoiles », dist Guillelmes li sages. 

Combien avez de gent en vostre marche? » 

Dist l'apostoiles : « Jel vos dirai senz faille : 416 

Trei mile somes, n'i a cel n'ait ventaille, 

Et fort espié, et espee qui taille. » 

Respont li cuens : « C'est bêle començaille. 

Armer les faites, et tote la piétaille, 420 

Qui nos tendront les portes et les barres. « 

Et cil respont : « Bien est dreiz qu'on le face. » 

Par tote Rome s'arote li barnages. 

Quant armé furent, si vindrent en la place. 424 

Li apostoiles lor a fait un seignacle : 

« Seignor baron », dist l'apostoiles sages, 

« Qui en cest jor m orra en la bataille 

En paradis avra son herberjage, 428 

Que nostre sire a ses bons amis guarde; 

Sainz Gabrïels li sera guionages. » 

Lors se levèrent, chascuns saisi ses armes 

Envers la gent orgoillose et salvage. 432 

Si come il vindrent, hurtent par lor olirage 

A la grant porte, qui n'esteit mie basse : 

« Seignor baron », dist l'apostoiles sages, 

« Ici endreit guarderez cest barnage ; 436 

J'irai parler a l'amirant Galafre; 

Se por aveir que prometre li sache 



V. 406-471 ï5 

Vuelt rciorner et ses nés et ses barges, 

Et ses granz oz, qui ci sont demorables, 440 

Je li donrai le grant trésor de l'arche; 

N'i demorra ne calices ne chape, 

Ors ne argenz ne qui un denier vaille, 

Ainz qu'il i muire tant gentill orne sage. » 444 

Et cil respondent : « Bien est dreiz qu'on le sache. » 

A tant s'en torne, o lui s'esmut uns abes; 

De ci as très de neient ne s'atarge. 

Iluec trova le riche rei Galafre; 448 

Pas nel salue, n'est pas dreiz que le face. 

Li riches reis par fierté le reguarde. 

Li apostoiles de maintenant l'araisne : 

« Sire », fait il. Je sui ci uns messages 452 

Deu et saint Père, e|ui des anemes est guarde. 

De soe part vos vueil dire un message : 

Que retornez et voz nés et voz barges, 

Et voz granz oz, qui ci sont demorables, 456 

Je vos donrai le grant trésor de l'arche; 

N'i demorra ne calices ne chape. 

Ors ne argenz qui un sol denier vaille 

Ainz que i muire tant gentill ome a armes. 460 

Prenez conseil, gentilz reis de bon aire. » 

Respont li reis : « Tu n'iés mie bien sages; 

Ci sui venuz en mon dreit eritage, 

Que estera mes ancestre et mes aves 464. 

Et Romulus et Julius Cesaires, 

Qui fist cez murs et cez ponz et cez barres. 

Se je par force puis cez pilers abatre. 

Quant qu'a Deu monte tornerai a damage, 468 

Les clers quil servent a duel et a hontage. » 

Li apostoiles en fu molt esmaiables, 

N'i volsist estre por tôt l'or de Cartage; 



\6 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Conduit demande a l'amirant Galafre. 472 

Por salf conduit treis Sarrazins li baille. 

Li reis Galafres encore l'en araisne : 

« Parlez a mei, sire al chaperon large; 

Ne dites mie que je nul tort vos face 476 

De la cité qu'est de mon eritage; 

Prenez un ome apresté de ses armes, 

J'en avrai un de mon riche lignage : 

Por champions les métrons en la place; 480 

Se voz Deus a nul poeir qu'il le face, 

Que li miens seit conquis par vo barnage, 

Donc avrez Rome quite et a eritage; 

Ne troverez en trestot vostre eage 484 

Qui vos en toille vaillissant un fromage; 

Et se c'est chose que de covent vos faille, 

Ansdous mes filz retenez en ostage, 

Que reençon un denier ne lor vaille, 488 

Ainz les pendez ambesdous a un arbre. » 

Quant l'apostoiles entent la raison sage, 

Ne fust si liez por tôt l'or de Cartage; 

Dont li remembre del conte Fierebrace 492 

Tôt adobé el mostier devant l'arche. 

Bien sét que mieldre ne puet porter ses armes. 

XIX. Li apostoiles fu molt bien enseigniez; 

Or veit il bien que Deus li vuelt aidier, 496 

Quant par un ome puet son dreit desraisnier. 

Molt requiert bien son dreit vers l'aversier : 

« Sire », fait il, « a celer ne vos quier. 

Quant par dous omes nos covendra plaidier, 5oo 

Vo champion verreie volentiers. 

Qui contre Deu vuelt Rome chalengier. » 

Respont li reis : « Toz en sui aaisiez. » 



On ri ameine le rei Corsolt en piez, 504 

Lait et anchais, hisdos come aversier; 

Les uelz ot roges com charbon en brasier, 

La teste lee et herupé le chief; 

Entre dous uelz ot de lé demi pie, 5o8 

Une grant teise de l'espalle al braier; 

Plus hisdos om ne puet de pain mangier. 

Vers Tapostoile comence a roeillier : 

A voiz escrie : « Petiz om, tu que quiers? 5i2 

Est ce tes ordenes que hait iés rooigniez? 

— Sire », fait il, « je serf Dcu al mostier, 

Deu et saint Père, qui devant nos est chiés. 

De soe part vos voldreie preier 5i6 

Que vos voz oz retorner fesissiez : 

Je vos donrai le trésor del mostier; 

N'i remandra calices n'encensiers, 

Ors ne argenz qui vaille un sol denier, 520 

Que ne vos face ça hors apareillier. » 

Respont li reis : « N'iés pas bien enseigniez, 

Qui devant mei oses de Deu plaidier; 

C'est Tom el mont qui plus m'a fait irier : 324 

Mon père ocisi une foldre del ciel; 

Toz i fu ars, ne l'i pot on aidier. 

Quant Deus l'ot mort, si Hst que enseigniez; 

El ciel monta, ça ne volt repairier; 528 

Je nel poeié sivre ne enchalcier, 

Mais de ses ornes me sui je puis vengiez; 

De cels qui furent levé et baptisié 

Ai fait destruire plus de trente miliers, 532 

Ardeir en feu et en aive neier; 

Quant je la sus ne puis Deu guerreier, 

Nul de ses omes ne vueil ça jus laissier, 

Et je et Deus n'avons mais que plaidier : 536 

Li Coroncmcif; I.oo'is. 2 



LI CORONEMENZ LOOIS 

Meie est la terre et suens sera li ciels. 

Se je par force puis prendre cest terrier, 

Quant qu'a Deu monte ferai tôt esseillier, 

Les clers quil servent as coltels escorchier,* 540 

Et tei meïsme, qui sire iés del mostier, 

Ferai rostir sor charbons en foier, 

Si que li feies en cherra el brasier. » 

Quant l'apostoiles l'oï ensi plaidier, 544 

N'est pas merveille s'il en fu esmaiez. 

Il et li abes prenent a conseillier : 

« Par saint Denis, cist Turs est enragiez! 

Grant merveille est quant terre est soz ses piez, 548 

Qu'el feu d'enfer ne l'a Deus enveié. 

Ahi ! Guillelmes, li marchis au vis fier, 

Cil te guarisse qui en croiz fu dreciez! 

Contre sa force n'a la toe mestier. » 552 

Conduit demande a Galafre le fier. 

Et il li charge les filz de sa moillier; 

De ci a Rome le conduient a pié. 

Li cuens Guillelmes i est venuz premiers; 556 

Il le saisist par le fer de l'estrier : 

« Sire », fait il, « corne avez espleitié? 

Et car me dites, veïstes l'aversier 

Qui contre Deu vuelt Rome desraisnier? 56o 

Gentilz om, sire, avez tant espleitié? 

— Oie, bels sire, a celer ne vos quier. 

Ce n'est pas om, ainz est uns aversiers. 

Se vif esteient Rolanz et Oliviers, 564 

Yve et Yvoires, Hâtes et Berengiers, 

Et l'arcevesques, et l'enfes Manessiers, 

Estolz de Lengres, et li corteis Guakiers, 

Et avuec els Gerins et Engeliers, 568 

Li doze per, qui furent detrenchié, 



V. 537-602 19 

Et si i fust Aimcfis li guerriers, 

Voz gentilz père, qui tant fait a preisier. 

Et tuit vo frère, qui sont bon chevalier, 572 

Ne l'osereient en bataille aprochier. 

— Deus 1 » dist Guillelmes, « dites mei qui ce iert. 

Or vci je bien falsez est li clergiez. 

Ja dites vos que Deus par est tant chiers 676 

Gui que il vuelt maintenir et aidier 

Nuls nel porra honir ne vergoignier, 

Ardeir en feu ne en aive neier. 

Mais, par l'apostre qu'on a Rome requiert, 58o 

Se il aveit vint teises vers le ciel, 

Si combatreie al fer et a l'acier. 

Se Deus nos vuelt nostre lei abaissier, 

Bien i puis estre ocis et detrenchiez; 584 

Mais s'il me vuelt maintenir et aidier, 

N'a soz ciel ome qui me puisse empirier, 

Ardeir en feu ne en aive neier, « 

Quant l'apostoiles l'oï ensi plaidier : 588 

« Ahi ! » dist il, « nobiles chevaliers, 

Cil te guarisse qui en croiz fu dreciez! 

Tel hardemcni ne dist mais chevaliers. 

Ou que tu ailles Jésus te puisse aidier, 592 

Quant as en lui pensée et desirier! « 

Le braz saint Père aportent del mostier; 

L'or et l'argent en ont fait esrachier, 

La maistre jointe font al conte baisier, 596 

Puis l'en font croiz sor son helme d'acier. 

Contre le cuer, et devant et derrier. 

Si faiz joels li ot le jor mestier : 

Ne fu puis om quil peùst empirier, 600 

Ne mais itant l'espès de dous deniers, 

Dont li frans om ot puis grant reprovier. 



20 LI CORONEMENZ LOOIS 

A tant en monte sor l'alferant destrier. 

A son col pent un escu de quartier, 604 

Et en son poing un reit trenchant espié. 

De ci qu'ai tertre ne s'ivolt atargier. 

Molt le reguardent paien et aversier; 

Dist l'uns a Taltre : « Vei la bel chevalier 608 

Et pro et sage, corteis et enseignié; 

S'eiist son per ou deiist bataillier, 

Fiers fust ancui l'estors al comencier; 

Mais vers Corsolt n'a sa force mestier : 612 

De tels quatorze ne donreit un denier. 

XX. Li reis Galafres est de son tref issuz; 
A lei de rei est chalciez et vestuz; 
Le tertre esguarde et celui qui fu sus, 616 

Dist a ses ornes : « Li Franceis est venuz. 
Jel vei el tertre : bien li siét ses escuz; 
Cil deit combatrevers Corsolt le membru, 
Mais vers lui est et chaitis et menuz. 620 

Pou i valdra Mahomez et Cahuz 
Se il n'est tost par rei Corsolt vencuz. » 
Li reis le mande et il i est venuz; 
Vait li encontre les dous braz estenduz : 624 

« Bels niés », dist il, a bien seiez vos venuz! 
Vei le, Franceis sor le tertre batu : 
S'est quil requière n'a talent qu'il remut. » 
Respont Corsolz : « Morz est et confonduz; 628 
Puis que Jel vei, ja n'iert plus atendu. 
Or tost mes armes : qu'atendereie plus? » 
Il i corurent set rei et quinze duc, 
Si li aportent soz un arbre ramu; 632 

Mais de tels armes ne cuit qu'il en seit plus; 
S'uns altre om les eûst el dos vestuz. 



V. 6o3-666 21 

Nés remuast por tôt Tor qui onc fu. 

Quatorze rei armèrent Taversier; 636 

El dos li vestent une broigne d'acier, 

Desus la broigne un blanc halberc doblier, 

Puis ceint Tespee dont bien trenche Taciers; 

Teise ot de lonc et de lé demi pie; 640 

Il ot son arc et son turqueis lacié. 

Et s'arbaleste et ses quarrels d'acier, 

Darz esmoluz, afaiticz por lancier; 

On li ameine Alion son destrier; 644 

A grant merveille par fu li chevals fiers, 

Si desreez, com j'oï tesmoignier, 

D'une grant teise n'i puet on aprochier. 

Ne mais icil qui en fu costumiers. 648 

Quatre darz ot a la seie atachiez, 

Mace de fer porte a l'arçon derrier. 

Li reis Corsolz i monta par l'esirier; 

A son col peut un escu a or mier, 652 

Une grant teise ot l'escuz de quartier; 

Mais onc de lance ne deigna il baillier; 

De dobles armes l'ont bien apareillié. 

Deus! quels chevals, quil peùst chasteier! 656 

Et ne por quant il cort si li destriers 

Ne s'i tenist ne lièvre ne lévriers. 

Envers son oncle se prist a desraisnier, 

A voiz s'escrie : « Faites paiz, si m'oiez : 660 

Les seneschals faites tost avancier. 

Les tables mètre, atorner le mangier; 

Por cel Franceis ne l'estuet delaier. 

Plus tost l'avrai ocis et detrenchié 664 

Que n'iriiez demi arpent a pie; 

Ja de m'espee ne le quier atochier, 



22 LI CORONEMENZ LOOIS 

Se de ma mace puis un colp empleier, 

Se tôt n'abat et lui et le destrier, 668 

Ja mais frans om ne me doinst a mangier! « 

Paien escrient : Mahom te puisse aidier! 

Très par mi l'ost comença a brochier; 

A Mahomet l'ont comandé paien. 672 

Li cuens Guillelmes vit venir l'aversier, 

Lait et hisdos et des armes chargié; 

S'il le redote, nuls n'en deit merveillier. 

Deu reclama le père dreiturier : 676 

« Sainte Marie, com ci a bon destrier! 

Tant par est bons por un prodome aidier 

Mei le covient des armes espargnier : 

Deus le guarisse, qui tôt a a jugier, 680 

Que de m'espee ne le puisse empirier! » 

De tel parole n'eùst coarz mestier. 

XXII. Guillelmes fu sor le tertre montez, 

De bêles armes guarniz et conreez; 684 

Veit le paien venir tôt esfreé; 
S'il le redote, ne fait mie a blasmer, 
A pié descent del destrier sejorné; 
Contre Orient aveit son vis torné, 688 

Une preiere a dit de grant bonté : 
N'a soz ciel ome qui de mère seit nez, 
;- S'il la diseit par bone volenté 

Al matinet, quant il sereit levez, 692 

Ja puis deables nel porreit encombrer. 

Deu reclama par grant umilité : 

« Glorios Deus, qui me fesistes né, 

Fesis la terre tôt a ta volenté, 696 

Si la closis environ de la mer; 

Adam formas et puis Evain sa per; 



V. 667-7? • 2^ 

En paradis les en menas ester; 

Li fruiz des arbres lor fu abandonez, 700 

Fors d'un pomier, icil lor fu veez; 

Il en mangierent, ce fu grant foleté ; 

Grant honte en orent quant nel poreni celer. 

De paradis les en covint aler, 704 

Venir a terre, foïr et laborer, 

Et mortel vie sofrir et endurer. 

Gains ocist Abel par cruelté; 

Adonc covint terre braire et crïer; 708 

Uns cruels dons lor fu cel jor douez : 

Riens n'eisseit d'els n'i covenist aler. 

Deus, cil qui furent de celui pueple né 

One ne vos voldrent servir ne onorer : 712 

Toz les fesistes al déluge finer. j 

N'en eschapa fors solement Noé, 

Et si trei fill, et chascuns ot sa per 

De totes bestes por le siècle estorer, 716 

Masle et femele fist en l'arche poser. 

Deus, de cel siècle qui de cels furent né 

Eissi la vierge qui tant ot de bonté, 

Ou vos deignastes vostre cors esconser. 720 

De char et d'os i fu tes cors formez. 

Et del saint sanc qui fu martirs clamez. 

En Bethléem, la mirable cité, 

La vos plot il, vrais Deus, a estre nez, 724 

Tôt veirement a la nuit de Noël; 

Sainte Anastaise vos fesistes lever; 

N'ot nule main por vo cors onorer; 

Vos li rendistes tôt a sa volenté; 728 

Et des treis reis fustes vos visitez. 

D'or et de mirre et d'encens onorez; 

Par altrc veie les en fesis aler, 



24 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Tôt por Herode, qui tant ot cruelté, 782 

Qui les voleit ocire et desmembrer. 

Li Innocent i furent decolé, 

Trente milier, ce truevent clerc letré. 

Trente et dous anz, corne altres om charnels 736 

Alas par terre le pueple doctriner; 

Et si alas el désert jeûner 

Quarante jorz acompliz et passez; 

Et al deable vos laissastes porter. 740 

A blanches pasques, qu'on deit palmes porter, 

La vos plot il, verais Deus, a aler 

En Jersalem, la mirable cité, 

Par Portes Oires, que firent defermer. 744 

Guerpis les riches, ce fu grant simpleté. 

As povres fu vo corages tornez. 

Chiés Simon fustes le lepros ostelez. 

Li doze apostre i furent assemblé; 748 

La Magdeleine queiement, a celé, 

Vint soz la table, que n'osa mot soner. 

De cleres lairmes ot voz dous piez lavez, 

De ses chevels en après essuez; 752 

Iluec li furent si pechié pardoné. 

La tist Judas de vos grant cruelté; 

Il vos vendi par sa grant foleté, 

Trente deniers del tens Matusalé; 756 

En baisant fustes as fais juïs livrez 

Et a l'estache leiez et malmenez 

Tresqu'al matin, que il fu ajorné, 

Que en un tertre vos en firent mener, 76a 

Mont Escalvaire, ensi l'oï nomer. 

A vo col firent vostre grant croiz porter, 

Et d'un mantel molt hisdos afubler, 

One n'i passastes un pas, par vérité, 764 



V. 73-2-797 25- 

Que ne fussiez o feruz o botez. 

En sainte croiz fu vostre cors penez 

Et vo chier membre travaillié et lassé. 

Longis i vint, qui fu bien eùrez, 768 

Ne vos vit mie, ainz vos 01 parler, 

Et de la lance vos feri el costé, 

Li sans et i'aive li cola al poing clers, 

Terst a ses uelz, si choisi la clané, 77? 

Bâti sa colpe par grant umilité, 

Iluec li furent si pechié pardoné. 

Nicodemus, ensemble o lui José, 

Vindrent a vos, come larron nuitel, 776 

De la croiz ont voz membres remué, 

Et el sépulcre et colchié et posé, 

Et al tierz jor fustes resuscitez. 

Dreit en enfer fu voz chemins tornez. 780 

Toz voz amis en alastes jeter, 

Qui longement i aveient esté. 

Si com c'est veir, bels reis de majesté, 

Defent mon cors, que ne seie afolez. 784 

Ci dei combatre encontre cest malfé, 

Qui tant est granz, parcreùz et membrez. 

Sainte Marie, s'il vos plaist, secorez. 

Par coardise ne face lascheté. 78S 

Qu'a mon lignage ne seit ja reprové. » 

Seigne son vis, en estant est levez. 

Li Sarrazins vint a lui esfreez, 

Ou veit Guillelme si l'a araisoné : 792 

« Di mei, Franceis, ne me seit pas celé, 

A cui as tu si longement parlé? 

— Veir », dist Guillelmes, « ja orras vérité : 

A Deu de gloire, le rei de majesté, 79G 

Qu'il me conselt par la soe bonté. 



26 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Que je te puisse toz les membres colper, 

Et que tu seies par mei en champ matez. » 

Dist li païens : « Tu as m oit fol pensé. 800 

Guides tu donc tes Deus ait poesté 

Que il te puist vers mei en champ tenser? 

— Gloz»,distGuillelmes, «Deus tepuistmaldoner! 
Car s'il me vuelt maintenir et guarder, 804 
Tost en sera tes granz orguelz matez. 

— Veir », dist li Turs, « tu as molt fier pensé. 
Se tu voleies Mahomet aorer, 

Et le tuen Deu guerpir et desfïer, 808 

Je te donreie onor et richeté 

Plus que n'ot onques trestoz tes parentez. 

— Gloz » , dist Guillelmes, « Deus te puist mal doner ! 
Que ja par mei n'iert mais Deus desfiez. 812 

— Veir », dist li Turs, « tu iés de grant fierté, 
Quant de bataille ne puis ton cors torner. 
Come as tu nom? Or ne me seit celé. 

— Veir », dist Guillelmes, « Ja orras vérité; 816 
One por nul ome ne fu mes nons celez. 

J'ai nom Guillelmes li marchis, a nom Dé, 

Filz Aimeri, le vieil chenu barbé, 

Et Hermenjart, ma mère o le vis cler, 820 

Frère Bernart de Brubant la cité 

Et frère Ernalt de Gironde sor mer, 

Frère Guarin, qui tant fait a loer, 

De Commarchis Bovon le redoté, 824 

Frère Guibert d'Andernas le meinsné. 

Si est mes frère li gentilz Aïmers, 

Qui n'entre en loge ne feste chevroné, 

Ainz est toz jorz al vent et a l'oré, 828 

Et si detrenche Sarrazins et Esclers; 

La vostre gent ne puet il point amer. » 



V. 798-862 27 

Li paiens Tôt, a pou qu'il n'est desvez; 

Les uelz roeille, s'a les sorcilz levez : 832 

« Culverz Franceis, or as tu trop duré, 

Car tes lignages a mort mon parenté. » 

xxni. Li Sarrazins Tapela fièrement : 

« Di va, Guillelmes, molt as fol cscïent, 836 

Quant celui creiz qui ne te valt neient. 

Deus est la sus, desor le firmament; 

Ça jus de terre n'ot il onques arpent. 

Ainz est Mahom et son comandement. 840 

Totes voz messes ne toz voz sacremenz, 

Voz mariages ne voz esposemenz 

Ne pris je mie ne qu'un trespas de vent. 

Crestiienté est toz foleiemenz. 844 

— Gloz », dist Guillelmes, « li cors Deu te cravent ! 

La toe lei torne tote a -neient; 

Que Mahomez, ce sevent plusors genz. 

Il fu profete Jesu omnipotent; 848 

Si vint en terre par le mont preechant. 

II. vint a Meques trestot premièrement, 

Mais il but trop par son enivrement. 

Puis le mangiereni porcel vilainement. 852 

Qui en lui creit il n'a nul bon talent, » 

Dist li paiens : « Trop mentez malement. 

Se tu vuels faire tôt mon comandement 

Et Mahomet creire veraiement, 856 

Je te donrai onor et chasement 

Plus qu'onques n'orent tuit ti meillor parent; 

Car tes lignages est molt de halte gent; 

De tes proéces oï parler sovent; 8ôo 

C'iert granz damages se tu muers ci vilment. 

Se le vuels faire, di le mei erramment, 



28 LI CORONEMENZ LOOÏS 

O, se ce non, ja morras a torment. 

— Gloz)),distGuiIlelmes, «licorsDeu tecravent! 864 

Or te pris meins que al comencement : 

Al menacier n'a point de hardement. » 

Guillelmes monte molt acesmeement, 

Estrier n'i baille n'a arçon ne se prent. 868 

Prent son escu et a son col le pent; 

L'espié brandist par si fier maltalent, 

Lance a fermée a l'enseigne qui pent. 

Li Sarrazins l'esguarde fièrement, 872 

Et dist en bas, que nuls om ne l'entent : 

« Par Mahomet, ou la meie aneme apent, 

Cist om est pleins de molt fier hardement. » 

S'adonc seiist Guillelmes son talent 876 

Et il volsist prendre l'acordement, 

Ja trovast paiz assez legierement. 

XXIV. « Diva, Franceis », dist Corsolz li salvages, 

« Par le tuen Deu, por cui tu deis combatre, 880 

Claimes tu Rome com ton dreit eritage? 

— Tu l'orras ja >>, dist li cuens Fierebrace : ( 

« Je dei combatre a cheval et as armes 

El nom de Deu le père esperitable. 884 

Par dreit est Rome nostre empereor Charle, 

Tote Romaigne et Toscane et Calabre; 

Saint Père en est et li aporz et l'arche 

Et l'aspostoile qui desoz lui le guarde, » 888 

Respont li reis : « Tu n'iés mie bien sages. 

Quant tu par force vuels aveir l'eritage, 

Donc est il dreiz et raison que m'assailles. 

Or te ferai un molt bel avantage : 892 

Pren ton espié et si restreing tes armes, 

Fier m'en l'escu, Ja n'en serai muables : 



V. 863-927 29 

Je vueil veeir un pou de ton barnage, 

Com petiz om puet lerir en bataille. « 896 

Etdist Guillelmes : « Fols sui se plus m'en targe. » 

Le cheval point,- un grant arpent trespassc 

De la montaigne qui tant est grant et large. 

Tût cntor lui a restreintes ses armes; 900 

Li Sarrazins ne se mut de la place. 

Dist l'apostoiles : « Ja avrons la bataille. 

Or test a terre et li fol et li sage; 

Chascuns prit Deu de molt riche corage 904 

Qu'ail nos rameint Guillelme Fierebrace 

Tôt sain et salf dedenz Rome la large. » 

Li gentilz cuens a choisi le barnage 

Qui por lui prient; fols est se plus se targe. 008 

Le cheval broche, les dous resnes li lasche; 

Brandist la lance o l'enseigne de paile, 

Fiert le paien sor la vermeille targe : 

Teint et verniz et le fust en trespasse, 912 

Le blanc halberc li desront et desmaille, 

La vieille broigne ne li valut meaille;^ 

Par mi le cors son reit cspié li passe, 

Que d'autre part parut l'enseigne large 916 

Soz le fer pendre, qui bien s'en presist guarde. 

Li cuens Guillelmes par tel vertu trespasse 

Le bon espié hors del cors li esrache. 

One li païens n'en perdi son corage, 920 

Ainz dist soef, que nuls om ne le sache : 

« Par Mahomet, a cui ai fait omage, 

Molt par est fols qui petit orne blasme, 

Quant il le veit entrer en grant bataille. 924 

Quant je le vi ui main en cest erbage, 

Molt pou preisai et lui et son barnage, 

Et d'altre part le tieng je a folage 



30 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Quant desor mei li douai avantage, 928 

Qu'onc mais par orne ne reçui tel damage. » 
Tel angoisse ot a pou qu'il ne se pasme. 
Li cuens Guillelmes del referir se haste. 

XXV. Guillelmes fu molt vertuos et forz; • 902 
Le paien a féru par mi le cors, 

Par si grant ire en a trait l'espié hors 

Tote la guiche li desrompié del col, 

Qu'a terre chiét li bons escuz a or. 936 

Tuit cil de Rome s'escrient a esforz : 

« Refier, frans om, Deus sostieigne ton cors! 

Sainz Père, sire, seiez guaranz as noz! » 

Li cuens Guillelmes a entendu les moz, 940 

Le destrier broche, qui li desserre tost, 

Brandist la hanste, le gonfanon destort, 

Fiert le paien sor l'alberc de son dos. 

Qu'il li desmaille et desront et desclot, 944 

La vieille broigne ne li valut dous clos : 

L'espié li mist très par mi leu del cors. 

Que d'altre part en parut li fers hors. 

De menor plaie fust uns altres om morz. 948 

Li Sarrazins ne s'est de rien estorz; 

A son arçon a pris un javelot. 

Envers Guillelme l'a lancié si très fort 

Si bruit li cols que foldre qui destort. 952 

Li cuens s'abaisse, que paor a de mort, 

Triers l'armeurè le feri sor le dos; 

Deus le guari que en char nel tochot : 

« Deus », dist li cuens, « qui formastes saint Loth, 

Defent mei, sire, que je n'i muire a tort? » 

XXVI. Li Sarrazins se sent navré parfont : 



V. 9-8-99' ^' 

Li bruns espicz li gist sor le polmon, 
Li sans en raie de ci a Tesperon; 960 

Et dit soef, que ne Tentendi on : 
Par Mahomet, dont j'atent le pardon, 
One mais par orne n'oi tel destrucion. 
Et d'altre chose me retieng a bricon 964 

Quant desor mei li délivrai le don. » 
Un dart molu a pris a son arçon. 
Envers Guillelme le lança de randon, 
Si bruit li cols corne uns alerions. 968- 

Li cuens guenchi, qui dota le félon, 
Por quant li trenche son escu a lion : 
La vieille broigne ne li fist guarison; 
Lez le costé li passe a tel randon 972 

Que d'altre part fiert dous piez el sablon. 
Veit le Guillelmes, si tint le chief embronc, 
Deu reclama par son saintisme nom : 
« Glorios père, qui formas tôt le mont, 976 

Qui fesis terre sor le marbrin perron, 
De mer salée la ceinsis environ, 
Adam fesis de terre et de limon, 
Evain sa per, que de fi le savons, 980 

De paradis lorfesistes le don. 
Le fruit des arbres lor mesis a bandon, 
Fors d'un pomier lorveastes le don; 
Cil en mangierent, ne firent se mal non, 984 

Mais puis en orent si cruel guerredon 
Qu'en enfer furent, cl puiz de Baratron, 
Qu'adonc serveient Berzebut et Neiron. 
.A unes pasques fesis procession, 988 

Que d'une asnesse chevalchas le faon, 
Si vos sivirent li petit cnfançon; 
As blanches pasques en font procession 



32 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Et un et altre li prestre et li clerçon. 992 

Et herberjas chiés le lepros Simon. 

La Magdeleine fesistes le pardon, 

Qui mist ses uelz sor voz piez a bandon, 

Et i plora par bone entencion; 996 

Tu l'en levas a mont par le menton, 

De ses péchiez li fesistes pardon. 

La fist Judas de vos la traïson : 

Il vos vendi, s'en ot mal guerredon, 1000 

Trente deniers en reçut li félon; 

Et en la croiz fustes mis a bandon. 

Juif en tirent corne encriesme félon : 

Ne voldrent creire vostre surrection. 1004 

El ciel montas al jor d'Ascension, 

Dont vendra, sire, la grant rédemption, 

Al jugement ou tuit assemblerons. 

La ne valdra père al till un boton, 1008 

Li prestre n'iert plus avant del clerçon, 

Ne l'arcevesques de son petit guarçon, 

Li reis del duc ne li cuens del troton, 

Nuls om traître n'i avra guarison. 1012 

Et as apostres donas confession; 

Mesis saint Père el chief del pré Neiron, 

Et convertis saint Pol son compaignon; 

Jonas guaris el ventre del peisson, 1016 

Et de lai faim le cors saint Siineon, 

Et Daniel en la fosse al lion; 

Et Symon mage abatis, le félon; 

Moysès vit la flame enz el buisson, 1020 

Qui n'ardeit busche ne ne faiseit charbon. . 

Si com c'est veir, et creire le deit on, 

Defent mon cors de mort et de prison, 

Que ne m'ocie cist Sarrazins félon. 1024 



V. 992-1057 33 

Tant porte d'armes qu'aprochier nel puet on. 

Car s'arbaleste li pent a son giron, 

Mace de fer li pent a son arçon. 

Se cil n'en pense qui Longis tist pardon, 1028 

Ja n'iert conquis, trop a d'armes fuison. » 

Gorsolz li dist treis moz par retraçon : 

« Ahi! Guillelmes, corne as cuer de félon; 

A grant merveille semblés bon champion, loSa 

De l'escremir ne resembles bricon; 

Mais par cez armes n'avras ja guarison. » 

Lors trestorna son destrier aragon, 

Et trait l'espee qui li pent al giron, io36 

Et fiert Guillelme par tel devision 

Que le nasel et Telme li desront. 

Trenche la coife de l'alberc fremlllon, 

Et les chevels li trenche sorle front, 1040 

Et de son nés abat le sdmeron. 

Maint reprovier en ot puis li frans om. 

Li cols dévale par de desus l'arçon. 

Que del cheval li a fait dous tronçons. 1044 

Li cols fu granz, si vint de tel randon 

Que treis cenz mailles en abat el sablon; 

L'espee vole hors des mains al gloton. 

Li cuens Guillelmes sait en piez contre mont, 1048 

Et trait Joiose, qui li pent al giron; 

Ferir le cuide par desor l'elme a mont. 

Mais tant est granz et parcreùz et Ions 

N'i avenist por tôt l'or de cest mont. io52 

Li cols descent sor l'alberc fremillon. 

Que treis cenz mailles en abat el sablon. 

La vieille broigne fist al Turc guarison; 

Ne l'empira vaillant un esperon. io56 

Gorsolz li dist treis moz par contençon : 

Li Coronemen: I.ooïs. 3 



34 LI CORONEMENZ LOOÏS 

« Ahi! Guillelmes, corne as cuer de félon! 

Ne valent mais ti colp un haneton. » 

Tuit cil de Rome s'escrient a un ton, 1060 

Et l'apostoiles, qui fu en grant friçon : 

.« Sainz Père, sire, secor ton champion. 

Se il i muert, maie iert la retraçon; 

En ton mostier, por tant que nos vivons, 1064 

N'avra mais dite ne messe ne leçon. » 

XXVII. Li cuens Guillelmes a la chiere membree 
Fu toz armez sor la montaigne lee; 
Veit le paien qui ot perdu s'espee, 1068 

Dont son cheval ot trenchié l'eschinee. 
Li Turs passe oltre plus d'une arbalestee. 
Tôt en poignant sa mace a destesee. 
Envers Guillelme en vint gole baee ; 1072 

Alsi escume come beste eschalfee 
Que li chien chacent en la selve ramee. 
Li cuens le veit, s'a sa targe levée. 
Li Turs i fiert de si grant randonee 1076 

De chief en altre li a tote quassee, 
Emprès la bocle li a tote colpee ; 
Par le pertuis i passast de volée 
Uns esperviers, senz point de demoree. 1080 

Emprès le helme est ia mace passée. 
Baissa le chief a icele encontree. 
Ja mais par lui ne fust Rome aquitee 
Se Deus ne fust et la vierge onoree. 1084 

Tuit cil de Rome haltement s'escrïerent; 
Dist l'apostoiles : « Que fais tu or, sainz Père? 
Se il i muert, c'iert maie destinée; 
En ton mostier n'iert mais messe chantée, 1088 
Tant com je vive ne que j'aie durée. » 



V. io58-ii22 35 

ixviii. Li cuens Guillelmes fu molt cstoltciez, 
Et de cel colp fu durement chargiez; 
Et d'une chose s'est il molt merveillicz, 1092 

Que li Turs a tant duré el destrier, 
Por ce qu'il ot tant durement saignié; 
Et s'il volsist, il l'eust misa pie, 
Mais il espargnc quant qu'il puet le destrier, 1096 
Car il se pense, s'il le puet guaaignier. 
Bien li porreit encore aveir mestier. 
Li Sarrazins vint a lui eslaissiez; 
Ou veit Guillelme, si l'a contraleié : noo 

« Culverz Franceis, or iés mal engeigniez. 
Car de ton nés as perdu la meitié; - 
Or seras mais Looïs provendiers, 
Et tes lignages en avra reprovier, 1104 

Or veiz tu bien ne te puez plus aidier; 
O tôt ton cors m'en estuet repairier. 
Car l'amiranz m'atent a son mangier; 
Molt se merveille que je puis tant targier. » uo8 
Il s'abaissa vers son arçon premier, 
De devant lui le voleit enchargie;- 
Trestot armé sor le col del destrier. 
Veit le Guillelmes, le sen cuide changier; 1L12 

Bien fu en aise por son colp empleier, 
Et fiert le rei, que n'ot soing d'espargnier. 
Par mi son helme, qui fu a or vergiez. 
Que flors et pierres en a jus trebuchié, 1116 

Et li trencha le maistre chapelier; 
La bone coife li covint eslongier. 
Que pleine palme li fcnt le hanepier; 
Tôt l'embroncha sor le col del destrier; 1120 

Les armes peisent, ne se puet rcdrecier : 
" Deus »,disi Guillelmes, '( com j'ai mon nésvcngiél 



où LI CORONE.MENZ LOOIS 

Ne serai mais Looïs provendiers, 

Ne mes lignages n'en avra reprovier. » 1124 

Son braz a fors des enarmes sachié, 

L'escu jeta enz el champ estraier : 

Tel hardement ne rist mais chevaliers. 

Se li Turs fust sains et sais et entiers, 1128 

Par grant folie fust li plaiz comenciez; 

Mais Deu ne plot plus se peùst aidier. 

Li cuens Guillelmes ne s'i volt atargier : 

A ses dous poinz saisi le brant d'acier ii32 

Et fiert le rei, n'ot soing de l'espargnier, 

Par mi les laz de son helme vergié. 

La teste o l'elme fait voler quatre piez; 

Li cors chancelé et li Sarrazins chiét. ii36 

Li cuens Guillelmes ne s'i volt delaier; 

La bone espee dont son nés ot trenchié, 

Il la volt ceindre, mais trop longe li iert; 

Vint a l'arçon, maintenant la pendié. 1140 

Pié et demi sont trop lonc li estrier : 

Grant demi pie les a lors acorciez. 

Li cuens Guillelmes i monta par l'estrier, 

Del Sarrazin a retrait son espié, Ï144 

Qu'il li aveit enz el cors apoié; 

Tôt entor l'anste en est li sans glaciez : 

« Deus », dist Guillelmes, « com vos dei graciier 

De cest cheval que j'ai ci guaaignié ! 1148 

Or nel donreie por l'or de Montpelier. 

Ui fu tel ore que molt l'oi coveitié. » 

De ci a Rome ne s'est pas atargiez. 

Li apostoiles i est venuz premiers, ii52 

Si le baisa quant l'elme ot deslacié. 

Tant ont ploré li cuens Bertrans, ses niés, 

Et Guielins et li corteis Gualtiers! 



V. II 23- II 88 ?7 

Tel paor n'orent a nul jor desoz ciel : ii>'- 

« Oncles ' . fait il. v estes sains et haitiez? 

— Oie », fait il, « la merci Deu del ciel, 

Mais que mon nés ai un pou acorcié; 

Bien sai mes nons en sera alongiez. » 1160 

Li cuens meïsmes s'est iluec baptisiez : 

* Dès ore mais, qui mei aime et tient chier, 

Trestuit m'apelent. Franceis et Berruier. 

Conte Guillelme al Cort Nés le guerrier. » 1164 

One puis cel nom ne H pot on changier. 

Puis ne finerent tresqu'al maistre mostier. 

Cil ot grani joie qui le tint par l'estrier. 

La nuit font feste por le franc chevalier, 1168 

Tresqu'al demain que jorz fu esclairiez. 

Que d'altre chose voldrent assez plaidier. 

Et dist Bertrans : « As armes, chevalier". 

Puis que mes oncles aie champ guaaignié 1172 

Vers le plus fort qui tant iert resoigniez. 

Bien nos devons as feibles essaier. 

Oncles Guillelmes. faites vos aaisier. 

Car molt par estes penez et travailliez. » 1176 

Guillelmes Tôt. si s'en rit par feintié : 

" Hél Bertrans. sire, or del contraleierl 

Ja voz contraires ne vos avra mestier, 

Que, par Tapostre que requièrent palmier, 1180 

Je ne laireie por l'or de Montpelier 

Que je ne voise el maistre renc premiers 

Et i ferrai de l'espee d'acier. » 

Quant cil de Rome l'oïrent si plaidier. 1184 

Li plus coarz en fu proz et legiers. 

Dès or se guardent li félon losengier. 

Que trop i pueent demorer et largier. 

Car cil de Rome se vont apareillier. 1188 



38 LI CORONEMENZ LOOÏS 

XXIX. Li reis Galafres est de son tref issuz; 
A lei de rei est chalciez et vestuz; 
Dist a ses ornes : « Or ai je trop perdti, 
Quant par tel orne est Corsolz confonduz. 1192 
Li deus qu'il creient deit bien estre creuz; 
Guardez que tost seit mes très destenduz: 
Fuions nos en, qu'atendrions nos plus? 
Se cil de Rome se sont aperceû, 1196 

Ja de nostre ost n'en eschapera nuls. » 
Et cil respondent : « Cist conseilz iert tenuz. » 
Quatorze grailes sonerent tôt a un, 
Et l'oz monta, qui estormie fu. 1200 

Guillelmes a le temolte entendu; 
Dist a ses ornes : « Trop avons atendu; 
Paien s'en fuient, li gloton mescreû, 
Or tost après, por Deu le rei Jesu! » 1204 

Tuit cil de Rome s'en issent a un hu; 
Guillelmes s'est el premier renc tenuz, 
Li gentilz cuens, si lassez come il fu; 
Alion broche des espérons aguz, 1208 

Si se desreie qu'a peines Ta tenu : 
Legiers li semble cil qui desor lui fu. 
Entre dous tertres ont païens conseil. 
La veïssiez un estor maintenu, 1212 

Tant pié colpè, tante teste, tant bu! 
Li cuens Bertrans s'i est molt chier venduz. 
Après sa lance a trait le brant molu : 
Gui il ateint jusqu'el piz l'a fendu, 1216 

Halbers n'i valt la monte d'un festu, 
Maint colp reçut et plus en a rendu; 
Et Guielins i a maint colp féru, 
Et cil Gualtiers qui de Tolose fu; 1220 

Mais sor toz altres fu Guillelmes cremuz. - 



V. ] 189-1253 39 

Li reis Galafres i fu aperceùz; 

Guillelmes point, a son col son escu, 

Li reis Galafres, quant l'a aperceù, 1224 

De cuer reclaime Mahomet et Cahu : 

« Mahomez, sire, com m'est mal avenu! 

Se il vous plaist, car i faites vertuz, 

Que je eusse Guillelme retenu. » 1228 

Le destrier broche des espérons aguz. 

Li cuens Guillelmes ne fu mie esperduz. 

Granz cols se douent a mont sor les escuz; 

Desoz les bocles les ont fraiz et fenduz, 1232 

Les blans halbers desmailliez et rompuz. 

Lez les costez sentent les fers moluz. 

Deus en aida Guillelme le cremu 

Et cil sainz Pères cui champions il fu, i236 

Que par le rei ne fu en char feruz. 

Li gentilz cuens li a tel colp rendu 

Que d'ansdous parz a les estriers perduz. 

Li chevals baisse quant a le colp sentu, 1240 

Et donc cheï li reis a terre Jus. 

L'aguz de l'elme est en terre feruz 

Par si grant force dous des laz a rompuz. 

Li cuens Guillelmes est sor lui arestuz, 1244 

Et trait l'espee dont l'aciers fu moluz : 

Ja li trenchast le chief desus le bu 

Quant Deus i fist miracles et vertuz. 

Car mainz chaitis dolenz et irascuz 1248 

En fu le Jor fors de prison issuz. 

XXX. Li cuens Guillelmes fu moli bons chevaliers : 
Devant lui vit le rei tôt embronchié; 
Se il volsist ja li irenchast le chief, 1252 

Quant cil li crie et manaide et pitié : 



4© LI CORONEMENZ LOOÏS 

« Ber, ne m'oci, quant tu Guillelmes iés, 

Mais vif me pren, molt i puez guaaignier. 

Je te rendrai le riche rei Guaifier, i256 

Lui et sa fille et sa franche moillier, 

Et trente mile de chaitis prisoniers, 

Se je i muir, qui tuit perdront le chief. 

— Par saint Denis », dist li cuens al vis fier, 126a 
« Por itel chose deis estre respitiez. » 

Li cuens Guillelmes s'aficha en l'estrier. 

Li reis li rent le riche brant d'acier. 

A l'apostoile l'enveie tôt premier, 1264 

Et bien treis cenz des altres prisoniers. 

Quant Sarrazin, li gloton losengier, 

Veient ensi lor dreit seignor pleissier, 

En fuies tornent par veies, par sentiers; 1268 

De ci al Teivre n'i voldrent atargier, 

Lor nés troverent, qui lor ont grant mestier; 

Enz en entrèrent, s'esloignent le gravier. 

Li cuens Guillelmes est retornez arrier. 1272 

Le rei desarment desoz un olivier. 

Li gentilz cuens le prist a araisnier : 

« Hé! gentilz reis, por Deu le dreiturier, 

Gomment ravrons les chaitis prisoniers 1276 

Qui en voz barges sont estreint et leié? » 

Respont li reis : « De folie plaidiez, 

Car, par la croiz que requièrent palmier, 

Ja n'en avrez vaillant un sol denier 128a 

Devant que seie levez et baptisiez, 

Que Mahomez ne me puet plus aidier. 

— Deus », dist Guillelmes, « tu seies graciiez! .» 
Li apostoiles ne s'est mie targiez, 1284. 
Ainz a les fonz molt tost apareilliez; 

Le rei i ont levé et baptisié. 



Parrins li fu Guillelmes li guerriers, 

Et Guielins et li corteis Gualiiers, 1288- 

Et bien tel trente de vaillanz chevaliers 

N'i a celui ne seit frans om del chief ; 

Mais de son nom ne li ont point changié, 

Ainz li aferment al nom de crestiien. 1292 

L'aivc demandent, s'assieent al mangier. 

Quant ont assez ce que lor fu mestiers, 

Li cuens Guillelmes est resailliz en piez : 

« Hé! gentilz reis, por Deu le dreiturier, 1296 

Nobles tilluels, et car vos avanciez. 

Comment ravrons les chaitis prisoniers 

Qui en voz barges sont astreint et leié? » 

Respont li reis : « Or m'estuet conseillier; iSoo- 

Car, s'or saveieni Sarrazin et paien 

Que je me fusse levez et baptisiez, 

Ainz me laireient trestot vif escorchier 

Qu'il me rendissent vaillant un sol denier. i3o4 

Mais or me faites de mes dras despoillier, 

Si me metez sorun guaste somier, 

Et avuec mei un quart de chevaliers. 

Si près del Teivre que je puisse huchier. i3o& 

Trestoz voz omes faites apareillier 

Desoz cel mur, en cel brueil d'oliviers. 

Se Sarrazin se vuelent esforcier 

Que il me vueillent et secorre et aidier, iSiz 

Tuit seiez prest as lances abaissier. 

— Deus », dist Guillelmes, " par ta sainte pitié, 

Mieldre convers ne puet de pain mangier. » 

Trestot son bon li ont fait oireier, i3i*> 

Ne mais del batre, de ce l'ont espargnié; 

Ainz Tensanglentent del sanc a un lévrier. 

De ci al Teivre ne se voldrent targier. 



42 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Li reis Galafres comença a huchier; i32o 

A voiz s'escrie : « Champions, sire niés, 

Filz a baron, car me venez aidier. 

Fai en jeter les chaitis prisoniers, 

Por tant istrai de prison, ce sachiez. « 1324 

Dist Champions : « Bien t'a Mahons aidié. 

Quant por aveir est tes cors respitiez. » 

Le dromont font a la rive sachier; 

Fors en ont trait les chaitis prisoniers; 1328 

Mais tant les orent batuz li losengier, 

Por ce qu'il furent desconfit et chacié, 

N'i a celui n'ait sanglent le braier 

Et les espalles et le cors et le chief, i332 

De pitié plore Guillelmes li guerriers. 

XXXI. La ou il jetent les chaitis de lor barges, 
N'i a celui n'ait sanglent le visage 
Et les espalles et trestot le corsage. i336 

De pitié plore Guillelmes Fierebrace; 
Veit l'apostoile, a un conseil le sache : 
« Sire «, fait il, « por Deu l'esperitable, 
Maint gentill ome a ci nu le corsage; 1340 

Car lor douons et dras et pels et chapes, 
Or et argent ait chascuns en la place. 
Que retorner s'en puissent en lor marches. » 
Dist l'apostoiles : « Gentilz om onorables, 1344 
A onor faire deit chascuns estre larges. 
Icest conseil est bien dreiz que l'on face. » 
De ci a Rome ne firent arestage; 
Por les chaitis destrosserent lor maies, 1348 

Si lor douèrent et dras et pels et chapes, 
Or et argent ot chascuns en la place, 
Que bien s'en porent retorner en lor marches. 



V. 1 320-1 383 43 

xxxii. Quant cil a Rome sont ensi repairié, i352 

Li CLiens Guillelmes sor un perron s'assiét; 
A tant es vos le riche rei Gaifier; 
Tôt maintenant li est cheùz al pié : 
« Gentilz om, sire, eu m'avez mestier; i356 

Rescos m'avez des mains as aversiers, 
Qui en lor terres m'en menassent leié; 
Mais ne veïsse mes onors ne mes tiez. 
Une fille ai, n'a si gente soz ciel : i36o 

Je la vos doins de gré et volentiers. 
Se la volez ne prendre ne baillier, 
Et de ma terre avrez une meitié, 
Après ma mort serez mes eritiers. » i364 

Respont li cuens : « Mei estuet conseillier. » 
Veit l'apostoile, d'une part l'a sachié : 
« Sire », dist il, « prendrai je la moillier? 
— Oïl, bels sire, de gré et volentiers. i368 

Bachelers estes, de terre avez mestier. » 
Respont li cuens : « Bien fait a otreier. » 
On li ameine a veeir la moillier. 
Nuls om de char, pèlerins ne palmiers, 1372 

Ne seiist tant errer ne chevalchier 
Plus bêle dame peiist nule acointier. 
Celé presist Guillelmes li guerriers. 
Quant par essoine covint tôt respitier, 1376 

Com vos orrez ainz le soleil colchier. 

XXXIII. Plaist vos oïr de la soe beltc? 

Nuls om de char ne peùst tant aler 

Plus bêle dame peùst onques trover. i38o 

Cela presist Guillelmes al Cort Nés, 

Quant par essoine covint tôt refuser, 

Com vos orrez ainz qu'il seit avespré. 



44 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Es dous messages poignant toz abrivez; 1384 

De France vienent, s'ont lor chevals lassez 

Et recreùz, confonduz et matez. 

Tant ont Guillelme et quis et demandé 

Qu'il ont le conte enz el mostier trové, i388 

Ou il deveit sa moillier esposer; 

Et l'apostoiles, qui fu gentilz et ber, 

Fu revestuz por la messe chanter; 

Et l'anel prist por la dame esposer, 1392 

Quant li message li sont al pié aie : 

« Merci, Guillelmes, por sainte charité, 

De Looïs vos est petit membre. 

Que morz est Charles, li gentilz et li ber; l'igo 

A Looïs sont les granz eritez. 

Li traïtor l'en vuelent hors boter, 

Un altre rei i vuelent coroner. 

Le fill Richart de Roem la cité. 1400 

Tôt le pais ont a dolor torné, 

Gentilz om, sire, se vos nel secorez. » 

Ot le Guillelmes, s'est vers terre clinez; 

Veit l'apostoile, d'une part l'a torné : 1404 

« Sire », fait il, « quel conseil me donez? » 

Dist l'apostoiles : « Deus en seit aorez! 

Qui conseil quiert bien li deit on doner : 

En peneance vos vueil je comander 1408 

Que Looïs vo seignor secorez. 

C'iert granz damages s'il est deseritez. » 

Respont li cuens : « Si com vos comandez, 

Ja voz conseilz ne sera refusez. » 1412 

Guillelmes baise la dame o le vis cler. 

Et ele lui, ne cesse de plorer. 

Par tel covent es les vos dessevrez 

Que ne se virent en trestot lor aé. 1416 



V. 1384-144S 4^ 

« Sire Guillelmes », dist Fapostoiles ber, 

« En dolce France vos en covient aler. 

Ci remandra Galafres Tamirez, 

De vostre part avra Rome a guarder. « 1420 

Respont li cuens : >( De folie parlez. 

De traïson ne fui onques retez : 

D'or en avant m'en dei je bien guarder. 

— Sire Guillelmes », dist l'apostoiles ber, 1424 

« En dolce France vos en covient aler, 

Mil chevaliers avuec vos en menrez, 

D'or et d'argent trente somiers trossez. 

Toz as conquis, ses en deis bien porter. » 1428 

Respont li cuens : « Ce fait a mercier. » 

xxxiv. Un diemenche, quinze jorz après Pasques, 
Esteit a Rome Guillelmes Fierebrace, 
Feme dut prendre et faire mariage, 1432 

Trestot aveit eniroblïé'Orable, 
Quant de vers France li sont venu message 
Qui li aportent unes noveles aspres; 
Que morz esteit li emperere Charles; i436 

A Looïs sont remeses les marches; 
Li traïtor, cui li cors Deu mal face, 
Del fill Richart de Roem a la barbe 
Vuelent rei faire, veiant tôt le barnage. 1440 

De pitié plore Guillelmes Fierebrace; 
Congié demande a l'apostoile sage, 
Et il li charge mil chevaliers a armes. 
D'or et d'argent trente somiers li charge. 1444 

Al départir en plore li barnages. 
Vait s'en li cuens, qui de riens ne se targe, 
Montjeu trespasse, qui durement le lasse. 
De lor jornees ne sai que vos contasse; 1448 



46 LI CORONEMENZ LOOÏS 

De ci en Brie n'arestent ne ne targent. 

XXXV. Vait s'en Guillelmes al Cort Nés li marchis. 
De ses jornees ne sai conte tenir; 
De ci en Brie ne prist il onques fin. 1452 

En mi sa veie encontre un pèlerin, 
L'escharpe al col, el poing le fust fraisnin ; 
One ne veïstes tant gaillart pèlerin; 
Blanche ot la barbe corne flor en avril. 1456 

Veit le Guillelmes, si Ta a raison mis : 
« Dont iés tu, frère? — De Tors de Saint Martin. 

— Ses tu noveles nules? Car nos en di. 

— Oïl, bels sire, del petit Looïs; 1460 
Que morz est Charles li reis de Saint Denis, 

A Looïs est remés li païs; 

Li traïtor, que Deus puist maleïr, 

Del fill Richart de Roem le flori 1464 

Vuelent rei faire de France a maintenir. 

Mais uns frans abes, que Deus puist beneïr. 

En une crote del mostier Saint Martin 

En a l'enfant ensemble o lui foï, 1468 

Ne guardent Tore que il seient murtri. 

Hé! Deus, aïde! » dist li frans pèlerins, 

« Ou sont aie li chevalier gentill 

Et li lignages al pro conte Aim.eri ? 1472 

Icil soleient lor seignor maintenir. 

Par celé croiz ou li cors Deu fu mis. 

Se je fusse om qui aidier li poïst. 

Les traïtors eusse si laidiz 1476 

N'eussent cure de lor seignor traïr. » 

Ot le Guillelmes, s'en a jeté un ris; 

Bertran apele, si l'a a raison mis : 

« Oïstes mais si corteis pèlerin? 1480 



V. 1449-1 3 12 4r 

Se il fust om qui aiciier li poïst 

.Ta malvais plaiz ne fust par lui bastiz. » 

Dis onces d'or donent al pèlerin, 

Molt lieement le fait de lui partir. 1484 

Vait s'en Guillelmes, s'acueille son chemin. 

Tant buer fu nez qui plenté a d'amis! 

Guillelmes guarde devant lui el chemin, 

Venir i veit de chevaliers set vinz. 1488 

A cleres armes et a chevals de pris; 

Gualdins li bruns les conduit, li marcliis, 

Et avuec lui fu li proz Savaris, 

Cil sont nevo Guillelme le marchis; 1492 

En France en vont secorre Looïs. 

Quant s'entrencontrent a merveilles lor vint; 

Il s'entrebaisent, nevo sont et ami. 

D'els ne se guarde li abes de franc lin 1496 

Qui ot en guarde le petit Looïs. 

S'un pou le puet tensèr et guarantir, 

Et destorner del lignage Alori, 

Secors avra ainz que past li tierz dis. i5oo- 

XXXVI. Vait s'en Guillelmes li nobiles guerriers; 
Ensemble o lui doze cent chevalier. 
„ Par sa maisnie a fait un ban huchier; 
^ Chascuns a point qui cheval, qui destrier, i5o4 
Et il lor dist, senz point de l'atargier, 
Qu'il n'aient cure de chevals espargnier : 
Qui pert roncin, il li rendra destrier. 
« Al malvais plait vucil estre a comencier; i5o8 
Je vueil par tens saveir et acointier 
Qui vuclt reis estre de France justiciers; 
Mais, par l'apostre que requièrent palmier, 
Tels se fait ore et orgoillos et fier 012 



48 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Gui je métrai tel corone en son chief 

Dont la cervele l'en vendra tresqu'as piez. » 

Dient Romain : « Cist om a le cuer fier. 

Qui li faldra, Deus li doinst encombrier! » i5i6 

Ne sai que deie lor jornees noncier; 

De ci a Tors ne voldrent atargier. 

Molt sagement en voldra espleitier : 

En quatre aguaiz a mis mil chevaliers : i52o 

Dous cenz en meine molt bien apareilliez, 

Qui ont vestuz les blans halbers dobliers, 

Desoz les coifes les verz helmes laciez, 

Et si ont ceint les branz forbiz d'acier; 1524 

Et molt près d'els resont li escuier, 

As forz escuz et as trenchanz espiez, 

Ou al besoing porront bien repairier. 

De ci as portes ne voldrent atargier; i528 

Isnelement apelent le portier; 

« Uevre la porte, ne nos fai ci targier. 

Nos venons ci le duc Richart aidier; 

Ancui sera coronez al mostier i532 

Ses filz a rei, car Franceis l'ont jugié. » 

Li portiers l'ot, a pou n'est enragiez; 

Deu reclama le père dreiturier : 

« Sainte Marie! » dist li corteis portiers, i536 

« Looïs, sire, com povre recovrier! 

Se cil n'en pense qui tôt a a jugier. 

N'en puez partir senz les membres trenchier. 

Hé! Deus, aide! » fait li corteis portiers, 1540 

« Ou sont aie li vaillant chevalier 

Et li lignages Aimeri le guerrier, 

Qui si soleient lor dreit seignor aidier? » 

Dist a Guillelme : « N'i meterez les piez. 044 

Trop a ça enz de glotons losengiers; 



V. iDi:>-iD77 49 

Je ne vueil ore que plus les acreissiez. 

C'est grant merveille que terre vos sostient; 

Car pleûst ore al glorios ciel ciel 1548 

Que ja fondist la terre soz voz piez, 

Et Looïs fust arrière en son fié ! 

De malvais pueple sereit li monz vengiez. » 

Guillelmes l'ot, s'en fu joianz et liez. i552 

Bertran apele : « Entendez, sire niés, 

Oïstes mais si bien parler portier? 

Qui son corage li voldreit acointier, 

Bien nos porreit ancui aveir mestier. » i556 

I. « Amis, bels frère «, dist Guillelmes li ber, 
« Estoltement m'as ton ostel veé; 
Mais se saveies de quel terre sui nez * 
Et de quel gent et de quel parenté, i56o 

A cest essemple que je t'oi ci conter, 
Molt l'overreies volentiers et de gré. » 
Li portiers l'ot, si s'est en pies levés; 
Le guichet uevre tant qu'il l'ait esguardé : i564 
« Gentilz om, sire, se j'osasse parler. 
Je demandasse de quel terre estes nez. 
Et de quel gent et de quel parenté. 
— Veir », dist Guillelmes, « ja orras vérité, i568 
Qu'onc por nul ome ne fu mes nons celez : 
Je sui Guillelmes de Narbone sor mer. » 
Dist li portiers : « Deus en seit aorezl 
Sire Guillelmes, bien sai que vos querez : 1572 
Vostre lignages n'ot onques lascheté ; 
Li mais Richarz est ça dedenz entrez, 
A tôt set cenz de chevaliers armez. 
Gentilz om, sire, petit de genz avez 1576 

Por lor grant force sofrir ne endurer. » 

Li Coronemen- Loo'ts. 4 



50 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Et dist Guillelmes : « Nos en avrons assez. 

En quatre aguaiz sont ça defors remés 

Mil chevalier guarni et conreé-, i58o 

S'en ai dons cenz de molt bien atornez, 

Soz les dras ont les halbers endossez, 

Desoz les coifes les verz helmes gemez. 

Li escuier resont après assez, 1584 

Ou al besoing porrons bien recovrer. » 

Dist li portiers : " Deus en seit aorez! 

Se li conseilz m'en esteit demandez, 

Tost en sereit li aguaiz désertez i588 

Et par message queiement amenez. 

Li traïtor sont ça enz enserré : 

Ou les querras quant ci les as trovez? 

En icest jor, saches de vérité, iSga 

O ainz qu'il seit li matins ajornez. 

En puez tu faire totes tes volentez. 

Om qui tel fais vuelt sor lui atorner 

Deit plus fiers estre que en bos li senglers. » iSgô 

Guillelmes l'ot, s'est vers terre clinez ; 

Bertran apele : « Sire niés, entendez : 

Oïstes mais si bien portier parier? » 

xxxviii. Quant li portiers entendi la novele 1600 

Del pro Guillelme cui proece revelei^ 
Vers le palais a tornee sa teste, 
Et prist un guant, sil mist en son poing destre. 
Puis s'escria a sa voiz halte et bêle : 1604 

« Je te desfi, Richarz, tei et ta terre : 
En ton servise ne vueil ore plus estre. 
Quant traison vuels faire ne porquerre. 
Il est bien dreiz et raison que i perdes. » 1608 

Contre Guillelme fu tost la porte overte; 



V. I 578-1 641 5i 

Tôt maintenant li deferme et desserre : 

Entre Guillelmes et sa compaigne bêle, 

Et li portiers dolcement l'en apele : 1612 

« Frans chevaliers, va la vengeance querre 

Des traïtors qui contre tei révèlent. » 

Ot le Guillelmes, si s'embronche vers terre, 

Isnelement un escuier apele : 161G 

« Va, si me di dan Gualtier de Tudele, T 

Guarin de Rome en diras la novele, 

Qu'encontre mei sont les portes overtes; 

Qui vuelt aveir guaaignier et conquerre, 1620 

Si vieigne tost, n'i ait noise ne feste. » 

Et cil s'en torne qui de riens ne s'areste. 

Isnelement li aguaiz se desserre, 

Es portes entrent qui lor furent overtes. 1624 

Quant cil les virent des murs et des fenestres, 

Guident que seient cil qu'ont enveié querre, 

Mais il orront ancui altres noveles. 

Qui lor seront doleroses et pesmes. 1628 

xxxix. Li cuens Guillelmes apela le portier : 

« Amis, bels frère, se me vuels conseillier, 
J'ai molt de gent que je dci herbergier. 

— A nom Deu, sire, ne vos sai conseillier, i632 
Qu'il n'i a volte ne crote ne celier 

Qui ne seit pleine d'armes et de destriers; 

Et par les loges gisent li chevalier. 

Vostre est la force del plus maistre marchié : i636 

Lor harneis faites et saisir et baillier. 

Et qui nel vuelt de bon cuer otreier 

N'i mete Ja fors la teste a trenchier. 

— Veir )),dist Guillelmes: « Bien m'avez conseillié, 
Par saint Denis, et je mielz ne requier; 



52 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Ne serez plus ne guaite ne uissiers, 

Ainceis serez mes maistre conseilliers. « 

Bertran apele : « Entendez, sire niés : 1644 

Oïstes mais si bien parler portier? 

Adobez le a lei de chevalier. » 

Respont Bertrans : « Bels sire, volentiers. » 

Il le reguarde et as mains et as piez, 1648 

Molt le vit bel et gent et alignié, 

Si l'adoba a lei de chevalier 

De fort halberc et de helme d'acier, 

De bone espee et de trenchant espié, i652 

Et de cheval, de roncin, d'escuier, 

De palefrei, de mulet, de somier; 

De son servise li dona bon loier. 

Li cuens Guillelmes en apela Gualtier i656 

Le Tolosan, ensi l'oï noncier, 

Fill sa seror, un gentill chevalier : 

« A celé porte qui torne vers Peitiers, 

La m'en irez, filz de franche moillier, 1660 

Ensemble o vos avra vint chevaliers; 

Guardez n'en isse nuls om qui seit soz ciel, 

Ne clers ne prestre, tant sache bien preier, 

Que il n'en ait toz les membres trenchiez. » 1664 

Et cil respont : « Bels sire, volentiers. » 

XL. Li cuens Guillelmes al Cort Nés li marchis 
En apela Seier del Plaisseïz : 

« A celé porte qui uevre vers Paris, 1668 

La en irez, frans chevaliers de pris, 
Ensemble o vos chevalier tresqu'a vint. 
Guardez n'en isse nuls om de mère vis 
Que il ne seit detrenchiez et ocis. » 1672 

Et cil respont : « Tôt a vostre devis. » 



V. 1642- 1706 53 

Il n'i ot barre ne porte ne posiiz 

Ou li cucns n'ait de ses chevaliers mis. 

Tresqu'al mosticr s'en vait tôt a devis. 1676 

Il descendi devant el paveïz; 

El mosiier entre, croiz rist devant son vis; 

Desor le marbre, devant le crucefis, 

La s'agenoille Guillelmes li marchis 1680 

Et prie Deu qui en la croiz fu mis 

Qu'il li enveit son seignor Looïs. 

A tant es vos Gualtier, un clerc, ou vint : 

Bien reconut Guillelme le marchis, 1684 

Desor s'espalle li a son deit assis : 

Tant le bota que li cuens le senti. 

Li cuens se drece, si li mostre le vis : 

« Que vuels tu, frère? guarde n'i ait menti. » 1688 

Et cil respont : « Jel vos avrai tost dit : 

Quant venuz estes secorre Looïs, 

Fermez les uis del mostier Saint Martin. 

Clers et chanoines a ça enz quatre vinz, 1692 

Vesques, abez, qui molt sont de grant pris, 

Qui por aveir ont le mal plait basti ; 

Deseritez iert ancui Looïs, 

Se Deus et vos nel volez guarantir; 1696 

Prenez les testes, por Deu, je vos en pri : 

Tôt le pechié del mostier pren sor mi, 

Car il sont tuit traïtor et failli. » 

Guillelmes Tôt, s'en a jeté un ris : 1700 

« Bien seit de l'ore que tels clers fu norriz! 

Ou troverai mon seignor Looïs? 

— En nom Deu, sire », li clers li respondi, 

« Je l'amenrai, se Deu plaist et je vif. » 1704 

Tresqu'al mostier ne prist il onques fin, 

En la grant crote isnelemeni en vint; 



54 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Iluec trova son seignor Looïs. 

Li gentilz clers par la main l'a saisi : 1708 

« Filz de bon rei, ne seiez esbahiz, 

Si m'aït Deus, que plus avez d'amis 

Que ne cuideies al lever ui matin. 

Ja est venuz Guillelmes li marchis : 1712 

A doze cenz de chevaliers de pris 

Vos a li cuens en cel mostier requis. 

Il n'i a barre ne porte ne postiz 

Ou il nen ait de ses chevaliers mis. » 1716 

Looïs l'ot, molt joianz en devint, 

Tresqu'al mostier ne prist il onques fin. 

Li gentilz abes l'en a a raison mis : 

« Filz a bon rei, ne seiez esbaïz : 1720 

Vei la Guillelme qui sa fei vos plevi ; 

Va li al pié, si li crie merci. » 

L'enfes respont : « Tôt a vostre plaisir. » 

xLi. Li gentilz abes l'en apela premier : 1724 

« Filz a baron, guarde ne t'esmaier : 
Vei la Guillelme, va li cheeir al pié. » 
L'enfes respont : « Bels sire, volentiers. » 
Devant le conte se vait agenoillier, 1728 

Estreitement li a le pié baisié. 
Et le soler que li cuens ot chalcié. 
Pas nel conut Guillelmes li guerriers. 
Car de clarté aveit pou al mostier : 1732 

« Lieve tei, enfes «, ce dist li cuens preisiez, 
« Deus ne fist ome qui tant m'ait corrocié. 
Se tant puet faire que il vieigne a mon pié. 
Ne li pardoinse de gré et volentiers. » 1736 

Et dist li abes, qui fu ses emparliers : 
« En nom Deu, sire, a celer ne vos quier, 



V. I 707-1770 ^5 

C'est Looïs, filz Charlon al vis tier; 

Ancui sera ocis et detrenchiez, 1740 

Se Deus et vos ne li volez aidier. » 

Ot le Guillelmes, sil corut embracier, 

Par les dous flans le lieve senz targier : 

« En nom Deu, enfes, cil m'a mal engeignié 1744 

Qui te rova a venir a mon pié, 

Car sor toz omes dei je ton cors aidier. » 

II en apele ses gentilz chevaliers : 

« Un jugement vueil or que me faciez : 1748 

Puis que l'om est coronez al mostier 

Et il dcit vivre por lire son saltier, 

Deit il puis faire traïson por loier? 

— Nenil, bels sire », dient li chevalier. 1752 
« Et s'il le fait, quels en est li loiers? 

— Penduz deit estre come lerre fossiers. » 
Respont li cuens : « Bien m'avez conseillié, 

Par saint Denis, et je mielz ne vos quier; 1756 

Mais l'ordene Deu ne vueil mie abaissier, 
Et ne por quant le comparront il chier. » 

xLii. Li cuens Guillelmes a l'aduré corage 

Le jugement a oï del barnage; 1760 

Tresqu'al chancel en est venuz en haste, 

Iluec trova et evesques et abes 

Et le clergié qui a lor seignor falsent ; 

Totes les croces fors des poinz lor esrache, 1764 

A Looïs son dreit seignor les baille; 

Li gentilz cuens par mi les flans l'embrace, 

Si le baisa quatre feiz en la face. 

Li cuens Guillelmes de neient ne se targe, 1768 

Tresqu'al chancel en est venuz en haste, 

Ou a trové et evesques et abes; 



56 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Por le pechié ne les volt tochier d'armes, 

Mais as basions les desrompent et bâtent, 1772 

Fors del mostier les traînent et chacent, 

Ses comanderent a quatre vinz deables. 

Qui traison vuelt faire a seignorage 

Il est bien dreiz que il i ait damage. 1776 

xLui. Li cuens Guillelmes fu molt chevaleros. 
Il en apele Looïs son seignor : 
« Sire », dist il, « entendez ma raison : 
Un messagier vueil que nos enveions 1780 

A Acelin, qui die de par vos 
Vieigne dreit faire Looïs son seignor. » 
Dist Looïs : « Sire, bien l'olreions. « 
Il en apele Alelme le baron : 1784 

« Va, si me di Acelin l'orgoillos 
Dreit vieigne faire Looïs son seignor 
Isnelement, car de lui se plaint molt. » 
Respont Alelmes : « Irai je donc toz sols? 1788 

— Oïl, bels frère, en vo main un baston. 

— Et s'il demande quel esforz nos avons. 

— Et vos li dites quarante compaignons. 

Et se cest plait vos refuse a estros, 1792 

Très bien li dites, oiant ses compaignons, 

Qu'ainz l'avesprer en sera si hontos 

N'i voldreit estre por tôt l'or d'Avalon. » 

Respont Alelmes : « Vostre talent ferons. 1796 

Par cel apostre qu'on quiert en pré Neiron, 

Ja par message nule rien n'i perdrons. » 

Il est montez sor un mul aragon, 

Par mi les rues s'en vait a esperon, 1800 

Tresqu'a l'ostel n'i fîst aresteison ; 

Acelin trueve, molt ot de compaignons, 



V. 1-71-1835 Sj 

Il Yen apele haltenient, oiant toz : 

« Sire Acelins, nobiles gentilz om, 1804 

Savez que mande Guillelmes li frans om, 

C'est Fierebrace, qui cuer a de lion? 

Dreit venez faire Looïs vo seignor 

Isnelement, car de vos se plaint molt. « 1808 

Acelins Tôt, s'embroncha le menton : 

« Amis », dist il, « j'entent bien ta raison; 

Di de ton oncle come a de compaignons. 

— En nom Deu, sire, trente chevalier sont. » 1812 
Dist Acelins : « A Deu beneïçon! 

Va, si me di a Guillelme le pro 

Que il otreit ce que li altre font. 

De la corone m'est délivrez li dons; 1816 

Bien sereit France perdue a cel garçon : 

Ja ne valdra Looïs un boton. 

Li cuens Guillelmes esj merveilles prodom. 

Mais encor n'a terre ne guarison : 1820 

Je l'en donrai tôt a eslection; 

Une contrée avra tote a son bon, 

Dis muls chargiez entre or fin et mangons, 

Adonc sera merveilles riches om. 1824 

— Veir », dist Alelmes, « vos parlez en pardon; 
Il nel fereit por tôt l'or d'Avalon. 

Encor vos mande, que le cèlerions? 

Plus cruel chose que ci nomé n'avons : 1828 

Se vos cest plait refusez a estros, 

Ainceis le vespre en serez si hontos 

Nel voldriiez por tôt l'aveir del mont. » 

Dist Acelins : « A Deu beneïçon ! i832 

Quant je n'i puis paiz trover ne amor, 

Je le desfi, ce li mant je par vos. » 

Et dist Alelmes : « Entendu vos avons. 



58 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Tôt altresi vos redi de par nos : i836 

Je vos desfi, oiant toz voz barons. » 

XLiv. Acelins fu molt orgoillos et fiers; 

Alelme esguarde et as mains et as piez, 

Molt le vi bel et dreit et alignié, 1840 

Bien le conut qu'il esteit escuiers : 

« Amis, bels frère, tu iés mal enseigniez, 

Qui me dis honte, oiant mes chevaliers. 

Ne de ton oncle ne donreie un denier. 1844 

Quant je n'i truis ne paiz ne amistié, 

Je le desfi de la teste trenchier ; 

Ui le ferai par membres despecier. 

Que j'ai o mei tels set cenz chevaliers, 1848 

Et quatre contes qui molt font a preisier. 

Ne me faldront por les membres trenchier. 

Ne fust por ce que tu iés messagiers, 

Je te fesisse celé teste trenchier, i852 

Et tôt le cors destruire et esseillier. » 

Et dist Alelmes : « Dahé ait-qui vos crient! » 

De la cort ist, onques ni quist congié. 

Acelins fait sa gent apareillier, i856 

Li frans Alelmes est montez el destrier. 

Par mi les rues s'en vait toz eslaissiez ; 

Premier encontre Guillelme le guerrier. 

Il li demande : « Come avez espleitié? 1860 

— En nom Deu, sire, n'i a point d'amistié, 

Ne Looïs a son seignor ne tient. 

Quant je li dis les nons des chevaliers, 

Adonc i fustes assez tost menaciez 1864 

Et desfiez de la teste trenchier; 

Ne fust por ce qu'esteie messagiers. 

Il m'eiist fait toz les membres trenchier. 



V. I 836- 1900 59 

Ardeir en feu o en aive neier. » 1868 

Guillelmes Tôt, le sen cuida changier. 

Toz les ostels vont et prendre et cerchier; 

Tôt le harneis ont en un mont ruié, 

Et qui nel volt de bon gré otreier 1872 

One n'i mist guage fors la teste trenchier. 

Et li borgeis sont en fuies tochié; 

Li cuens les fait retenir et leier. 

Li traïtor, cui Deus doinst encombrier, 1876 

Qui le mal plaii aveient comencié, 

En fuies tornent par esforz de destriers, 

De ci as portes ne finent de brochier, 

Mais a chascune truevent félon portier : 188a 

Tel treùage lor i covint laissier 

Que puis n'alerent par besoing osteier 

Por nul el siècle qui en seûst preier. 

Li cuens Guillelmes comença a brochier 1884 

Tresqu'a Tostel al franc borgeis Hungier; 

Acelin trueve sor un perron ou siét, 

Mais tant le trueve et orgoillos et fier 

Que contre lui ne se deigna drecier. 1888 

Veit le Guillelmes, le sen cuide changier; 

Por ce qu'est sols et molt i a des siens, 

Il a soné un graisle menuier : 

Qui donc veïst les aguaiz desbuschier! 1893 

A tant es vos et Bertran et Gualtier, 

En lor compaigne orent mil chevaliers. 

La veïssiez fier estor comencier. 

Tante anste fraindre et tant escu percier, 1896 

Et tant halberc desrompre et desmaillier. 

Et quant cil virent tel estor comencier 

Et les Guillelme si durement aidier, 

Et que lor force ne lor avreit mestier, 1900 



So LI CORONEMENZ LOOÏS 

Toz les branz nuz jetèrent a lor piez, 

A jointes mains vont la merci preier. 

Li cuens les fait retenir et leier; 

Et Acelins s'en fuit toz eslaissiez. 1904 

Li cuens Guillelmes le suit al dos derrier, 

Si li a dit un vilain reprovier : 

« Sire Acelins, car retornez arrier, 

Si vos venez coroner al mostier. 1908 

Nos vos métrons tel corone en cel chief 

Dont la cervele vos vendra tresqu'as piez. » 

XLV, Li cuens Guillelmes a la fiere persone 

Veit Acelin, forment l'en araisone : 1912 

« Traître lerre, li cors Deu te confonde! 

Por quel faiseies ton dreit seignor tel honte? 

Richarz tes père ne porta onc corone. >> 

Es vos Bertran, qui ot l'espee longe. 1916 

Veit le Guillelmes, fièrement Taraisone : 

« Bels niés », dist il, « conseil vos demandomes 

De cest traître, comment le destruiromes. >> 

Et dist Bertrans : « Que pensez vos, bels oncles? 

Or li metons enz el chief tel corone 

Dont la cervele li espande en la boche. « 

Il passe avant et tint l'espee longe : 

Ja le ferist quel veïssent cent orne 1924 

Quant li escrie cuens Guillelmes ses oncles : 

« Bels niés », dist il, « ne l'adesez vos onques. 

Ne place a Deu, qui forma tôt le monde. 

Que il ja muire par arme de prodome! 1928 

Je l'ocirai ainceis a molt grant honte, 

Que tuit si eir en avront grant reproche. » 

xLvi. Li cuens Guillelmes fu molt bons chevaliers : 



V. 1901-19'M ^r 

Vers orgoillos se faiseit molt très fiers, igSz 

Corne lieparz qui gent deie mangier; 

D'arme qu'il port ne le deigna tochier; 

En une treille vit un pel aguisié, 

Passa avant, si l'en a esrachié. 1936 

Fiert Acelin par mi la croiz del chief, 

Sans et cervele en ala tresqu'as piez; 

Mort l'abati que plus n'i atendié : 

« Monjoiel » escrie, « sainz Denis, car m'aidiez : 

De cesiui rei est Looïs vengiez. » 

Li cuens Guillelmes comença a brochier, 

One ne fina tresqu'al maistre mostier, 

A Looïs son dreit seignor en vient, 1944 

Il le corut par les flans embracier : 

« Dameisels sire, de cui mais vos plaigniez? 

Del flll Richart vos ai je bien vengié; 

Ja n'ira mais par besoing osteier, 194S 

Por ome el siècle qui l'en sache preier. 

— Deusl », dist li enfes, « granz merciz en aiez! 
Se ore esteie de son père vengiez, 

Molt en sereie balz et joianz et liez. 1932 

— Deus! » dist Guillelmes, « quil me sét ensei- 
On li enseigne par dedenz le mostier; [gnier? » 
Li cuens i vait poignant toz eslaissiez. 

Et après lui quatre vint chevalier. igSô 

Richart trova a l'altel apoié; 

Nel laissa mie por ce qu'iert al mostier : 

Le poing senestrc li a meslé el chief. 

Tant l'enclina que il l'a embronchié; i960 

Halce le destre, enz el col li assiét; - 

Tôt estordi l'abati a ses piez. 

Que toz les membres li petist on trenchier, 

Xe remuast ne les mains ne les piez. 1964 



62 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Veit le Guillelmes, si li prent a huchier : 

« Oltre, culverz ! Deus te doinst encombrier! » 

Forces demande, si li tondi le chief, 

Tôt nu a nu sor le marbre Tassiét, 1968 

Puis s'escria, oiant les chevaliers : 

« Ensi deit on traïtor justicier, 

Qui son seignor vuelt traVr et boisier. « 

Tant l'ont li conte et li baron preié 1972 

Qu'il ont Richart a Guillelme apaié. 

La mort son fill clama quite premiers; 

La paiz fu faite ainz qu'issist del mostier, 

Si se baisierent veiant maint chevalier; 1976 

Mais celé acorde ne valut un denier, 

Car puis le voldrent murdrir et esseillier 

Dedenz un bos a un coltel d'acier; 

Mais Deus nel volt sofrir ne otreier. 1980 

Li cuens Guillelmes ne volt mie atargier," 

Il en apele le bon abé Gualtier : 

Je m'en irai el règne de Peitiers; 

Des traïtors i a molt herbergiez, 1984 

Mais, se Deu plaist, jes ferai desnichier. 

Mon dreit seignor vos voldreie laissier : 

Guardez le bien; s'il vait esbaneier. 

Qu'il meint o lui al meins cent chevaliers; 1988 

Que, par l'apostre que requièrent palmier, 

Se je oeie novele al repairier 

Que Looïs i eùst encombrier, 

Totes voz ordenes n'i avreient mestier 1992 

Ne vos fesisse toz les membres trenchier. « 

Et dist li abes : a En pardon en plaidiez. 

Mielz iert guardez que li sainz del mostier. » 

Li cuens Guillelmes fu molt bons chevaliers : 1996 

Par mi la terre a ses briés enveiez, 



V. 1965-2027 63 

Si fait mander les barons chevaliers; 

Ainz que passast quinze jorz toz entiers 

En assembla plus de trente miliers; 2000 

Puis s'en alerent tant qu'il sont a Peitiers. 

Puis fu Guillelmes tels treis anz toz entiers 

Qu'il ne fu jorz, tant par fust halz ne tiers, 

Que il n'eùst le brun helme lacié, 2004 

Ceinte l'espee, armez sor le destrier; 

A nule feste que on deùst preier, 

Jor de Noël, que on deit sorhalcier, 

Que il ne fust armez et halbergiez. 2008 

Grant peneance sofri li chevaliers 

Por son seignor maintenir et aidier. 

xLvii. Treis anz toz pleins fu Guillelmes li ber 

Dedenz Peitou la terre conquester; 2012 

One ne fu jorz tant fesist a loer. 

Ne jorz de Pasques ne de Nativité, 

Feste Toz Sainz, que on deit célébrer, 

Que il n'eùst le brun helme fermé, 2016 

Ceinte l'espee, sor le cheval armez. 

Grant peneance sofri li bachelers 

Por son seignor guarantir et tensér. 

XLviu. Li cuens Guillelmes a la herc persone 2020 

S'en est tornez vers Bordels sor Gironde; 
La conquist il le fort rei Amarmondc : 
De Looïs i reçut la corone 
Et les onors, qui icreni granz et longes. 2024 

XLix. Li cuens Guillelmes a l'aduré corage 
S'en retorna par devers Picrreiate; 
La conquist il Dagobert de Cartage, 



64 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Qui tint la terre de Looïs le sage 2028 

Et ses onors, qui ierent granz et larges. 

L. Li cuens Guillelmes a la chiere membree 
Vers Annadore a sa veie tornee; . 
Saint Gile assalt a une matinée; 2032 

Le bore ot pris senz nule demoree. 
Tel chose fist qui a Jesu agrée : 
L'église guarde qu'ele ne fust guastee; 
Prist Juliien, qui guardeit la contrée : 2o36 

Ostages donc tant corne al conte agrée; 
Par itel chose a sa paiz creantee. 
Li cuens Guillelmes a sa gent apelee, 
Tel chose dist qui a plusors agrée : 2040 

« Or al harneis, franche gent onoree, 
Si s'en ira chascuns en sa contrée, 
A sa moillier qu'il avra esposee. » 

LI. Li cuens Guillelmes al Cort Nés li guerriers 2044 
Vers dolce France pense de chevalchier; 
Mais en Peitou laissa des chevaliers 
Es forteresses et es chastels pleniers; 
Dous cenz en meine molt bien apareilliez, 2048 
Tote Bretaigne comence a costeier; 
One ne fina tresqu'al mont Saint Michiel. 
Dous jorz sejorne, puis s'en parti al tierz, 
Par Costentin s'en prist a repairier. 2062 

De ses Jornees ne vos sai anoncier : 
Tresqu'a Roem ne se volt atargier, 
El maistre bore s'est li cuens herbergiez, 
Mais d'une chose fait il molt que legiers, 2o56 

Que par la terre al duc Richart le vieil 
Osa onc puis errer ne chevalchier 



V, 2028-2091 65 

Qu'il li tua son fill al grant levier; 

Mais la se fie li gentilz chevaliers 2060 

Que il se furent acordé et paie; 

Mais celé acorde ne valut un denier, 

Car puis le voldrent murdrir et esseillier. 

« Veir », dist Richarz, >c bien devreie enragier 2064 

Quant par ma terre vei celui chevalchier 

Qui m'a tolu le meillor eritier 

(^ui onques fu por terre justicier; 

Mais, par l'apostre que requièrent palmier, 2068 

Ainz qu'il s'en parte sera toz corrodez. 

— En nom Deu, sire », dient si chevalier, 

« En ceste vile n'iert il par vos tochiez. 

Car li borgeis li voldreient aidier; 2072 

Traïson n'est pas bone a comencier. » 

Et dist Richarz : « Tant sui Je plus iriez. 

Manderai li ainceis par amistié 

Qu'en dolce France vueil o lui chevalchier; 2076 

Nos serons seze molt bien apareillié; 

Se de sa gent le poons hors sachier, 

Chascuns avra un bon coltel d'acier : 

Iluec sera rnurdriz et es^ejjji.ez. » 2080 

La li afient tel quinze chevalier 

Mielz lor venist qu'il l'eussent laissié, 

Car puis en furent honi et vergoignié. 

Deus! qu'or nel set li cuens o le vis fier! 2084 

Al matin monte, pense de chevalchier 

Tresqu'a Lions, un riche guah plenier; 

En une lande sont descendu a pie; 

Li païsant lor portent a mangier. 2088 

Quant ont disné li noble chevalier, 

Alquant s'endorment, car il sont travaillié. 

Veit le Guillelmes, molt l'en prist grant pitié • 

l.i doroiieincii- [.rmU. 3 



66 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Ses armes crie por sei apareillier; 2092 

On li aporte senz point de delaier : 

Il vest l'alberc, lace Telme d'acier 

Et ceint l'espee al pom d'or entaillié; 

On li ameine Alion son destrier : 2096 

Li cuens i monte par son senestre estrier; 

A son col pent un escu de quartier, 

Prent en son poing un fort trenchant espié, 

A quinze clous le gonfanon fichié; 2100 

O lui n'en meine mais que dous chevaliers : 

Sor la rivière se vont esbaneier. 

A tant es vos le duc Richart le vieil, 

Qui tote Jor l'aveit fait espiier, 2104 

O lui bien quinze de hardiz chevaliers. 

Veit le Guillelmes, molt en fu esmaiez. 

LH. Li cuens Guillelmes chevalche lez un mont; 

A tant es vos le duc Richart le ros, 2108 

Ensemble o lui ot quinze compaignons. 

Veit le Guillelmes, molt l'en prist grant freor; 

Il en apele ansdous ses compaignons, 

Tôt queiement les a mis a raison : 2112 

« Baron », dist il, « dites quel le ferons. 

Ici nos vient li dus Richarz li ros, 

Et il me hét de molt grant reençon :' 

Son fin ocis, que por veir le sét on; 2116 

Mais ne por quant acordé estions : 

La paiz fu faite enz el mostier de Tors. » 

Et cil respondent : « De quel le dotez vos? 

Mais chevalchiez et poigniez tresqu'al pont, 2120 

Sil saluez par bien et par amors; 

S'il vos defent de riens vostre raison. 

Si vos tenez a l'escu a lion. 



V. 2092-2155 67 

Ne vos faldrons por toi l"or de cest mont. » 2124 
Respont Guillelmes : >< Vostre merci, baron. » 

LUI. Li cuens Guillelmes vint al pont toz premiers, 
Ou veit le duc sil prent a araisnier : 
« Dus », dist li cuens, « Deus te guart d'encom- 
Covient me il de riens de vos guaitier? [brier! 
Ja somes nos acordé et paie : 
La paiz fu faite a Tors, enz el mostier; 
La nos baisâmes, veiant maint chevalier. 2132 

— Veir », dist Richarz, « bien savez preechier; 
Tu me tolis le meillor eritier 

Qui onques fu por terre justicier; 

Mais, par Tapostre que requièrent palmier, 2i36 

Ainz que t'en partes seras molt corrociez : 

Ne Deus ne om ne te porreit aidier 

Que ne te face celé teste- trenchier 

Et toz les membres hors del cors esrachier. 2140 

— Gloz », dist Guillelmes, « Deus te doinst encom- 
Je ne te pris plus qu'un chien enragié. » [brier! 
Alion broche des espérons d'or mier 

Et hert Richart en l'escu de quartier : 2144 

Desoz la bocle li a frait et percié. 

Le blanc halberc desrot et desmaillié; 

El flanc senestre li fait coler l'acier, 

Que de dous parz en fait le sanc raier. 2148 

Li bons chevals s'est del fais deschargiez, 

Li esperon tornerent vers le ciel, 

L'aguz de l'elme est en terre fichiez 

Par si grant force dous des laz en rompié. 2152 

Sor lui s'areste et trait le brant d'acier : 

Mien escient ja en presist le chief : 

Es vos les quinze, cui Deus doinst encombrier ! 



68 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Sore corurent Guillelme le guerrier. 2i56 

Qui donc veïst sor toz le conte aidier, , 

Al brant d'aciéries riches cols paier, 

De gentill orne li presist grant pitié. 

Si compaignon li sont venu aidier, 2160 

Tôt maintenant abat chascuns le sien. 

Tant lor aida li père dreituriers 

Que dis en ont ocis et detrenchiez; 

Li cinc s'en fuient et navré et plaie. 2164 

Li cuens Guillelmes les suit al dos derrier, 

Si lor a dit un vilain reprovier. 

Liv. Li cinc s'en vont fuiant par mi un tertre; 

Li cuens Guillelmes les enchalce et empresse ; 2168 

A voiz escrie une ramposne bêle : 

« Seignor baron, por Deu le rei celestre, 

Comment sera la grant honte soferte? 

Vo dreit seignor en menromes en destre. 2172 

Deus! quel barnage, se rescos poeit estre! » 

Et cil respondent : « Por Deu, merci, Guillelmes ! 

Frans chevaliers, bien deùssiez reis estre, 

O amiralz d'une grant riche terre. 2176 

Si m'ait Deus, bien nos poez conquerre; 

Sor noz arçons nos gisent noz boeles, 

Li plus alegre n'a soing d'aler en destre. » 

Ot le Guillelmes, si a torné sa resne. 2180 

Lv. Quant veit Guillelmes qu'il ont merci preié, 
N'en tochast un por l'or de Montpeslier. 
Isnelement est retornez arrier. 
As diz ont toz lor armes despoillié; 2184 

Le duc Richart i ont pris et leié. 
Tôt altresi corne cofre en somier 



V. 2 1 56-22 1 8 ôg 

L'en ont mené sor un corant destrier. 

De ci a Tost ne voldrent atargier. 2188 

Quant il i vindrent si furent esveillié : 

« Oncles Guillelmes », dist Bertrans li guerriers, 

« De vostre brant vei sanglent tôt l'acier, 

Et vostre escuz n'est mie toz entiers : 2192 

Alcun malice avez vos comencié. » 

Respont Guillelmes : « Merci, por Deu, bels niés! 

Quant me parti de ci por chevalcier, 

Je vos vi molt pené et travaillié, 219G 

Si vos laissai dormir et someillier, 

Avuec mei n'oi mais que dous chevaliers. 

Je encontrai le duc Richart le vieil, 

Qui tote jor m'i aveit espiié; 2200 

O lui quinzaine de hardiz chevaliers. 

La mort son fill me mist en reprovier 

Et si me volt toz les membres trenchier. 

Tant nos aida li père dreituriers 2204 

Dis en avons ocis et detrenchiez, 

Et cinc s'en fuient et navré et plaie. 

Veez en ci et armes et destriers. ^ 

Le duc Richart en amenons leié. « 2208 

Et dist Bertrans : « Deus en seit graciiez! » 

« Oncles Guillelmes », ce dist Bertrans li ber, 

« Le semblant faites plus ne volez durer. 

— Niés »,dist Guillelmes, «merci te vueil rover,22i2 

Car en grant peine vueil ma Jovente user, 

Ainz que cist reis n'ait ses granz eritez. » 

Lors s'apareillent et pensent de l'errer. 

Tant ont par force espleitié et erré 2216 

Qu'il sont venu a Orliens la cite. 

La a Guillelmes rei Loois trové. 



70 LI CORONEMENZ LOOIS 

Corne prison li a Richart livré, 

Et il le fait en sa chartre jeter. 2220 

Puis i fu tant, si com j'oï conter, 

Que il fu morz de dueil et de lasté. / 

Or se cuida Guillelmes reposer, 

Vivre de bos et en rivière aler; 2224 

Mais ce n'iert ja tant com puisse durer. 

Es dous messages poignant toz abrivez; 

De Rome vienent, chevals ont toz lassez 

Et recreùz, confonduz et matez. 2228 

Tant ont le rei et quis et demandé 

Qu'il ont Guillelme et Looïs trové. 

Al pié li vont por la merci crïer : 

« Merci, frans cuens, por Deu de majesté! 2282 

De la pulcele vos a petit membre 

Cui vos avez voz covenz afiez. 

Morz est Guaifiers d'Espolice li ber; 

Assez la quierent conte, demaine et per, 2236 

Altre que vos ne vuelt s'amor doner. 

Por altre essoine somes meù assez : 

Morz est Galafres, li gentilz amirez, 

Que vos fesistes baptisier et lever, 2240 

Et l'apostoiles est a sa fin alez. 

Gui d'Alemaigne a ses oz assemblé; 

Pris a de Rome les maistres fermetez. 

Toz li païs est a dolor tornez, 2244 

Gentilz om sire, se vos nel secorez. » 

Ot le Guillelmes, s'est vers terre clinez. 

Et Looïs comença a plorer. 

Veit le Guillelmes, le sen cuide desver : 2248 

« Hé ! povre reis, lasches et assotez. 

Je te cuidai maintenir et tenser 

Envers toz cels de la crestiienté, 



V. 2219-2284 7^ 

Mais toz li monz t'a si coilli en hé 2252 

En ton servise vueil ma jovente user 

Ainz que tu n'aies totes tes volentez. 

Faites vos ornes et vos barons mander, 

Et tuit i vieignent li povre bacheler, 2256 

A clos chevals, a destriers desferrez, 

A guarnemenz desroz et despanez; 

Tuit cil qui servent as povres seignorez 

Vieignent a mei : je lor donrai assez 2260 

Or et argent et deniers moneez. 

Destriers d'Espaigne et granz muls sejornez 

Que j'amenai de Rome la cité; 

Et en Espaigne en ai tant conquesté 2264 

Que je ne sai ou le disme poser. 

Ja nuls frans om ne m'en tendra aver 

Que toz nés doinse et encor plus assez. « 

Et dist li reis : « Deus vos en sache gré! » 2268 

Il font lor Chartres et 1-or briés seeler, 

Et lor serjenz et lor garçons errer. 

Ainceis que fussent li quinze jor passé, 

En i ot tant venuz et assemblez 2272 

Cinquante mile les peùst on esmer. 

Que bons serjenz, que chevaliers armez. 

De cels a pié ne laissent nul aler, 

Por le secors angoissier et haster. 2276 

De lor jornees ne vos sai aconter : 

Montjeu trespassent qui molt les a penez, 

De ci a Rome ne se sont aresté. 

Mais en la porte ne porent il entrer, 2280 

Car l'Alemans les a molt destorbez. 

Reis Looïs i fist tendre son tref, 

Et ses alcubes et ses brahanz lever; 

Fait les cuisines et les feus alumer. 2284 



72 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Li cuens Guillelmes a les forriers menez 

Par mi la terre por le païs guaster, 

Et font la terre et le païs rober, 

Dont cil de l'ost sont riche et assasé. 2288 

Lvji. Li cuens Guillelmes ra conduit les forriers. 
Gui d'Alemaigne se leva sor ses piez; 
Un per de Rome en aveit araisnié : 
« Hé! gentilz sire, faites paiz, si m'oiez. 2292 

Prenez les armes tresqu'a mil chevalier 
Ainz que il aient les paveillons dreciez, 
Ses escrïez molt bien el premier chief. 
S'avez besoing, je vos irai aidier. « 2296 

Et cil respont : « Bien fait a otreier. » 
Isnelement se vont apareillier; 
Les halbers vestent, s'ont les helmes laciez, 
Ceignent espees et montent es destriers; 23oo 

A lor cols pendent les escuz de quartier 
Et en lor poinz les reiz trenchanz espiez. 
Par mi la porte s'en issent eslaissié. 
Une broïne comence a espeissier, 2304 

Qu'on ne poeit veeir ne chevalchier; 
Onques Franceis ne s'i sorent guaitier, 
Tant que Romain se sont es très fichié : 
Chevals en meinent, s'ocient escuiers, 23oô 

De la cuisine en portent le mangier, 
Et si ocient le maistre despensier. 
Et Looïs s'en vait fuiant a pié. 
De tref en autre se vait par tôt mucier; 2312 

A sa voiz crie : « Bertrans, Guillelme, ou iés? 
Filz a baron, car me venez aidier. 
Si Deus m'ait, or en ai grant mestier. « 
Li bers Guillelmes ra conduit les forriers. 23i6 



V. 2285-2349 7^ 

Premiers parla li cucns Bertrans ses niés : 

« Oncles Guillelmes, pensez de l'espleiiier : 

En cesie ost oi moli durement huchier; 

Si Deus m'aïi, d'aide ont grant mestier. » 2320 

Et dist li cuens : « Nos estuet chevalchier 

Par devers Rome, les forz helmes laciez, 

Ses poons clore defors et engeignier, 

Et cil de l'ost refussent halbergié, 2:^24 

Molt grant eschec i puet on guaaignier; 

Ne fu si granz depuis la mort Guaifier. » 

Par devers Rome pensent de chevalchier; 

Et la broïne prent fort a espeissier; 2328 

Onques Romain ne s'i sorent guaitier 

Tant que Guillelmes comença a huchier : 

« Monjoie! » escrie, « ferez i chevalier! » 

La veïssiez un estor comencier, 2332 

Tante anste fraindre et tant escu percicr 

Et tant halberc desrompre et desmaillier! 

L'un mort sor l'altre verser et trebuchier! 

Et cil de l'ost se furent halbergié, 2336 

Si les encloent et devant et derrier. 

Des mil de Rome n'en voldrent nul laissier 

Que tuit ne fussent ocis et detrenchié. 

Et li alquant retenu et leié. 2340 

Fuit s'en li sire ques ot a justicier. 

Li cuens le suit lez un mont eslaissiez : 

Il li escrie : « Retorne, chevaliers, 

O ja morras a lei de paltonier. » 2344 

Lez le costé li a colé l'acier; 

Tôt l'embroncha sor le col del destrier. 

Traite a l'espee, volt li prendre le chief. 

Quant il li crie et manaide et pitié : 2348 

« Ber, ne m'oci, se tu Guillelmes iés, 



74 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Mais pren mei vif, molt i puez guaaignier : 

Je te donrai un grant mui de deniers. » 

Li cuens Guillelmes s'est de lui aprochiez, 2352 

Et cil li rent le brant forbi d'acier. 

A Looïs l'a rendu prisonier, 

Puis s'en retorne arrière a ses forriers. 

Gui d'Alemaigne se leva sor ses piez, 2356 

Dist a ses ornes : « Faites paiz, si m'oiez : 

Mort sont mi orne, ocis et detrenchié; 

Se par bataille ne me puis espleitier 

Tôt cors a cors encontre un chevalier, 236o 

Toz nostre esforz ne nos i a mestier. « 

Lvni. Gui d'Alemaigne apela un message, 

Sil fist monter sor un destrier d'Arabze, 

A son col pent une grant pel de martre, 2364 

Entre ses poinz un bastonet en haste. 

Gui d'Alemaigne li a dit son message : 

« Alez me tost a cez tentes de paile, 

Si me direz Looïs le fill Charle 2368 

Qu'a molt grant tort me «vuelt guaster ma marche, 

N'a dreiî en Rome ne en tôt l'eritage; 

Et s'il le vuelt aveir par son oltrage, 

Encontre mei l'en covendra combatre, 2372 

O chevalier qui por son cors le face. 

Et se je sui vencuz en la bataille, 

Rome avra quite et trestot l'eritage; 

Ne trovera qui l'en face damage; 2376 

Et se Jel veine a l'espee qui taille, 

Mar i prendra vaillant une meaille : 

Voist s'en en France, a Paris ou a Chartres, 

A mei laist Rome, que c'est mes eritages. « 238o 

Et cil respont : « Bien est dreiz que le face. » 



V. 2350-2414 7^ 

A tant s'en torne par mi la porte large, 

De ci as très de riens ne s'i atarge. 

Il descend! lez la tente de paile, 2384 

Si s'en entra el tref qui esteit larges, 

Iluec trova Looïs le fill Charle. 

Il Tapela oiant tôt le barnage : 

« Dreiz emperere, entendez mon langage; 2388 

Ne vos salu, n'est pas dreiz que le face. 

Gui d'Alemaigne m'enveie por message; 

Par mei vos mande, ne sai que vos celasse, 

N'as dreit en Rome ne en tôt l'eritage. 2392 

Et se le vuels aveir par ton oltrage, 

Encontre lui t'en covient a combatre, 

O chevalier qui por ton cors le face. 

Et se il est vencuz en la bataille, 2396 

Donc avras Rome quite et tôt l'eritage, 

Ne troveras qui t'en face damage; 

Et s'il te veint a l'espee qui taille, 

Mar i prendras vaillant une meaille : 2400 

Alez en France, a Paris ou a Chartres, 

Laissiez li Rome, que c'est ses eritages. » 

Ot le li reis, s'embronche le visage; 

Quant se redrece, s'apele son barnage : 2404 

« Seignor baron, entendez mon langage : 

Gui d'Alemaigne me mande grant oltrage; 

Par noz dous cors me mande la bataille, 

Et je sui jovenes et de petit eage, 2408 

Si ne puis pas maintenir mon barnage. 

A il Franceis qui por mon cors le face? » 

Quant cil l'oïrent, s'embronchent lor visages. 

Veit le li reis, a pou que il n'enrage; 2412 

Tendrement plore desoz les pels de martre. 

A tant es vos Guillelme Fierebrace, 



76 Ll CORONEMENZ LOOÏS 

Qui les forriers a conduiz en la place. 

Toz armez entre en la tente de paile 2416 

Etveit le rei qui sospire en granz lairmes : 

Quant il le veit, a pou que il n'enrage. 

Lors li escrie, oiant tôt le barnage : 

« Hé! povres reis, li cors Deu mal te face! 2420 

Por quel plorez? Qui vos a fait damage? » 

Et Looïs respondi, que n'i targe : 

« En nom Deu, sire, ne sai que vos celasse : 

Gui d'Alemaigne m'a mandé grant oltrage. 2424 

Par noz dous cors me requiert la bataille, 

N'i a Franceis qui por mon cors le face 

Et je sui jovenes, et de petit eage. 

Si ne puis pas bien sofrir tel barnage. 2428 

— Reis », dist Guillelmes, « li cors Deu mal te 

Por vostre amor en ai fait vint et quatre : [face! 

Guidiez vos donc que por ceste vos faille? 

Nenil, par Deu! Je ferai la bataille. 2432 

Tuit vo Franceis ne valent pas meaille. » 

Ou veit le mes fièrement l'en araisne. 

1.IX. « Amis, bels frère », dist Guillelmes li frans, 

« Va, si me di a Guion l'Aleman 2436 

Qu'uns chevaliers, qui son seignor defent, 

Vuelt la bataille, molt en est desiranz. 

Je vueil ostages trestot a mon talent, 

Et il les preigne trestot a son comant, 2440 

Cil qui veintra, qu'il ait son covenant. » 

En piez sailli li palazins Bertrans. 

« Oncles », dist il, « trop nos vait malement; 

Tôt vos eschiét, et batailles et champ. 2444 

Vostre barnages met le nostre a neient. 

Ceste bataille, sire, je la demant : 



V. 2413-2479 n 

Donez hi mei par le vostre cornant. » 

Respont li cuens : « Vos parlez folement. 244S 

Quant Looïs s'aleit or démentant, 

One n'i ot nul tant hardi ne poissant 

Qui devant lui osast tendre son guant. 

Guidiez vos ore qu'alasse reculant? 2462 

Je nel fereie por Tonor d'Ahilant. 

Messagiers frère, di Guion l'Aleman 

Armer se voist, et puis si voist el champ; 

Li cuens Guillelmes li sera al devant. « 245<> 

Et cil s'en torne a esperon brochant; 

De ci a Rome ne fist arestement. 

Encontre lui vint Gui li Alemans : 

<( Amis, bels frère, que as trové as Frans? 2400 

— En nom Deu, sire, nel cèlerai neient ; 
Uns chevaliers qui son seignor defent 
Vuelt la bataille trestot a son talent; 

Ostages vuelt, molt en est desiranz, 2464 

Et tu en preignes alsi a ton talent. 

Cil qui veintra, qu'il ait tôt son créant. 

Guillelme a nom, par le mien escient. 

En piez sailli uns chevaliers, Bertrans, 2468 

Il est ses niés, jel sai a escient. 

De la bataille esteit molt desiranz. 

— Amis, bels frère », dist Gui li Alemans, 

« Quant de Guillelme avrai fine le champ, 2472 

S'adonques vuelt icil suens nies Bertrans, 

Ja por bataille n'en ira en avant. 

Aportez mei mes plus chiers guarnemenz. » 

Et cil respont : « Tôt a vostre comant. » 2476 

On li aporte senz plus d'arestement. 

El dos li vestent son halberc jaserenc, 

Roge est la maille plus que n'est feus ardenz, 



yS LI CORONEMENZ LOOÏS 

Et puis li lacent un vert helme luisant, 2480 

Une escharbocle el nasel par devant; 

Ceinte a l'espee a son sehestre flanc; 

On li ameine le bon destrier corant, 

Une altre espee pent a l'arçon devant; 2484 

Sor son destrier est sailliz maintenant, 

Que a estrier n'a arçon ne s'i prent. 

A son col pent son fort escu pesant, 

Entre ses poinz un fort espié trenchant, 2488 

A cinc clous d'or le gonfanon i pent. 

Par mi la porte s'en ist esperonant. 

En pré Neiron s'en est venuz errant. 

Li cuens Guillelmes l'a choisi tôt avant; 2492 

Il en apele Guielin et Bertran : 

« Mon enemi vei entré en cel champ, 

Se plus me targe, tieng mei a recréant. 

Aportez mei mes plus chiers guarnemenz. « 2496 

Et cil respondent : « Tôt a vostre cornant. » 

On li aporte senz plus d'arestement. 

A l'armer fu Looïs li vaillanz. 

Il vest l'alberc, lace l'elme luisant 25oo 

Et ceint Joiose a son senestre flanc. 

Que li dona Charles li combatanz. 

On li ameine Alion le corant, 

Et il i monte molt acesmeement. 2504 

A son col pent un fort escu pesant. 

Et en ses poinz un bon espié trenchant, 

A cinc clos d'or le gonfanon pendant. 

Par mi les loges s'en vait esperonant, 2508 

De ci al tertre ne se vait arestant. 

Lx. El tertre monte Guillelmes li marchis; 
Gui d'Alemaiene l'en a a raison mis : 



V. 2480-2544 79 

« Qui iés tu, va, guarde n'i ait menti, 25i2 

Qu'as en ton cuer si grant hardement pris 
Qu'encontre mei osas en champ venir? 

— Veir », dist Guillelmes, « jel vos avrai tost dit : 
J'ai non Guillelme, fill le conte Aimeri, 25i6 
Gel de Narbone, le preu et le hardi. 

Ci dei comhatre al brant d'acier forbi 

Encontre tei que vei si aati 

Par tel covent corn ja porras oïr : 2520 

Par dreit est Rome al rei de Saint Denis, 

Et je meïsmes une bataille en fis, 

En som cest tertre, a Gorsolt l'Arabi, 

Le plus fort ome qui de mère fust vis. 2524 

Si me colpa le nés desus le vis. « 

Quant Gui l'entent, a pou n'enrage vis; 

N'i volsist estre por l'onor de Paris. 

Ou veit Guillelme, si l'a a raison mis : 2528 

« lés tu ce, va, Guillelijies li marchis, 

Cil de Narbone, filz al conte Aimeri! 

Faisons la paiz et scions bon ami. 

Et je et tu avrons Rome a tenir. 2532 

— Gloz », dist Guillelmes, « Deus te puist maleïr! 
Por preechier ne vin je pas ici ; 

Je ne vueil mie mon dreit seignor traïr, 

Je nel fereie por les membres tolir. » 2536 

Quant Gui l'entent, a pou n'enrage vis; 

.L'apostre en Juré qu'a Rome est beneïz ": 

« Por vil me tieng quant onques t'en requis : 

Or te desti de Deu de paradis. » 2540 

Respont Guillelmes : « Et je tei aliresi. » 

Il s'entresloignent plus qu'uns ars ne traisist, 

Puis s'eniresguardent et se mostrent les vis. 

Les forz escuz lienent devant lor piz ; 2544 



8o LI CORONEMENZ LOOÏS 

Bien s'apareillent de ruistes cols ferir. 

Les chevals brochent des espérons forbiz, 

Lances baissiees se sontmolt tost requis. 

Granz cols se donent sor les escuz voltiz, 254S 

Desoz les bocles les ont fraiz et malmis. 

Les blans halbers ne porent desmentir, 

Les hanstes brisent, qui nés porent sofrir. 

Encontre mont en volent li esclis. 2552 

Il s'entrefierent et des cors et des piz, 

Ensemble joignent les forz escuz voltiz, 

Et les halbers et les chevals de pris. 

Sor les visages font les helmes croissir, 2556 

Sanc et suor en font a val venir, 

Que trestoz quatre les covint a cheïr. 

Li bon destrier se sont a terre pris. 

Et li vassal resont en piez sailli, 2560 

Espees traites, les escuz avant mis; 

Ja mosterront qu'il ne sont pas ami. 

Lxi. Li cuens Guillelmes en est sailliz en piez, 

Deu reclama, le père dreiturier : 2564 

« Sainte Marie, vierge pulcele, aidiez; 

One mais par orne ne perdi mon estrier. » 

Gui d'Alemaigne fièrement respondié : 

« Por Deu, Guillelmes, ne te valt un denier. 256S 

.Te chaleing Rome et les murs et le fié; 

Ja Looïs n'en sera eritiers. [brier! 

— Gloz )) , dist Guillelmes, « Deus te doinst encom- 

Que, par l'apostre que requièrent palmier, 2572 

Ainceis le vespre ne le soleil colchié. 

Te cuit je si del cors apareillier 

Qu'on te porrcit d'un besant esligier. » - 

Il tint Joiose dont li branz fu d'acier; 2576 



V. 2543-2609 oi 

Ou vcit Guion durement le requiert, 

Grant colp li doue sor son helme vergié, 

Que flors et pierres en a jus trehuchié; 

Ne fust la coife del blanc halberc doblier, 2580 

Après ce colp n'eùst ja mais mestier. 

Desus la hanche est li cols apoiez, 

Que del charnal li abat plus d'un pié. 

Toz remest nuz li os sor le braier : 2584 

« Veir », dist Guillelmes, « de ça vos ai saignié. 

Or ses tu bien com trenchc mes aciers. » 

Gui d'Alemaigne fièrement respondié : 

« Ahi 1 Guillelmes, Deus te doinst encombrier ! 2588 

Guides me tu por si pou esmaier? 

De povre char se puet on trop chargier; 

Mais, par la croiz que requièrent palmier, 

Ainceis le vespre ne le soleil colchié 2592 

Cuit je ma char de la toe vengier. » 

Il tint Tespee, dont li branz fu d'acier, 

Ou veit Guillelme durement le requiert; 

Grant colp li donc par mi Telme vergié, 2596 

Que flors et pierres en a jus trebuchié; 

Xe fust la coife del blanc halberc doblier, 

Cuens Aimeris fust senz cel eritier; 

Mais Deus nel volt sofrir ne otreier. 2600 

A celui colp a Gui pou guaaignié, 

Emprès le poing li est li branz froissiez; 

Il retrait l'altre, ne s'est mie atargiez. 

Veit le Guillelmes, si s'en rit volentiers. 2604 

Il tint Joiose al riche brant d'acier. 

Ou veit Guion durement le requiert; 

Grant colp li done sor son helme vergié, 

Desus l'espallc li cols en descendis : 2608 

De ci el piz Ta fendu et trenchié, 

Li Coroitemen- Loots. 6 



02 LI CORONEMENZ LOOIS 

Estort son colp, si Ta mort trebuchié; 

Près fu del Teivre, si l'a dedenz lancié. 

Al fonz l'en meine li fers dont fu chargiez, 2612 

Que puis par ome n'en fu il hors sachiez. 

Veit le Guillelmes, si comence a huchier : 

« Monjoie! » escrie, « Deus, sainz Denis, aidiez! 

De cestui est reis Loois vengiez. » 2616 

Sor Alion est montez, son destrier, 

Prent Clinevent, qu'il ne le volt laissier; 

De ci a l'ost ne se volt atargier. 

Encontre vait li cuens Bertrans, ses niés, 2620 

Et Looïs, balz et joianz et liez. 

Tant ont ploré Guielins et Gualtiers, 

Tel paor n'orent a nul jor desoz ciel. 

Fors por Corsolt a cui se combatié : 2624 

« Oncles Guillelmes, estes sains et haitiez? 

— Oïl », dist il, « la merci Deu del ciel! 

Bels niés Bertrans, a celer ne vos quier, 

Je vos doins or cest bon corant destrier, 2628 

Por la bataille que requesistes ier. » 

Respont Bertrans : « Granz merciz en aiezl » 

En cels de Rome n'en ot que esmaier; 

Dist l'uns a l'altre : « Mal somes engeignié : 2632 

Nostre sire est ocis et detrenchiez; 

Il nos covient trestoz umeliier : 

Alons molt tost por la merci preier. » 

Dist l'uns a l'altre : « Bien fait a otreier. « 2636 

A granz croiz d'or qui molt font a proisier, 

A filatieres et encens et saltiers 

Encontre portent les cors sainz del mostier. 

Les portes uevrent senz point de delaier; 2640 

Bel recoillirent lor seignor dreiturier. 

Lxii. Par dedenz Rome fu Guillelmes li frans; 



V. 2610-2674 83 

Prent son seigiior tost et isnelement, 

En la chaiere Tassiét de maintenant, 2644 

Sil corona del barnage des Frans. 

La lui jurèrent trestuit le sairemcnt. 

Tels li jura qui li tint bonement. 

Et tels alsi qui ne li tint neient. 2648 

i.xiii. Par dedenz Rome fu Guillclmes li ber, 
S'a Looïs son seignor coroné : 
De tôt l'empire li a fait seiirté. 
Lors s'apareille et pense de l'errer. 2G52 

Tant ont ensemble erré et cheminé 
Qu'il sont venu en France le régné. 
Vait s'en li reis a Paris la cité, 
Li cuens Guillelmes a Mosteruel sor mer. 2656 
Or se cuida Guillelmes reposer, 
Déduire en bos et en rivière aler; 
Mais ce n'iert ja tant com puisse durer. 
Car li Franceis pristrent a révéler, 2660 

Li uns sor l'altre guerreier et foler. 
Les viles ardent, le païs font guaster, 
Por Looïs ne se vuelent tenser. 
Uns mes le vait a Guillelme conter; 2664 

Ot le li cuens, le sen cuide desver, 
Bertran apele : « Sire niés, entendez : 
Por l'amor Deu, quel conseil me donez? 
Li reis mes sire est toz deseritez. » 2668 

Respont Bertrans : « Car le laissiez ester. 
Car laissons France, comandons l'a malfé. 
Et cestui rei, qui tant est assotez; 
Ja ne tendra plein pie de l'erité. » 2672 

Respont Guillelmes : « Tôt ce laissiez ester : 
En son servise vueil ma jovente user. » 



84 LI CORONEMENZ LOOÏS 

Il fait ses ornes et ses amis mander. 

Tant ont par force chevalchié et erré 2676 

Qu'il sont venu a Paris la cité. 

La a Guillelmes rei Looïs trové. 

Dès or comencent granz guerres a mener. 

Quant veit Guillelmes, li marchis al Cort Nés, 2G80 

Qu'en celé terre ne porra demorer, 

Car trop i a des enemis mortels, 

Il prent l'enfant que il ot a guarder. 

Si l'en porta a Loon la cité; 2G84 

A cels dedenz le fait molt bien guarder, 

Et cels defors et ardeir et preer; 

Donc s'acuelt il as granz barres colper, 

Et as halz murs percier et esfondrer. 2688 

Dedenz un an les ot il si menez 

Que quinze contes list a la cort aler, 

Et qu'il lor fist tenir lor eritez 

De Looïs, qui France ot a guarder; 2692 

Et sa seror li fist il esposer. 

En grant barnage fu Looïs entrez : 

Quant il fu riches Guillelme n'en sot gré. 



VARIANTES 



I B' a un tout autre début; il remplace les trois premières 
laisses de A, B-, C et D par la suivante : Guill. fu tous drois 
en son estant II jure Dieu le père tout poissant Qu'il ne 
lairoit por nule riens vivant Veoir ne voist Klm le grant II 
s'apareille avec lui maint sergant Qui de Faler estoient 
desirrant A Dieu commandent Hermengart la vaillant De 
leur jorneez ne vos yrai contant Desci a Ais ne se vont 
arestant La ont trouvé Guielin et Bertrant Qui pour Guill. 
furent lié et joiant; A, après le premier vers, ajoute : Li 
glorios par son comandement — 3 AB^ B. et cortoise gentil 

e. a.; leçon de CD — 4 CD q. s'en v. — 5 ^ m. a dire; 
C m. ne d. desque — 6 C n. lise n. — y B- 1. puissant; 
C omet de — ï^ C t. suelTre; B' Q. t. s. contre paiene g. — 
9 C Du nul m. n. — 10 D p. v. u. e.: C plaist il v. a e.; 
B- plaist il v. a entendre — 11 D Bone c; B^ Bone c. b. 

f. por aprendre — 12 A et.x. r. — i3 C m. dona ad. — 14 .A 
L. maine r.; B- r. si o. n. — i5 B- C. a. a son pooir le règne 
— 16 C c'a 1. ne doie apendre — ^7 D Qu'il i, B- Ja y a.; 
A II ala prendre: C Baivier — 19 B- E. Berriier e. N.; 
C E. L. Avauterre e. T. — 21 C omet son — 26 D C. d. 
la geste: omis dans C — 27 C Q. b. f. 1. c. a A.; B*, au 
lieu de 27-32. donne : Or est Guill. dedens la cité de Ais 
Segnor a yce jour que li moustiers fu fais Et li lieus beneïs 
adont estoit drois fais — 28 B^ m. i f. fourmez e. f. — 2g C 
Karles tint c. gregnor n. v. m.; AB'^ tele n. v. m. — 3o C c. i 
gardent — 3i C ]. se p. g. n'i ait; D i trait — 32 .A n. se c; 
yl'. 2 t. bien d.: A n'en a.; B^ q. molt b. — 33 AB- Lors f.; 
B- m. poi en f.: B' Or est ainsi que on ne le f. m., C On f. 



86 VARIANTES 

dont d. m. o. n'en f.; leçon de D — 3^ A A cortoisie; B c. 
sont t. — 35 C Parfont loiet r.; B 1. eslongent les droiz 
plaiz; A r. 1. droit p.; D P. les 1. sont remeis maint b. p. 

— 36 C D. lor pardonne q. les g.; B^ D. en prent droit q. 
n. g. e. fait, B* On ne fait droit ne au clers ne as lais Mais 
Damedieus qui est soverains et vrais Les en rendra leur gue- 
redons parfais — Sy ^ Si conquérons — 38^4 Les m. princes 
d. n. resordrons (A^ resordront) m.; D El p. d'anfer d. n'ise- 
ront ja m.; otnis dans C — Sq .4^ Le j.: B Li jors fu biaus 
qui fu icelle feste (5' a en outre le vers : C. j. i o. b. .xxvij. 
e.); C omet les laisses v-vii (v. 39-71), qu'il résume en deux 
vers placés en tête de la laisse viii [devant le v. 72) ; D otnet 
les laisses v, vi — 40 5 o. .xxv. a. — 41 iî Et l'a. meïsmes c. 

— 42 ^2 offrande m. très b., iî si b. offrande faite — 43 5 e. 
F. n'o. si b. — 44 B^ r. e. p. f. m. g. f., ^4 r. il dut bien 
preudom estre — 45 B .xxviij.: D Lou j. i o. .xl. et .x. a. — 
46 D si o. bien .iiii.; B ajoute Quatorze contes pour le palais 
garder — 49 B l'en o. 1. don d. — 53 5 C. 1. rois; D C. 
mes sires — 5l\. B n. veut p. — 55 07nis dans A; B n. veut 
pas; D Si n. p. mais ses garnement p. — 57 ^ omet cil — 
58 B^ Ghascun ses m. e. tendi envers Dé ; B* m. ont tendues 
v. — 5g B g. vos soiez aourez — 60 B r. n'ait s. n. poesté: 
D n'iert sus aus alevés — 62-63 omis dans A (62 est dans 
D) — 64 B^ 1. vous V. — 65 BT. n. outrage que vos n. main- 
tendrez — 66 B* v. nul home f., B- v. nus bons n. f. — 6j B 
o. de s. f. n. t.; B ajoute Les veves femmes tout a droit 
maintendrez (B' totes bon d. tendrez) — 68 J5 f. je te di par 
verte; B'^ ajoute De Dieu seras et de tes genz amé — 69 B 
c. s'en s. — Devant 72, C donne Gel jor i ot mainte haute 
persone Karles li rois Loey arraisone — 72 5 F. ce dist 
Gharles v.; B^ veez ci, AB* vez ici: C Biax f. dist il vees 
i. 1. c; D Biaus f. L. v. i. — 73 A^ omet ies, B' le remplace 
par et; C S. t. es fiex empereres d. R. — 74 A B. p. m. e. 
o. m. et c. 0; 5 E. o. porras b. — 75 C P. a forches 1., B P. 
porras 1. — jô B g. tormenter e., D g. dois destruire e.; 
76-77 omis dans C — 77 otnis dans 5' ; B^ a 1. teue ajoindre 



V. 34-io3 87 

— 79 C S'ensi nel fais; H^ n. fils n. 1. b. o.; A^C bailles — 
80 C Tu ne d.; .4' omet de fais; B^ h. f. mavès 1.; B^ p. 
aucun mauves 1.; dans B ce vers est précédé de Fils dist li 
rois ge te vueil chastoier; D S. t. d. f. p. les f. 1. — 81 B N. 
d. alever n"e.; A N. de mesure de néant abessier; C ne 
abaissier; D Fauses mesures ne faire faus sestiers — 82 5 
Ne f. tort n. — 83 ^ N. ost e., C N. dois e.; B N. orfelin; 
D N. l'o. e. dois faire pladoier ; AB a r. son f. — 84 omis 
dans C; D N. vaives dames ses chastes retranchier: A Au- 
cune f. t. q. loiers ; B-i. seul t. .j. denier, 5' t. li seul denier 

— 85 5 C. [B^ Celé) c. qui desus l'autel siet De Dieu de 
gloire la vous defent ge bien; C 1. tegniés: D De Damedeu 
beaux filz je vos dévié — 86 C F. L. venés si 1. bailliés; B C{. 
vous n. 1. bailliez — 87 A e. onques n. mut 1. p. — 88 C 
plorent; B Esbahiz fu de ce qu'il entendié N'osa aler la cou- 
ronne baillier Et quant ce voient li baron chevalier Moût en 
sont touz (B' M. par e. s.) dolent et corrocié — 89 5' l'e. en f. 
g.; B' l'e. en f. forment i.; B ajoute Quant son fill vit qui si est 
vergoigniez Dont le mescrut l'empereres proisiez Si a parlé 
que l'oient maint princier — 90 C He 1. d. i. c. s. mal e.; 
B He 1. d. i. iB' 1. dolanz) c. ge s. e. Tel cuide avoir une 
bone moillier Qui l'a mauvaise de verte le sachiez Or jure- 
roie par la vertu du ciel — 91 C f. c. .j. p. — 92 5 c. mau- 
vais e. — 93 omis dans B; C n'i. mes bon justichiers — 
94 BC Qu'en; A Qui en f. r. c. s. p. — 95 B f. 1. c. roon- 
gnier — 96 ^4 Moines sera a Ais e.; B m. par dedenz .j. m. 

— 97 jB' Tirera c; C c. si s. margueliers; B- s. marrublier; 
D Sonez 1. cloches si soiez marlerrier — 98 C pr. qui n. 
vielt m.; B pr. quanqu'il porra mangier — 99 C s. Hernals 
cil d'O., A se s. Hernalz [A^ Bernarz) d'O.; B se s. Ernaulz 
le fier: D fut Herneis d'O. — 100 C Que m.; A Q. m. se fist 
e.; B Riches hom fu et molt fist a proisier Le roi en prist 
tantost a arresnier. 

loi C D. grant losenge se p.; B 1. voudra conseillier; 
A réunit le i" hémistiche du vers 10 1 au 2^ du vers 102 : 
D. g. 1. f. p. s. m'o. — io3 A M. s. ert moines ; C .vij. a.; 



ôb VARIANTES 

leçon de D — 104 ABC (D manque) qu'en — io5 BC s'il — 
106 B Dusqu'a .iij. a. qu'en verra c; C Jusc'a .iij. a. je verrai 
quels il i. — 107 A* v. prinz e.; B h. chevaliers; C Se il 
puet e. jamais b. justichiers — 108 D Puis 1.: C r. sa terre 
V.; omis dans B — 109 B On li croistra et sa terre e.; 
C Entreus tenrai la terre bien le sachiés — 110 B'^ Le r. 
a dit — 111-112 remplacés dans C par Del roi Karlon vous 
vourrai chi laissier Et de G. vos voldrai acointier — 112 A 
i. au duc Hernaut d'O., B i. celui Hernault [B^ Ernaut) le 
fier — 1 13 D II fust jai r.; C A la cort vient baus et joiant et 
liés; I i3-ii4 sont dans B S. f. r. li cuverz pautonniers (B^^ lo- 
sengier) Ne fust G. li marchis au vis fier Par les degrez est 
entrez ou moustier A la cort vient o li maint chevalier — 
114 D Li gentis cuens r.; omis dans C — ii5 iî^ B. s. n. 1.; 
C .L chevaliers li vient a l'encontrier Bel les salue et toz ses 
chevaliers; iib-ii3 omis dans B* ; D avec A — iiôiS^ve. sire 
n.; C Et dist G. ust Karles li prooisiés — 117 C s. il est en 
tos m. — 118 D maint t. e. maint p.; omis dans B^ et C — 
119 Z) Herneïs v., A Hernaulz si v.; C Hernals d'Orliens v. 
s. s. b.; B^ Ernaut le fel cui dieus doint encombrier Si v. 
leenz s. d. s. b. A Loeys veut retolir son fié — 120 A r. de 
France l'o., B^ r. quar les pers l'o.: D r. F. l'o. otrié — 121 A 
Mal 1. — 122 ^ E. c. — 123 C Desrent 1.; B- d. maint 
chevalier — 124 Z) Tr. Hernaïs; A Hernaut trova; C Her- 
nalt trova m. tost a.; B Hernault i t. m. b. a. Ja le voloient 
coronner losengier Tantost fust rois quant G. i vient Quant 
il le voit a poi n'est marvoiez — i25 B^ o. de coper li 1. c. 
— 126 B Q. se r. de Dieu le droiturier — 127 C e. si m. — 
128 ^ L p. le brant si le ra estoié, B Sa bone e. ra ou f. fichié 
■ — 129 ^ Puis p. a. q. s. f. porpensé ; C q. f. releechiés ; B^ f. 
redrecié — i3o B Son p. — i3i C d. droit el c. — i32 C 
m. perchiét — i33 A omet la; B tr. devant lui a — iS^ A m. 
p. le a; C s. prist a — i35 B^ Fel g. — i38 B t. lever et 
essaucier — 139 0}}iis dans A — 140 A p. esmaier — 142 A 
Vois 1. — 143 B L. c. (B- ber) 1. p. plus atendre ne quiert, 
C L. quens le vit si le conut moût bien — 144 B* Vint a l'e. 



• V. I 04-191 Sg 

se 1. assist — 14? B^ Tien la bien s., B'^ Tien dist il s.; ,1 n. 
de Dieu d.; D en Tonor Dieu de c. — 146 C Qu'il t.; ^1 f. a 
e. j.; B que tu de f. soies b. — 147 A^ V. l'emperere, 
C Karles 1. v. — i5o C d. C. au vis fier — i5i ^4 Tu a. 
tôt m.; C m. règne a justichier — i52 B p. tu saisir, C p. 
tu baillier — i?3 A Qu'a hoir e.: B Qu'a {B* Quant) orfelin 
ne puisses rien t.; C Cas orfenins lor fiés ne retoilliés 

— 1^4 B Ne V. f. de s'onor desertir, C As veves dames ne 
as enfans rentiers — i53 A Saintes églises pensez d.; C d. 
l'essauchier — i56 B Qu'el n. t. laist al (fî' a) deable h.; 
i56-i59 omis dans C — 15" ^4 d. resbaudir — 159 B Gar 
(B* Car) losengiers ne soit par toi oïs Ne croire (B' crois) 
pas lor bourdes ne lor diz Se tu le fais tu en seras honiz — 
160 C Q. issi orent d.; A D. L. q. 1. j. l'o. r. f. — 161 A si 
est r.; A* r. replet — 162 B C. barons en s. palais s'e. — 

— i63 omis dans C — 164 B r. m. enz (B'^ haut) el p., C r. 
m. en son p. {vers interverti dans C avec 162) — i65 C f. 
a .j. conseil le trait — 166 B F. dist H rois n.; ^ n. vos c. — 
167 A Tu a.; C O. as tu t.; B O. a. tu molt roial seignorie 

— 168 omis dans C — 169 BD s. [B- sent) qu'il me d. — 170 
omis dans A: C C. q. te h. b. s. qu'i n. m'a. — 172 B r. 
denier n'e. avrai m., C r. n'e. prenderoie m. — 173 A Ain- 
çois 1. fai; C Voiant trestous ne le feisse o. Et dist G. ne 
vous esmaiés mie Tant com vivrai li ferai jou aïe Karles res- 
pont frans quens Diex le vos mire — 174-271 omis dans C 

— 175 A p. le p. essaucier — 176 B I. n'en f. m. p. les bons 
fourjugier — 177 B Por f. tort n. mauvais essaucier — 178 
B N. p. tolir a orfelin s. f.; A N. hoir e. p. r. ses fiez — 
179 B t. .j. seul denier — 180-181 B A. dois le tort fouler et 
abaissier — 182 A E. les povres — i83 B te c. n. t'en d.; 
omis dans A; leçon de D — 184 A Et si lor d.; B d. entendre 
e. c; D d. maintenir et a. — i85 B^ Sur l'a.; A P. a. D. sa 
parole a.: D P. l'a. D. qui lassur maint o ciel — 186 AW .0. — 
187 A g. doie m.; B q. v. g. m.: leçon de D — 188 B Se il t. 

— 189 S M. François — 190 B^ T. que en aies; A a. plus de t.; 
D T. que tu "n aies dec'a t. — 191 B Ton anemi f. tantost a.; 



90 VARIANTES 

D avec A — 192 B t. ardoir et — 194 B O. n'e. a. m. — 
196 A o. e. la mer n. — 197 D Que s.; B s. félon t. tenoient 
e.; A s. F. le tenoient soz piez Qui de la guerre se puissent 
aïdier — 198 D Diroient N. e. n. d. reprochier ; B Li uns a 
l'autre le voloient noncier; A Sempres d. li félon losangier 
Et li N. lecheor pautonier — 199 B omet n' — 200 A Cent 
d. p.; D avec B. 
201 Leçon de D; AB Por 1. i. en grant ost [B e. estour) 

0. — 202 Leçon de D; A i. plus c; B p. tournoier — 2o3 A 
n. peùsmes p.; D lou paierons n. bien — 2o5 omis dans A^ ; 
A^, -^ t. vuels ; B V. e\ (B- et) t'a. — 207 B F. de p. n. d. f. a 
closier — 208 B I. tricheroient assez tost p. 1. (B* joier) — 
209 A' M. a G.; B M. vez ici G. 1. g. — 210 B d. N. {B- 
Noirbonne) au vis fier — 211 A Brebant; B F. B. et Guibert 
le proisié — 212 A Et s'i.; B S. cil t. v. m. ne a.; D t. velt — 
2i3 B t. porras b. — 214 D Et dist Loys v.; B V. dist 1. e. 
refuser ne le quier; B* ajoute Voir avez dit par Dieu le droi- 
turier — 2i5 B V. a G. cheoir li volt a. p. — 216 B^ Mais 1. 
franc c; B l'a amont redrecié — 217 B Puis 1. d. d. q. me 
quiers — 218 A A n. — 221 A Que v. v. — 222 B Quel m.; 
D Ses mes g.; A Que les m. gardes — 224 B L. c. r. — 

225 B j. par L; B ajoute Aidera lui de gré et volentiers — 

226 B a. la monte d'un denier; A Jançois n'a.; A ajoute 
Ne nous rendra plain doi ne demi pié — 227 B^ d. son g. v. 

— 228 A qu'il n. v., 5' n. s'i v. — 23o B e. car me donez 
c. — 233 B a .V. a.; B^ ja c. nel v. — 234 B Q. li p. m. n. li 
p. paier — 237 A c. .xl. c. — 238 B d'à. li dona .x. s. — 239 
B A. (i)' A li) d. s. sont entrebaisié — 241 B r. sains ne saus 
ne entiers — 242 B qu'il peùst repairier — 243 B* A L.; 
B^ A L. demorerent s. fié — 244-5 B A. q. G. p. p. (£- s'en 
pe.) r. — 246 B F. si menez de paiens losengiers Et si atains 
Loeys au vis fier {B^ L. le princier) — 247 A' m. tranchiez 

— 248 B T. se p. — 25i A .xl. — 252 B Et .x. s. d'o. e. d'à. 

1. b. — 253 A^ Voit le 1. c: B^ réunit le /ei hémistiche de 

253 au 26 de 256 (V. s'e. 1. c. p. D. l'e.) et omet 254-5 — 

254 .4* convoia — 258 A et faibles; B n. puet m. (5' si n. p.) 



V. 192-3 10 9' 

porter a. — 200 />' s. je i avrai d., B- s. bien sai qu'avrai cL 

— 2G1 B n'en s. en ni. — 262 B* Q. p. celui, B- Quar p. ce 
Dieu; B qui mist Noël e. l'a. — 203 B- S'avoie f.; B f. ces- 
tui p. — 264 B Et m. {B* moi) m. p. s. ou p. — 265 A b. s. 
sofisables — 260 B* Je n. lairoie; A qui s. — 267 i^ s. a m. 

— 268 B s'atarge — 270 omis dans B — 271 B' n'arreste 
ne se sache, B'^ ne sejorna en place — v. 272-325 : la 
laisse xv est placée dans C après la laisse xvi, et n'a plus 
que -2 1 vers, dont trois seulement de la leçon commune 
(V. 282, 2S1, 279J; la voici : Li quens G. s'apresta de l'aler 
Et avoec lui .1. baceler Tout chevalier de nouvel adoubé 
Vint a Karlon s'a congiét demandé Drois empereres a moi 
en entendes Jou voel aler a Romme la chité Droit a saint 
Piere por la merchi crier Pardon me doinst de pechiés ter- 
minés Karlcs respont a dame Dieu aies Li empereres en apela 
Guimer Son capelain qui molt fait a loer Gante la messe 
jentiex clers ordenés Cil respont Sire a vostre volenté Des 
autres s'est tantost aprestés Grans fu l'offrande que font li 
.xij. per Après mangier se sont acheminé (281) De lor jornecs 
ne vous sai aconter (27g) De si a Romme ne s'i sont aresté 
(282) A l'apostole le vait .j. mes conter U se revest por la 
messe canter Vint i G. n'i volt plus demorer — 278 B et Ber- 
nars l'a. — 274 B c. 1. b. d'acier serrez (B^ ferrez) — 275 B E. 
non p. — 276 B h. gemez — 277 B e. resont f. — 278 B d. 
lances p. — 281 omis dans B — 282 B^ n. se s. a., A n. so. 
mie a. — 283 fi Li e. — 284 A Cirtaiges f. — 286 B f. riche- 
ment ostelez — 287 B m. se s. couchier a. — 288 B m. estoit 
1. — 291 B Romaigne d. toz 1. — 292 B c. deschaenez — 
293 B Devant les a., venoit tous abrievez — 294 B G. estoit 

— 293 B D. ceste b.: A e. si e. — 296 B Qui d. sa p. 1. 
donoit — 297 B t. acliner — 298 fi si a Dieu reclamé — 299 
B f. miex a. — 3oo B n'esploitent que d'errer. 

3oi A r. Garsiles — 3o2 B e. Corsuls; 302-4 omis dans A 

— 3o3 B'^ o. des m. f. assez — 804 B'^ Le roy Galaffre — 
3o5 AB^ a grant beautez — 3o6 B A .xxx. m. d. c. enserrez 

— 307 B* c. du bu s. — 309 B f. tuit d. p. jeté — 3io B 



92 VARIANTES 

Corsult — 3ii A Del p. f. ho. que (A' qui) l'en o. p. — 
3i2 .4 C. retrancha; B d. au franc conte le n. — 3i4 omis 
dans B — 3i5 B- p. le t. — 319 B 1. vet p. — 320 fi Li a. — 
321 B II s.; B' p. sa m. — 322 B e. afinez — 323 A E. vos 
païens poignant t. a. Dui messagier vinrent tuit effraé — 
325 A ']. aïrez — 326 C El palais f. — 327 C Au roi parole 
d'unes coses et d'autres — 328 B s. li vient {B^ vint) d.; 
C A tant es lor el palais .j. m. — 329 C Q. lor aporte — 33o 
C Q. S. lor f.; B I. ont fait g. — 33i A 1. fort c. d. Chartres; 
fi^Ghapre; C d.Tarpes; A ajoute Pris ont Gaifier de Police 
le sage — 332 ^ A t.; C Et bien .xxx. c. que u.; B d. gent 
moût honorable — 333 A s. que t.; C s. tôt i m.; B S'i. n'o. 
par tens qui lor soit secourables Par tens morront dont ce 
iert granz outrages — 334 Leçon de C ; A a. qui f. m. amiables; 
B^ ennoiables, B' anorables — 335-7 -^o'^' remplacés dans C par 
Par moi vous mande drois empereres Karles G'a cest besoing 
li soies secourables Et si vos mande Guillaumes Fierebrace 
Quel secoures por Dieu l'esperitavle — 337 B O. il prioit 
Jhesu l'e. — 338 C Qui vous d. — 339 A S. droit se.; 339-42 
remplacés dans C par Voir dist Guillaumes g'irai parler au 
pape Et a saint Piere ferai pèlerinage — 342 B d. si li tent le v.; 
jB"2 ajoute En seurriant a resgardé le pappe — 343 B s. drece 
sus; 343-377 (laisse xvii) sont remplacés dans C par la laisse xv 
{voir ci-dessus, p. 91) — 344 B^ le p. — 345 B g. quens — 
346 B D. moi sire porriez moi (5' p. me vous) a. — 349 B' e. 
destruiz — 35i B fi. s. cortoise m. — 352 B E. (B^ Bien) t. 
m. ont pris d. p. — 353 B s.l. i p. — 355 B Contre t. r. qui 
s'osera drecier — 356 B B. l'entent s'en fu molt courociez 
Ou voit son oncle s'el prent a a. — 357 B O. dist il e. — 358 
B^ Que m. — 359 B M. b. n. p. D. le droiturier — 36i B II 
n. — 363 ^4 otnet le /er et — 364 B p. la terre gaitier — 367 
B e. m. (B-i vilz) li messagier — 368 fi' Q. i. la le m., fi2 Q. 
ja i. la c. m. — 370 B^ h. destrous e. — 371 B f. de .ij. espiez 

— 372 B Q. l'e. puist bien c. a {B^ au) m. — 374 B a. soions 
preu et legier — 375 B Et du défendre ne soions pas lanier 

— 376 B^ R. lors n'o. — 377 B P. sont d. g. paien sont c. m. 



V. 3 11-44- 9^ 

— SjS A^B Au m.: ,4 f. Guillclmes a. — 37g C f. et preus 

e. s. — 3So omis dans A — 38i C C. me s.; A C. n. ferons — 
383 A Ge s.; B V. s. c. — 386 omis dans B; C tant roi — 38S 
5' q. e. g. d. a., B'^ qu'est conduitour d. a. — 389 C Se p. 1. 

f. hui s. V.; B faites c. — 390 C m. et le jor compenage — 
391 B E. p. f. t. c. es iB' tu es) souz eage; C t'est c. — 392 
AB q. te s. — 393 omis dans A — 394 B Qu'en s.; C Toz s. q. 
a t. — 395 C p. a mis t.; B p. sera tes héritages — 3g7 B nous 
s., C V. fera g.; A s. vo g. — 398 B A. D. d. — 399 B O. 
(B' Aine) soldoiers n'ot soldées s., C Ains chevaliers n'ot 
remède s. — 400 C O. ncl 1. p. l'onor de Cartage. 

401 C s. félons n. a.; B n. fier n. a.; A n. fol n. sage 

— 402 B Que n. m. v. a c. g. [B^ paiens) c; C n. m'en 
V. — 403 C a. querre v. — 404 B- e. tout l'a. b. — 407 fi' et 
puis l'elme après 1., B- et après l'yaume 1. — 408 5' l'e. a la 
renge d.; B- l'e. qui la renge avoit large ; C Et avoit chainte 
l'e. bone et large — 409 B a. b. e. mi 1.: A a. l'auferrant e. 

— 410 B Et il i m.; 5^ q point l'e. — 41 i-i3 omis dans C — 
412 B En son poing prent u. — 4i3 A d'o. une enseigne de 
paile — 4i5 fi C. d. g. a. e. — 416 B l'a. ce savrez s. atarge, 
C l'a. bien le sarai retraire — 417 B .nii. .m. homes; 
C s. lacies les ventailles — 418 C As fors espiels as espees 
q. tallent — 419 B^ Et dist 1., B'^ Li quens a dit; C c'e. 
bone c. — 420 C A. le fait; B A. 1. f. sire apostoiles sages 
Et en après [B- E. a. ce) trestoute 1. p. — 421 C Q. lor t. — 
422 C E. c. respondent raison e. c'o.; A 1. sache — 423 C P. 
trestot R. s'aroutent 1.; A acueiilent lor voiage; B s'arouta 

— 424 C f. tost furent e., A^ f. et venu e.; A^ f. et tuit e. une 
p. — 427 C Q. hui c: 427-35 omis dans A [bourdon] — 428 B^ 
p. sera s.; fi- p. sera s. héritage — 43o C 1. fera guionage — 
43i CL. s. leva c. en son estage N'i a celi qui n'ait félon corage 

— 432 C E vers 1. g. et o. et maie — 433 B S. c. issir durent 
devers la barge — 436 omis dans C; B g. le b. — 437 A l'a. aufage 

— 439 C e. sa neif e. sa barge, .4 a s. n. e. s. b., B e. as n. 
e. as b. — 440 omis dans C; B E. s. g. genz q. s. ci d.; ^ q. s. 
sor cel rivage — 441 C 1. g. chité d. Trapes — 442 C N'i re- 



94 VARIANTES 

manra — 448 B a. q. .j. sol d. v. — 444 omis dans C ; B t. de g. 
lignage — 445 B 1. face; omis dans A- — 4465 Et cil [B^ il) s'a. 
t. o 1. ala .j. a. ; Cl. s'en vint .j. a. — 447 omis dans B ; C D. 
si as osts d. rien n. s'i a.; /!• n. se targe — 449 B^ Point n.; 
A nen e. d. qu'il 1. f. — 451 07nis dans B; C Et l'arcevesque 
et l'apostoile et l'abe — 452 C S. dist i. j. s. icil m. — 

455 C Car r.; B Q. retraiez a v. n. e. v. [B- e. a v.) b. — 

456 omis dans C ; A s. aornable — 457 omis dans B-: A d. 
tôt 1. t. — 458 ^4 n. c. n. chasce; 458-61 omis dans C — 
459 .4' omet sol — 460 5' muirent — 461 omis dans B — 462 
B^ Le roy resp. — 463 C G. es v.; B v. a m. — 464 C Qu'e. 
m. ancestres e.; B Q. m. a. le fist en son eage ; A omet et — 

465 omis dans C ; B R. ot a non (5' o. n.) e. rois Jules C. — 

466 B ce m. e. ce p. e. c. b., C f. c. p. e. c. m. e. c. barjes 

— 467 C p. les p.; B ce pilier, .4- cel paies — 468 i^ Q. a D. 
torne t. a hontage; C La loi Jhesu meterai a hontage — 469 
omis dans B*C ; B- L. c. qui s. s. Père et son ymage — 470 
A a. si f. m. amiables; B f. si e. — 471 C Si v. e. p. l'onor 
d. C. — 472 A Congié d. n'i a fait arestage; C a G. le sage — 
473 A P. Sar. moût bon c. 1. b. — 475 C s. apostoiles sages 

— 478 C adoubé d. — 479 B^ G'e. prendrai .).; C .1. en a. d. 
m. r. yretage; A d. molt r.; A* r. barnage — 480 ^2^1 1. 
metons; C 1. meterons en p. — 481 B S. vous avez n.; 
Cap. qu'il li f. — 482 B p. nul b., ^ p. vasselage — 483 A R. 
conquis en her., C R. tôt q. l'ir.: 5' q. en her. — 485 C v. 
une maille — 486 A-B* omettent de — 487 C Toz m. .iij. f.; 
^4' recevez — 489 C A. le p. a .j. a. fustage; B p. andeus si 
qu'on le sache — 490 B r. taie — 491 A p. Tonor d.; B p. 
l'o. d. Cornoaille — 493 A Qu'a, ot, B Qui fu armez — 494 
B q. miex n. p. baillier s. a.; C n. p. p. arme — 496 B- O. 
set; AB D. lor v. — 499 A^B- c. nel v. — 5oo C Q. .ij. ho. 
vous c; A'^ .']. home; B ho. c. desraisnier; A ho. nos poons 
emplaidier. 

5oi C Ton compaignon v. — 5o2 B v. home c. — 5o3 B 
r. or e. — 504 C Gorsaut; B Gorsult le fier — 5o5 B L. e. 
h. et noir c, C Devant le roi h. c. — 5o6 B come feus e.; 



V. 443-570 95 

C c. c. el b. — 507 omis dans B: C L. t. ot 1. — 5o8 C E. 
les iex o. demi .j. grant p. — 509 .4 d'espaules a. — 5io C n. 
pot estre sor pies — 5i2 C hom q. t. q. — 5i3 C q. tu i.; 
H qu'es si h. r. — 5 14 .1 i. servir D.; B S. dist i. a celer ne 
vos quier Ge doi servir damedieu a. m. — 5i5 B q. de 
n. touz e.; .4 e. chier — 517 C Q. v. v. nés; B o. f. {B'^ en 
faciez) reperier — bi% B donroie; C t. d'un m. — 5ig i^ re- 
maindroit; 519-21 omis dans C — 520 B a. vaillissant .j. d. 

— 523 A Q. d. nos o. ici p.; B Q. (B^ Quant) d. m. osas d.; 
528-4 omis dans C — 524 Z^' f. irié — 525 B^C .]. effondre; 
B'^ .']. f. de son c. — 526 C T. li f.; B n. l'en p. — 527 A l'o. 
ars; B Et sachiez bien D. f. \B- fait) q. — 528 A- m. ci n.; 
C m. n'i ot que atargier; B^ Quant est es cieux n. veut jus 
r., B- Qu'es ciel se tient jus n. veut r. — 529 omis dans C; 
.4* poroie; B La n. |B' n'en) puis je s. — 53o C p. aidiés — 
534 C Q. j. 1. fus — 537 C et il avra le chiel — 538 .4 ccl t. 

— 539 C f. jou e. — 540 A L. c. qui chantent a c; omis dans B 

— 541 fi' q. sers droit ou m., B' q. le sers el m. — 542 A F. 
ardoir s. c. enbrasicz: C c. de f. — 548 C 1. ciés; fi^ q_ ^q^ 
f. c. sus le b.; 5' f. c. jus ou b.; A el foier — 545 C e. est e. 

— 546 C prisent a c. — 547 B P. s. sépulcre; C esragiés — 
548 A que sor t. e. ses p.; C t. e. desor p. — 549 omis dans B; 
A Quant f. d'e. n'i a D. e. Ou que ne font la terre soz ses 
piez — 55i A q. le mont doit jugier, B- q. f. crucefiiez; /?' f. 
poiez — 552 B ajoute A ces paroles n'i vout plus atargier Li 
apostoiles ainz s'en volt repairier — 554 C li baille — 555 
B- Dusques a; C D. si au Toivre ; A les c; fi a R. ne voldrent 
delaier — 556 B G. les encontra p. — 557 fi Si 1.; C p. 1. frain 
du destrier — 558 A' S. font i., C S. dist i. — 559 B^ Or m. 5 
B V. vous l'a. — 56o C R. calengier — 56i omis dans C; B a. 
vous apaisié — 562 AB Oïl b.; C b. frère; A-B- c. nel v.; B 
ajoute Je vos di bien par Dieu le droiturier — 564 B R. ne 
O. — 565 C Huie e. Yvore; B* Hardez e. B., B' Hardrez e. 
B. — 566 B e. Naymes au vis fier — 567 C Estors d. L.; B e. 
le Danois Igier; A c. Gaificrs — 568 B^ Et avec touz Garin; 
/) Guerin, .4 Gautier e.: C e. Englehiers — 570 A E. s. es- 



gÔ VARIANTES 

toit; C A. au vis fier — 571 C g. frères; A Et v. bon p. q. fu 
bons chevaliers — 572 C f. li vallant c, A q. font tant a 
proisier — SjS C N. l'oseroie; B l'o. de b. — 574 B G. beaus 
pères c. q. i. — 575 C b. que faus e.; B ajoute Sire apostoles 
dist G. li fiers — 577 A Quanque i.; B m. ne a. — 578 A Puis 
ne p.; B N. ne le puet grever ne damagier Ne si ne puet en 
nul lieu perillier — 58i ^ .x. — 582 B Gombatrai mi — 583 B 
S. D. i V. n. 1. avilier — 584 A puisse — 585 A s'i. nos v.; 
C m. ne a. — 586 A' N'a sor c; B m. puist damagier — Sgo- 
91 omis dans C — 592 B^ t. soies J. t. veulle a.; C t. aies 
Diex t. puist bien a.; A Dex t. p. a. — 593 B Q. tu a. tel 
p.; C Q. e. 1. as fiance e. d. — 594 AB^ aporte, C aporta — 
595 B Hors de l'a. le font traire et glacier; C e. a f. desro- 
cier — 596 C fait a. c. baillier — 597 C fait c; A sor le h. 
vergié — 600 5' N. f. mais hom ; A quel p.; C N. f. nus 
hom qui le p. e. Ne de son cors honir ne vergoignier. 

601 C N. m. portant; B N. m. [B^ Fors que) sanz plus 
l'espas d. .ij. {B^ .iij.) d. — 602 A f. cuens ; C p. maint 
recovrier — 6o3 A t. remonte, C m. el a.; B s'en m. 
(5' monta) s. l'a. courssier — 6o5 B Entre ses poinz, C En 
s. p. tint u.; A p. son r. — 606 B^ Dusques a.; C Des espé- 
rons n.; A n. se v. — 607 A* l'esgarderent, .^2 j'esgardoient; 
C r. Sarr. a. — 608 A l'a. ci a b. — 609 C c. e. affaitié. — 
610 B p. bien d. — 611 Cf. l'e. anqui a. c. — 612 A n'avra 
son cors m. — 6i3 B ajoute Touz les avroit maintenant 
detrenchiez — 6i5 C r. fu c. — 616 A q. est s. — 618 C v. 
ester b. 1. s. li e. — 619 B Gorsut 1. mien dru; C Gorsaut 

— 621 B Poi m'aidera; C Poi mosterra Mahomet les vertuz 

— 622 B S. cil n'estoit p. r. Gorsut {B^ Gorsult) v.; omis 
dans A — 624 B V. a l'e.; A e. ses d. — 626 C V. les F. s. 
cel t. aparu; fi' t. lassus — 627 C S'e. quel r. n'a t. quel r.; 
A Sel requérez n'ai; B Ton cors requiert n'a t. qu'il enfuit 
{B^ qu'aille ensus) — 628 A m. iert — 629 A q. le v.; B v. 
n'i. j. — 63o A a. n'i ait p. arestu {A^ atendu) — 63i B .vi. 
amirant i sont tantost courus; C e. .iiij. dus — 633 C M. 
itex a.; A ge c. n'en ère p., B^ n. croi que il sont p., B^ ce 



V. 5-/ 1-686 97 

croi ge n'iert il p. — 63^ AB S'u. autres hom ; A l'e. el d. 
V., B en son d. 1. e. — 635 S' Ne s'esmeùst p., B- N'alast 
o tout p.; C l'o. c'onques f. — 636 C Corsaut aportent ses 
armes H paiens ; B Quant armer voldrent le paien a. Q. r. 
l'en (/?^le) meinent sanz targier — 638 BC Desoz 1.; C br. le 
bl. — 639 C ^1 ^'"^iï ^'^- <^- ^- li ^•- -6-trencha — 640 omis dans C 
— 641 C e. s. elme 1.; B e. s. dart afaitié — 642 A e. s. cou- 
teaus d'à., B e. .q. bien forgiës — 643 B Si dart estoient 
empené p. 1.; C e. p. 1. a. — 645 B c. chier — 646 C c. orrés 
desraisnier : B d. et si outrecuidiez — 647 ^4 n'i ose o. ^ 648 
C Fors que i.; AB N. m. celui — 65o ^4 Maces d. f. a l'a. 
de d. (A^ del destrier) — 652 A-B u. e. de quartier, C une 
targe d'acier — 653 omis dans B: A- Te. a ormier — 654 ^1 M. 
arc ne 1. n. d. point b., C M. d. 1. n. d. ains b. — 655 B a. 
tu b., C l'ot on b. — 6b6 B p. gaaignier — 657 B cil c; 
umis dans C — 658 C Nel ratendroit n. — 659 C Devers 
s. o. commence a aprochier; B s'est li Turs adreciez; 
659-60 intervertis dans A — 660 B En haut s'e.; B ajoute 
Oncles dist il faites apareillier — 661 A Le seneschal ; C f. 
toz a. — 662 B m. et corner 1.; .4 a. a m. — 663 B P. cest 
1'.: /)' n. les e. d.; .4 si ni'é. avancier — 665 B Q. vous 
n"i.; C Q. ne venriés — 666 B 1. ruis a. — 667 B li p. u. 

c. paier — 669 B- d. que m. — 670 B P. s'e.; B^ t'en p.; 
B ajoute A ces paroles ne vout plus delaier — 671 omis dans 
A — 672 .4 Tresqu'a Mahoni l'o. p. convoie, B C. l'o. 
{B- l'ost) a Mahom qu'il ot chier — 675 B'n. ne d.: C r. n'e. 

d. on m. — 677 B c. il a, C c. la a — 678 B Com p.; A Molt 
p. e. preuz p. p. a. — 681-82 B De rien qui soit ne le vueil 
empirier iMiex l'ameroie se le puis gaaignier Que ne feroie 
tôt le trésor Gaifier' Diex quel vassal com il fait a proisier 
Itex paroles n'osast nus desraisnier Qui cel deable veist vers 
lui brochier Mais il est voirs et le vueil tesmoignier Miex 
vaut .j. hom preuz et hardi z et fiers Que ne feroient de couarz 
.). milliers — 682 C nen e. c. — 683 7:J f. sus 1.; C s. un t. — 
f'»84 B' a. armez e. c, B- a. iert molt bien c; ^1 a. vestuz 

e. atornez — 6SS B t. abrievé — 686-87 intervertis dans 

IJ ('.iiyuiumLii- l.iioïs. 7 



98 VARIANTES 

C — G87 B Errant d. d. d. abricvé — 688 B Vers O. a. s. 
chief t. — 689 B p. dist d. si g. — 691 C d. de b. — 692 
B^ Chescun matin — 693 B d. le peùst e. ; ^4 J. par d. ne 
seroit encombrez — 694 B Li quens G. prist D. a reclamer 

— 695 A G. pères; B q. de virge {B* mère) fus nez — 6g6 
B Q. f. ciel te. a t. v. — 697 B d. touz lez — 699 B 1. meïs 
osteler. 

701 C F. du p., A^ F. .j. p.; B F. que .d'u. seul cil 1. f. 
deveez — 702 C Cil e. manga — 708 C q. ne p. aler — 704 
C c. sevrer — 706 C t. seoir e. 1.: A F. en t. v. e. 1. — 709 
AB^ d. li f.; C ajoute : D'avoir ynfer quant l'ame en dut aler 

— yio B R. n'en istra n'i couviegne rentrer, A R. n'i venist 
qui (A^ qu'il) n'esteûst a. — 711 C De cels q.; A D. d. cel p. 
c. q. ainz f. n., B D. tout le p. q. d. ceus (i?' ce) f. n. — 712 
omis dans A; C Ains v. v. — yiS C a. de lundi f.; AB f. en 
l'arche definer Par le déluge (B De la lignie) ce fu la vérité — 
714 AB e. s. que N. — 715 CE. s. doi f. c. i o.; fi f . o lui c. s. 
p. — 716 B 1. mont restorer — 717 C e. la terre p.; B fe. ot 
e. l'a. posé — 718 B Et de cest {B^ ce) s.; C De c. lignage 
q. la furent gardé — 719 C" t. a d. — 720 B c. aombrer — 
721 B d'o. refu t.; A d'o. ne f. tiex c. — 722 A s. cors q. — 
724 5' plaist i.; A i. bels sire a — 725 C T. vraiement ; B T. 
droitement a 1. n. du {B' d'un) N. — 726 A S. Anastese, B S. 
Honestasse ; C S. Anestase qui v. revit 1. — 728 A* \. donastes 

— 780 A d'e. esmeré, C d'e. par verte — yii B f. râler — 785 
A .iiii. .XX. mille t. li c. 1.; C m. estoient par verte — 736 
ojnis dans A — 787 A P. t. alastes — 788 B E. es deserz a. 
tu j. — 739 omis dans C — 740 omis dans B; A^ 1. pener — 
741 B A ice jour qu'o. dut p. (fi^paumiers) p., C A bêle p. 
que o. d. célébrer — 742 B Adont v. p. sire D. (B- p. biaus 
douz s.) a a.; C vrais D. estre honorés — 743 B- Enz e. Jhe- 
rusalem — 744 A o. qui furent definé, C o. ce fu grans sim- 
pletés; B o. la vous convint aler Vrais Dieus de gloire 
q. f. d.; 52 ajoute Les feuls juïs pour vous la honorer Mais 
ce vous firent puis molt chier acheter — 743 C dont c. f. s.; 
A c. f. la vérité — 748 A^ f. ostelé — 749 A Mazelaine — 760 



V. 687-817 99 

C V. sor 1.; A qu'el n'o. — 75 1 C Des c; .4 D. chères 1.; A* a 
V. — 75-2 C c. les pies ressués — 753 A* li fu — 754 C vers 
V.; A V. la c. — 755 ^* Qu'il, A^ Qui; C ve. ce fu g.; B g. 
fausseté — 756 B' den. dont ce fu foletez, /î-den. par deses- 
perauté — 757 C Et en après fu a. j. \.: B a. ]. délivrez — 
738 A e. arestez, B e. encombrez — 759 B^C Dusqu'au, 
B* Jusqu'au; B q. jorz f. a. — 760 ^4 Quant e.; B Q. il v. 
f. sus u. t. m. — 761 B M. en calvaire — 762 C f. une g.; 
B- A vos espaulles vos i f. p. La sainte c. ou vous voudrent 
poner — 763 A mo. cruieus a. — 764 B u. pie — 765 B Q. 
n'i f.; .4 fu. f. ou (.4' et) escopez; ij' et f. et h. — 766 C vo 

c. posés — 767 omis dans C; B En v. c. m. clos fichiez 
et boutez — 768 B q. iert b. aïrez — 7C9 B m. mes v. — 771 
B Après la lance en raia le s. c; A l'en a as poinz colé 

— 772 A S. u. en tert errant vit 1. — 775 C e. lui Josoé; 
B'^ Joseph — 776 .4 Furent venu c. 1. provc; B Qui a Pilate 
vous avoient rouvé — 777 .4 c. orent; C c. fisent le vostre 
cors oster : B m. descloé — 778 B s. vous c; C et couchier 
e. poser; .4 c. et levé — 779 A j. surrexis corne Dé — 780 
A enf. le grant chemin ferré; B* c. trovez ; C Brisas ynfer 
n'i ot pooir Maifés — 781 ^4 e'. eûstes gité, B e. vousistes j. 

— 783 B- v. douz r. — 784 C qui n'i s. — 785 B Je d.; A Qui 

d. c. e. cel m. — 786 B* p. e. fabrez — 787 C S. M. et car 
me s., S' S. M. mère Dieu s.; B^ He mère Dieu hui si me s. 

— 789 B* Que m.; C s. il r. — 790 B Seigna s. chief {B^ So. 
c. se.l si est en piez 1.; A^ v. en est atant 1.; o?nis dans C — 
791 C 1. desreés; B 1. touz armez — 793 A garde n. s. c. — 
795 B^ G. a dit dirai t'en v. — 797 5' Que m. consante, 
B' Qui hui m'aiut — 798 C Q. il t. — 800 B- a. trop f. 

802 C p. e. c. V. m. t. — 804 B Se i. — 8o5 B Molt t. s. 

— 806 B fol penser — 809 B d. avoir e. r. — 810 ^4 P. te 
dorroie q. n'ot tes p. — 812 B^ Quar j. p. m. n'i. m. D. 
vilané. C J. li miens D. n'ert p. m. d. — 8i3 ^4 T. molt i. 

— 81 5 B Comment a. n. garde nel m. c; C n. n. le m. dois 
celer — 816 fi' Et d.; B^ Ce d. G. j. en o. verte; oinis dans A 

— 817 omis dans A; B Que {B- Car) p. n. ho. n'iert ja m. — 



100 VARIANTES 

8i8 B^ G. de Nerbonne sor mer, B- G. de Noirbonne suy né ; 
C m. au cort nés — 820 A E. H. est m. m. al v. c, B E. H, 
la dame o — 821 ^ Brebant; B B. l'alosé — 822 omis dans A 

— 823 otnis dans C; B ajoute Gel d'Anseùne le gentil et le 
ber — 824 AB Buevon, C Bueves — 825 omis dans C; 
B F. G. qui de nous est mainznez; A^ d'A. la cité — 826 
jB2 Et e.; A 1. chaitis A. — 827 omis dans C; B 1. souz f. 
cheminel — 828 C Qui e. — 829 B s. destruit — S3o A v. 
geste — 83 1 5 l'o. le sens cuide desver — 832 omis dans C; 
B 1. grenons 1. Dist a G. que n'i a demoré — 833 C tr. 
parlé — 834 C Li tiens 1.; A Que mon lignage as m. et 
craventé — 835 A l'apele f.; B L. S. que li cors Dieu cra- 
vent En a. G. f. — 836 B f. hardement— 838 B s. dedenz 1. 

— 839 C La j.; A n'o. o. .j. a. — 841 C T. les m.; B m. et t.; 
BC tout vo sacrement; A m. et vostre sacrement — 842 C Vo 
mariage; B^ e. vostre e.; ABC esposement — 843 B ge 
pas ; C m. nés c'u. — 844 otnis dans C ; B e. grant f. A grant 
tort l'a qui desus lui la prent — 845 omis dans A — 846 B'^ 1. 
ne vaut plain poig de vent; B* t. jo tout a vent — 847 B- Quar 
M. c. s. molt de gent; B ajoute N'est c'une ydole qu'est 
{B* omet qu'est) fausse et décevant — 848 ^ p. a Deu o. 

— 849 A II v. e. t. ce sevent moût de gent; B 1. 1. non Dieu 
anonçant; C m. praietant — 85o 077225 dans CB' — 85i 5' b. 
tant — 852 B- Li m. le vis v. — 853 077775 dans CA- — 854 C p. 
vous m. — 856 BC c. tout vraiement — 858 A P. que 
•n'en or. on. t. t. p.: B P. que n'en ont t. — 859 B Qu'en 
ton lignage a m. — Sho B ci p. moût s. — 861 077775 dans C ; 
B m. si V. — 862 A S. tu v. f. d. 1. m. bonement — 863 A m. 
erraument, C m. maintenant — 866 A En m., 5' Ou m,, 
B' Hom m. — S67 B A ces paroles G. plus n'atent Ainz est 
montez tost et delivrement — 868 B Qu'e.; A' b. ne a.; C n. 
s'i p. • — 870 B Son e. prent — 871 A' L'ante ; B L. en frémi; 
C L. avoit roide et l'e. — 872 A l'esgardent; B l'e. molt for- 
ment; B^ ajoute Li glouz oui Diex envoit enconbrement — 
873 A d. soef ; B^ q. nului n. l'e. — 875 A f. maltalent; B C. 
■François e. d. m. grant h. — 878 B J. eûst p. — 879 C D. 



V. 818-929 '0' 

vassal d. Corsaus; ij' Corsus, B- Corsult — 880 /!/>' te d. 

— 881 A C. en R. néant en he. {A* en l'e.), B C. noient en 
R. en he. — 883 B Ge te di bien comment que le plct aille 
Combatrai moi a toi en ceste place Sus mon c. et de 
mes bones a. — 885 A'^ R. voée au père Karle ; B n. e. 
large — 886 A T. R. de ci que en Arabe; B Et Lombardie 
et trestoute T. — 887 A 1. ponz e. li arches; C est 1. a. e. 
li arches; B est 1. pors e. 1. rivages — 888 omis dans C; 
B E. l'a. de d. — 889 A 1. turs — 890 A^ Q. si p.; C Que p. 
f. V.; B Qui V. a. p. f. Te. — 891 A^ D. i. e. d., 5' D. e. li d. 

— 892 A f. m. très b.; C m. bon a. — 893 A P. t. escu e. 
autresi t. a. — 894 A j. ne s. — 8()5-96 intervertis dans C — 
896 A o. le p. faire e. — 897 B- Lors d.; B^ me t., C m'a- 
targe — 898 .4 c. broche — 899 C q. molt e.; B q. c. et g. 

— 900 A a estraintes. 

i)o.> B ']. verrons 1. — 9o3 B^ O. aille a t. — 904 B d. bon 
certain c; C d. m. dévot c. — 905 C n. amaint — ■ 906 
otuis dans C; B* ajoute Et il respondcnt bien est drois 
c'on le face Tous li clergiés envers terre s'avale Et cil des 
murs de Romme et des estages Tuit prient Dieu le père 
esperitable Qu'il lor ramaint G. au fier courage, et répète 
T. s. e. s. d. R. 1. 1. — 908 5' p. atarge, C p. s'atarge — 
909 C c. point; A h. et 1. r. — 910 C B. 1. hanste et l'e.; omis 
dans B — 911 B p. el mileu de la t. — 912 A L'or le v.; C T. 
e. vermel c. 1. f. li t.; B v. e. f. trestout t. — giS C L. bon 
h.; A 1. rompi — 914 omis dans C; A va. .j. paile; B* n. 1. 
vaut .j. maille — gi5 Ce. l'enseigne li enpale — 916 A d'à. p. 
peùst l'en une chape, C d'à. p. en pert bien .j. espane — 
917 C Pendus del f.; A P. au f. q. s'e. fust pris b. g., 
B' Qu'on la veïst hors q. se p. g. — gi8 B l. dir; A v. s'en 
passe — 919 B Son b.; C e. fors d. — 920 B'C Ains 1.; 
A Qu'ainz 1. p. n'e. p. s. estage — 921 omis dans B — 922 
B*C j'ai f. — 923 B' Il e. trop f. — 924 B en tel b. — 925 
omis dans C; B Q. g. entrai u. m. e. cestui flage — g26 omis 
dans B; C M. pr. poi — 927 B Sachiez de voir g. 1. t. a f.; 
C 1. retieng a — 928 B Ne q. sus m. — 929 omis dans C ; 



102 VARIANTES 

A Qu'ainz, -B' Qu'aine; B m. por — g3o B qu'a p. que il 
n'enrage {B^ n'esrage); C que il n. p. — gSi CB^ de r. — 
933 B p. ot f. —934 A a le fer t. h.; C fors — gSS B T. 1. 
gorge; A T. l'issue 1. d. d. cors; C 1. desront de son c. — 
938 omis dans C ; B D. garisse t. — 939 C Si. sa. Pieres; 
B* s. aidanz a., B^ s. aide a. — 940 C G. entendi bien 1.; 
B* e. lor m. — 941 B q. 1. randonne t., C "q. l'emporte molt 
t. — 943 B'^ p. sus l'escu — 944 B 1. desr. e. desm. e. — 945 
A b. 1. avoit mise hors; C v. .j. fort — 946 B m. p. m. le 
Yuit d.; 946-7 omis dans A — 947 C f. fors — 948 ABC D. 
mendre p. — 949 B Voit le li Turs onques plus grant (B^ o. 
greigneur) duel n'ot; C n'est remués ne tors — gSo B Tout 
maintenant a — gSi B^C le lance; B 1. molt t. f. (B* t. tost) 

— 952 B q. (52 com) f. que l'en ot; Cf. q. carot — 953 B 
se baisse; C qui p.; A qu'il ot p. d.; B p. ot d. — 954 A s. 
1. col; B Sus l'a. 1. f. enz ou d. Ne l'empira la montance 
d'un tros {B^ d'u. poil) — gSS C Que l'armeùre ne li valut 
.ij. clos; B^ qu'en c. ne l'ataignot, B'^ qui n'atainst c. ne os 
■ — 956 B^ tournastes; B s. Pol, C s. Job — 957 B Garis 
mon cors (£2 Guérissez moi) de damage et de mort; A ne 
m. encor — 959 A Le bon e. — 960 omis dans C; B^ r. si 
ques a — 961 B Puis d. — 963 AB^C Ainz m.; C t. des- 
truison — 965 B Q. (B'^ Que) desus m. 1. ai doné tel d. 
Qu'il me ferist avant sor mion blason Lors n'i fist plus 
li Turs d'arrestoison — 966 B'^ d. trenchant a; 5' d. a p. 
trenchant a s.; A m. tenoit li gloz félon — 967 B l'envoia 
d. — 968 C c. si c. u. a. — 969 A 1. glouton — 972 C Par 1. 

— 975 C r. et s. — 976 omis dans C ; B G. sire — 977 A t. et 
1. — 978 A 1. closis e.; B^ s. c. terre e. — 980 B'^ d. voir; 
B 1. set on — 981 C En p. — 982-93 0772/5 dans C — 983 
A^ F. du p.; B'^ p. dont fu deffension — 984 BU e. m. n. 
lor fist s. — 985 B^ Quar il e.; fi' Et il e. o. s. bien lor g.; 
A o. maie rendation — 986 B f. enz e. p. B. — 987 B Que 
tout s. — 988 B Après biax (B^ douz) sire f. — 989 B Et de 
l'a. — 991 B f. ramembroison — 992 omis dans B^ ; B^ Cres- 
tien qui aourent vo saint nom — 993 B E. herberjastes — 



V. 9?o-io65 io3 

994 B- f. gent p. — qqS B Q. sus v. p. m. s. u. a. b.; 995-98 
omis dans C — 996 B Si p. sire p. — 997 B 1. sire p. — 1000 
B La V. 

looi C d. ot des juïs félon — 1002 B- Enz en 1.; B m. sanz 
reson; ioo2-3 omis dans C — loo^omis dans B; C surrexion 

— ioo5 C montastes — 1006 A Nos v.; C De vous v. 1. — 
1007 .4*5' assembleront — 1008 C Lors n.; B Ja n'i v. — 

1009 ^ J^ ^''- ^- P^"- ?•• ^ ^^'5 ^- P^- '^'^- ^- — ^°'° ^ ^" ^^ 
evesques — loii omis dans C — 1012 omis dans A; B Fel ne 
(5' et) trichiere — ioi3 C omet as — 1014 C iMesmes s. — 1016 
.4 G. J. — 1017 £' 1. feme, B^ 1. famé; A La Magdelaine 
feïstes le pardon; 1017-21 omis dans C — 1019 A Symon 
meïsmes, S' E. Symomague, B^ E. Symagogue — 1020 B^ en 
.). b. — 1022 A*B omettent c' — 1023 A d. honte e. — 1024 B* 
m"o. le S. — 1026 A s'a. p. a s. gambeson ; B Et s"a. qui 1. p. a 
Tarçon ; C 1. vient a — 1027 A Maces d. f. voi pendre a; B'^ 1. 
repent au'giron: B* s. giron — 1029 B t. est fort le glouton — 
io3o C Corsaus 1. d. .ij. m. p. traïson; fiCorsus; A p. retrai- 
çon, B- p. traïson, B* p. contençon — io3i B"^ d. lyon — io32 
omis dans C; B^ m. es tu b..; A^ s. bien c; io32-58 omis 
dans B- (bourdon) — io33 5' D. l'escremie me semblés 
bien Breton — io34 omis dans C; B* M. de tes a. — io35 
i4' L. retorna; A le d. — io36 omis dans A^; B^ T. a l'e. 

— io37 B* F. en G. — io38 iî' n. de l'e. — loSg B* T. 
l'a. et 1. c. li ront: 1039-43 otnis dans C — 1040 omis dans 
B* — 1043 B^ p. de devant l'a. — 1044 B* c. en a f.; C Et 
fist .ij. pièces del destrier aragon — 1045 A d. grant r.; 
1045-46 omis dans C — 1047 C h. de puins a. — 1049 -^ ^• 
tint J. — io5o A p. desus; B* c. dessus son e. — io5r C t. 
estoit e. p. — 1054 \B' a. a bandon — io55 A^ L. meillor b. 

— io56 C valissant .j. bouton — 1057 B* Corsus; A .ij. m.; 
1057-8 omis dans C — io58 B* d. lyon — 1059 B Trestout t. 
c. n. V. .j. bouton — 1060 A a haut t., C a rion (a j ton?) — 
1062 C socourés vo baron — io63 C 1. raenchon — 1064 C Et 
t.; A p. t. con n. — io65 A dit; B N'i a. m. n. m. n. 1. Tout 
destruiront li encriesme félon Ja n'i avra qui nos soit garison 



104 VARIANTES 

Adont plourerent de duel maint haut baron — 1067 B t. a 
pie; C a. en 1. — 1068 A qu'ot perdue — 1069 AB De s.; 
B o. copé — 1071 C A p. vient s'a la m. entesee; A a des- 
trossee — 1072 A E. G. revient — 1078 B A. escrie c. lisse; 
C c. louve — 1074 C c. hastent — 1075 C s'a la t.; otnis 
dans A — 1076 C L. T. le f. — 1077 ^ 1. a route et faussée 

— 1078 B Près de 1. b. 1. a fait tele entrée (B* corree); 
1078-82 C E. 1. bouce 1. a tele donee Que s'il n'eûst la teste 
enclinee — 1079-80 B C'uns esperviers y entrast d. v. Li 
quens le voit s'a la chiere enclinee — 1081 A Qu'e.: B E. 
(B^ Après) 1. h. e. 1. m. coulée — 1082 B L. c. b. et la 
mace est passée Se ce ne fust c'est (B' f. par) vérité provee — 
io85 B R. ont fait une escriee — 1086 B q. f. sire s. P.; 
C l'a. qui s. Pieres est l'ère — 1087 B* c'est m. — 1089 A 
v. et ge a.; B n. com j'a. — 1091 B f. moût forment c. — 
1092 C Mais d'; A omet s' — 1093 5' Quant L, C Com L; 
B t. esté e. — 1094 B'^ t. longuement — loqS A Que s'i. — 
1097 otJiis dans B; C ajoute II serroit mes Loey provendier 

— 1099 A 1. corrociez — iioo B'^ O. qu'il le v. 

1 102-5 omis dans C — iio3 ^4' Qui s. — 1 104-6 B Je sai 
moût {B^ très) bien n'en porras reperier En ton pais ne retor- 
ras arrier Je t'occirai cui qu'en doie ennoierTrop longuement 
me fais ci bataillier Et demourer por Mahon que j'ai chier — 
1106 C A t. — 1108 C M. s'esmervellent comment ai tant 
targié — 1109 B s'a. sus s. — 11 10 B- Droit dev.; C Par dev. 
1. 1. v. encafigier — 1 1 12 iî' s. cuida c. — iiiS .6 f. a point; 
C s. cors empirier — 1114 5 L. r. feri q. (S^ qui); A r. ne le 
volt (^4^ velt) e. — iii5 C f. d'or entailliès. Ici commence A^ — 
1 116 Ce. fait jus trebuchier — 1 1 17 5 Si a trenchié — 1 1 18 
B 1. fîst si e. (5' esloignier) ; ^4 c. c. il empirier — 1 1 19 .4 f. 
1. chevalier — 1121 07nis dans A- ; B^C pot r. — 11 22 A'B 
G. or ai; A n. trenchié — ■ ii23 A^ m. rois Loys p. — 1124 
C N'a mon lignage ne sera r.; B n'i a. recouvrier; B ajoute 
Dont passe avant li vaillans chevaliers — ii25 C S. branc a 
f. de son fuerre s.; B a hors de ses armes s. — 1126 07nis 
dans B — 1127 J5' m. franc guerrier, B- m. nul guerrier — 



V. 1067- 1200 io5 

1128 A S. 1. cors — ii3o C n. p. qui tôt a a jugier — ii3i 
A n. V. mie a.; B n. se v. plus targier — 1 132 B d. mains; B* 
saisist — 1 133 ^4. r. sanz point de l'e. {A^ d. l'atargier); B ne l'ot 
s. d'e. — 1 135 B fist v.; A l'e. en vola — 1 136 C L. c. s'estent ; 
B- L. c. c. du Sarrazin si c. — iiSy A n. ii v. pas laissier, 
C n'i V. plus atargier — ii38 C ses n. fu trcnchiés; ii38-43 
omis dans B — ii3g C I. le vait c. — 1140 oinis dans A — 
1142 omis dans C — 1145 C c. envoie, Z>' c. emhroié — 1146 
omis dans A; B T. environ e. e. 1. s. raiez — 1147 B G. v. 
d. je mercier: C d. merchiier — 1149 A Que n.; A->^B n, 
rendroie — ii5o 5 Puis f. t. o. q. il li ot mestier, C II f. t. 
eure qu'en fui a grant mescief; A* m. le c. — ii5i B- 
Dusques a: B n. s'i e. a., C n'i e. plus a. — 11 52-53 omis 
dans C — iiS^ A Tôt en plorant 1.: n 54-55 C Encontre va 
1. c. B. s. n. Tant ont ploré G. e. G. — ii56 B- n'o. mes n. 

— iiby B O. font i. — 11 58 AB Oïl ; B i. m. Jhesu d. — 11 59 
B n. est u.; B- escochié, 5' escorchiez, C escorchié — 1160 A 
Ce ne s. certes com s. a.; B B. s. [B- sent) c'un poi e. s. acour- 
ciez — 1162 B q. m'a. ne t. c; 1162-G3 C D'ore en avant 
l'apelent li princhier — ii63 B Vueill que m!a. — ii65 5'C 
Ainz p.; B n. p. estre changiez, C n. li fu cangiez — 1166 
AB* f. trusqu', B'^ f. dusqu', C f. jusc' — 1167 C t. a l'e. — 
1168 A fo. joie; C fo. velle p. l'enfant ch. — i lôg A* Trusqu', 
C Jusc'; C q. il f.; A j. dut esclairier — 1170 B* voudront 

— 1171 52 Ce d.; C B. armé vos c. — ii/S utnis dans C; 
B- q. plus i. — 1175 omis dans A — 1177 C s. en r.; A r. 
volentiers; B'-C p. faitié — 1178 C Or B. niés — 1181 C J. 
nel 1. — 1182 .4 n. fusse — ii83 5<C E. si f.; A d. m'e. — 
1184 B l'oent ainsi p. — ii85 A c. i L; B Tout e. f. lors 
(B* f. plus) li c. rehaitiez — 1186 .41.2 s'i g., ^4^ s'esgardent 

— 1187 ^4' Or t. — 1188 B~ ajoute Pour la loy Dieu vers 
paiens deresnier — iigo B r. fu c, C r. s'e. c. — 1192 B 
Corsus, C Corsaus — iigS B b. e. [B* c. b.) cremuz — 
1195 C c'atenderons — 1197 B J. d. nous touz ; A*'- e. uns 

— 1198 B^ E. touz r.; A i. creùz — 1199 A .xxv. g. i sonent 
t.; B .xiv. cors s. a u. hus — 1200 AB q. estormiz se f. 



I06 VARIANTES 

I20I B' Et G. a; ^ la grant noise e.; C Et cil de Rome ont 
la noise e. — 1202 C Dient entr'eux — i2o3 C 1. cuvert m., 
B^ 1. félon m., 5' f. sarr. m. — 1204 C O. t. as armes — i2o5 
B T. c. d. R. n'i ont plus atendu De la cité issirent a .j. hu 
— 1208 ^4 Arion ; B ajoute Et li destriers qui fu de grant 
vertu; 1208-10 omis dans C — 1209 A d. a p. l'ont t. — 1210 
A celui q. sor 1. f.; B ajoute Après paiens s'aroutent par 
vertu Qui s'en fuioient quar paour ont eu Pour ce que rois 
Corsus [B- Corsult) estoit vaincuz Que danz Guillaumes ot 
mort au brant moulu Tant ont coitié li nostre par vertu — 
121 1 B Qu'e. d. monz les o. aconseùz Entre (£' En) eus se 
fièrent par force et par vertu — i2i3 A T. poing c; B T. p. 
trenchié — 1214 C c. G. s'; B s'e. m. bien combatuz — i2i5 
B A. la 1. a t. 1. b. tout nu — 1216 A tresqu'el (A- trusqu'el) 
p. est fenduz, B jusqu'es denz l'a f. — 1217 omis dans C ; B 
N'i v. h. — 1218 omis dans C ; B- r. mes p. — 1219 B E. G. 
en i a m. f. — 1221 A s. les a. — 1222 A r. Garsile — 1223 A 
Monte G., £2 Monstre G., B^ Monstrez G. — 1224 omis dans 
AB — 1225 A Mahoni r. a force et a vertu, B Mahom r. li 
rois par grant (B^ le roy et sa) vertu — 1226 A s. moût m'e.; 
C comment m'e.: 1226 B* M. s. car i faites vertus, B'^ Mahom 
dist il c; B ajoute Quant par .j. home est roy Corsult vaincu 
Le dieu qu'il croient doit bien estre cremu — 1227 omis dans 
A ; B Mahomet sire c. — 1228 A Q. ge ne l'ai et pris et r.; B 
Q. cel baron qui tant a bien féru Qu'il a Corsult et mort et 
confondu Que je le puisse avoir pris et tenu Lors n'i a plus 
Galafres atendu — i23o B ajoute Encontre lui a brocliié le 
crenu — i23i A a m. es heaumes bruns — 1232 omis dans A; 
C Desor leur b. — i233 A L. h. ont d. — 1234 B' L. lor c; 
C f. aguz, B f. touz nuz — i235 .4' D. aide, ^2-3 D. a., C 
D. a aidié; B 1. membru — i236 B' Il et s.; B^ Lui et s. P. c. 
c. i f. — 1237 B p. Galafre — 1239 A*B Q. de .ij. p.; C e. 
rompus — 1240 A Le cheval laisse qui le fes ot eu, B L. c. 
lasse qui 1. c. a s. Si le feri G. par vertu — 1241 omis dans A; 
B Que 1. r. chiét ne pot estre tenuz — 1242 B Encontre- 
mont sont si (B- li) talon venu, Li coins d. l'e. li e. el pré f. — 



V. i20i-i3o7 107 

1243 otnis dans A; C f. des 1. a desrompus — 1244 B G. s'e. 
s. — 1245 .43 11 t.; C traist le branc d.; B d. l'a. trenchant fu — 
1246 C c. desor 1. — i24() B-C hors — 1252 C j. 1. tolist 1.; 
B V. bien 1. t. [B* copast) 1. — i233 B^ Mes c; B* Q. il 1.; B 
c. manaides e. — 1259 C ki perderont 1.; A-B^ p. les chiés — 
1260 B 1. frans Berruiers ; C c. Brachefier — 1261 B P. i. 
change vous doit on respitier; .4 c. devez bien reperier — 
1262 C se rafice es estriers; A* el destrier — 1263 ^2,3 1. tent; 
B L. r. Galafres 1. r. son b. d'à. Et il le prist'si ne le volt 
laissier Si le bailla a .iiij. chevaliers — 1264 5'C l'envoia; 
A l'e. prisonnier — 1265 B E .iiij. c. — 1266 B 1. cuvert 
renoié; 126Ô-77 omis dans A et remplacés par Lors dist au roi 
faites les desloier — 1267 C Virent le jor 1. d. s. loier — 1268 
C V. p. rochiers — 1269 B^ D. c. as nés; B- Dusques as nés 
n'i voudront — 1270 B 1. orent m. — 1271 B E. sont entré 

— 1272 B e. repairiez a. — 1274 B l'en prent a — 1277 C Que 
e. V. b. avés çains e. 1. — 1278 A Et il r.; B Sire G. d. {ce vers 
interverti dans B avec 1279) — 1279 C Que p.; B P. 1. c. Dieu 
q. — 1280 B V. .iiij. d.; Cvalissant .j. d. — 1281 A^ Trusque 
je s., .42,3 Tant q. je s.; C Ains ère anchois I. — 1282 B Ma- 
hom renoi qu'il est vains et laniers Car ne me puet secourre 
ne aidier; 1282-3 omis dans C — 1284 B m. atargiez ; 1284-86 
dans C L. a. va les fons por famier (?) Puis le baptise sans 
point de l'atargier — 1286 B Li rois i fu 1. — 1289 C d. jen- 
tiex c; B d. c. proisiez — 1290 B s. gentis de c; A^ de c; 
C de fief — 1291 C ne volroit p. cangier; A o. pas c. — 

1292 B A. le baptisent; ^' a n., B^ ou n.: C af. .j. n. — 

1293 C s'asisent — 1294 B a. et beû et mengié — 1295 B G. 
en e. sailliz e. p. — 1298 A^ C. raions — 1299 omis dans B; 
A V. buies s. estroit e. 1. — i3oo C R. Guill. or m'e. c; .4' 
m'e. compasser. 

i3oi A^C Que s': B Sar. averssier ; Ai-3 e. Escler — i3o2 C 
Q. j. ja f.; fi' 1. ne b., .4' f. b. e. 1.; B^ f. aussi fet baptizier 

— i3o3 omis dans C — i3o4 C valissant .j. d., B^ qui vausist 
.j. d. — i3o5 B f. trestout nu d. — i3o6 C S. m. menés soz 
.j. g. mostier — i3o7 omis dans A; B S'ierent o m.; fi' m. moi 



lOb VARIANTES 

q., B~ m. .iij. gentis c. — i3o8 A S. p. des lor q.; B d. tertre 
q. les [B^ leur) p. — iSog B ferez a. — i3io C D. c. tor e.; 
A D. c. b. qui est a l'o.; /oî/5 les mss. olivier; B ajoute La les 
ferez quoiement embuschier — i3ii C s. voloient e. — i3i2 
A V. s.; B V. s. ne a. — i3i3 C Si s.; B'- soient— i3i5 C M. 
consaus n. p. estre otroiés — i3i6 C 1. font il o. — iSiy B^C 
m. de b.; A b. a c. — i3i8 C s. de .ij. lévriers — i3i9 B^ 
Dusques a.; B n. se (fi' s'il sont atargié, C n. v. atargier — 
i322 A ajoute Se Deus m'aist or en ai grant mestier Li Deus 
qu'il servent doit bien estre proisié Rois a corone ne doit 
estre loié Mais por avoir iert mes cors respitiés; B ajoute 
Par Mahomet or en ai grant mestier Cil crestien m'ont trop 
mal atirié Cil Dieus qu'il servent doit moût estre proisié Qui 
si lor fait trestous lor desirriers Bien m'a Mahoms lessié et 
oublié Qui si me lesse as crestiens baillier [B- traitier) Mes 
por avoir iert mes cors respitiez (B^ replegié) — i323 B F. 
leur j. 1. c. (fi' riches) p.: i323-26 omis dans A — 1324 omis 
dans B ■ — i325 B D. C. or t'a M.; C Campaos — i326 B 
Q. p. a. puez estre r. A ces paroles ne vont plus delaier 
(B* delaissier) — 027 B L. d. fist a 1. r. atachier — i328 
B Hors e. a t. 1. gentilz p. — 1329 A h. et ledengiez — 
i33o A^ e. fachié, A'^ e. cachié, A^ e. châtié — i332 C c. 
e. les pies — i334 C L. u issierent li c. — i333 C c. qui n' 

— 1340 B De m. prodome a ici 1. c. Qui sont tuit nu moût 
ont soufert malage — 1341 A d. p. e. manteaus e. c; 1341-2 
B Revestons les pour Dieu et pour s'ymage De no trésor lor 
donnons a grant masse Pour respasser de ceste grant mesaise 

— 1343 C 1. marche — 1344 C g. quens ho. — i345 B^C En 
ho. f. — 1346 B^ C'est bon c. si veull b. c'on le f. ; B' d. c'on 
le f. — 1347 ^^ Tresques a R.; .4 a R. de rien ne s'i atarge ; 
omis dans C — 1348 B desfermerent 1.; ^41.2 d. les m. — 1349 
C do. e. dars e. p.; B do. cotes sercoz e. c, ^12 do, e. p. e. d. 
e. c; A^ e. p. de martre — i35o omis dans C ; /I1.2 ot tant c. 
e. p. — i35i B Dont b. porront raler e. 1. terrages — i352 
C c. de R. s. le jor r. — i353 A lez u. buisson s'a. — i354 
C e. lor 1.; B ajoute Ou voit G. vers lui s'est adreciez — 



V. 1 308-1408 109 

i355 C 1. vait caïr a.: B as pies; B ajoute Ses .ij. mains 
jointes granz merciz li rendié Tout en plorant li avoit escrié 
{B- li a dit a haut cri) — 135; C du resne a l'aversier; AB* 
m. a l'aversier — i358 .4 1. terre; CB^ m'emmenoient; B Q. 
m'e. e. 1. t. 1. — i35q 5' Plus n. — i36o C s. g. n'a s. c. — 
i363 B De mon roiaume; B' a. vos la m., C avérés la m.; 
B- r. par trcstot la m. — 1364 A soiez m. — i365 B- L. quens 
r.; B ge m'en vueil c. — 1367 C S. fait i.; B la p. j. a m. — 
i368 5' O. voir s.: C O. b. frère; B- Ce dist le pappe bien 
le veuU s'il vous siét — 1372 B- One ho.. B' Ainz ho. — 
1373 C N. saroit t., B- N. feïst t. — 1374 .4 p. nus a., B p. 
pas a.: C d. trouvast nului sor ciel — i375 B' Icelle p. G. 
au vis fier, B- G. p. le marchis au vis fier; B ajoute Mais ne 
le fist a celer nel (B' ne) vos quier Si corne orrez iB' con 
l'o.) s'un poi puis esploitier — 1376 B Garp.; .4 e. li c. a les- 
sier — 1377 B' Si c. o.: omis dans B^ — 1378 B ajoute devant 
ce vers Moût par fu gente la dame au cors moullé — 1379 
B N. ho. vivans; A n. pot ainz t. a. — i38o C d. ne p. o.; 
B p. mie t. — i38i C Et le p.: B^ p. dant G. — i382 B Mes 
p. e. c. t. demourer — i383 B Sel m'o. dire a.; B ajoute Gi 
vous lerai de la pucele ester ^- i384 .4 t. effraez — i385 A 
Par devers F. les c. o. 1.: B D. dolce F. sont venu le régné 

— i386 .4 E. recreanz c. e. penez (.4' lassez); B Puis que il 
furent de leur païs torné Ont .x. chevaus recreùs et lassez 
De chevauchier c. e. m. — 1387 -^ ^- o- ^- enquis — i388 
B- 1. ber — i3qi .4 Toz r. — 1392 C Pris ot la neif; .4 pr. 
de 1. — i3ci5 .4^ D. roys L.; ^4' v. ert p., C v. a p. — i3g6 
omis dans B^; B' Gar m. — 1397 omis dans B-; A^ A rois L. 

— i3q8 c t. li ont le dos torné — r3o9 B- r. reveulent c. — 
1400 C Du f. 

1401 B- p. en d. o. t.; .4 o. a honte livré — 1402 B* s. et 
car le s., B- s. pour Dieu le s.; C v. nés s.; B ajoute Gar 
se de vous n'a secours ce savez Mors est li rois occis et atolez 

— 1403 B 1. G. v. t. est enclinez — 1405 .4' que c; C m. don- 
rez — 1406 B ajoute Foy que ge doi le roy de majesté — 1407 
C c. croit b.; .4 q. Ten 1. d. b. d. — 1408 B v. v. dire et mons- 



IIO VARIANTES 

trer — 1409 A^ Q. rois L.; B Q. v. s. loiaument s. — 1410 B' 
g. mechief; C s'i. ert d. — 141 1 C R. G. a vostre volenté — 
1412 B* n'en s. — 1413 B la pucele au v. c. — 1415 A c. ainsi 
sont dessevré — 1416 A Puis n.; B^C e. trestous 1. aez — 14K) 
A^ a exponctué Galafre et mis en marge Garsile. — 1420 A 
D. nostre p. — 1421 C c. a vostre volenté, B c. bien fait a 
creanter; B ajoute Mes fillieus est gart n'i penst mauvaisté 
S'il le fesoit par Dieu de majesté Ne remaindroit ou monde 
desouz Dé Tant le sivroie qu'avroit le chief copé Mais gart 
très bien la terre et le régné Que Loeys sont les granz héri- 
tez Mon droit seignor qui tant a de bbntez Et dist li rois 
tout a vo volenté Vous savez bien et si est veritez — 1422 yl 

0. arestez — 1423 B a. crerai en Damedé; B ajoute Et si 
ferai la soie volenté Et dist G. moût avez bien parlé S'einsi 
le faites com l'avez devisé Dont serez vos mes drus et mes 
privez — 1426 B e. menez — 1427 A s. prenez — 1428 A Tôt 
a., B' Tes a.; B- C. les a. b.; B b. les e. d.; C d. emmener; 
B' d. mener — 1429 B Et dist 1. — 1480 A^ En d.; A^ Une 
dimenche — 1483 A Trestote — 1436 C nostre e. Ka. — 1487 
A"^ A rois L.; B en s. remés 1. — 1438 C L. t. l'en font 
honte et outrage Boisié li ont 1. c. D. m. lor f. Ne li lais- 
sierent le vaillant .j. escace Tolir li voelent le chief sor les 
espaules — 1489 C Ri. de Meni le barbastre — 1440 BVom- 
loient f. r. de France la large; A f. de France 1. b.; C ajoute 
S'il n'a secors France en va a hontage Et la contrée en ert 
destruite et arse — 1441 C ajoute Et jure Dieu le père espe- 
ritable Qu'il ne lairoit por nul homme qu'il sache C'a son 
pooir son secors ne li fâche — 1442 C a la pucele s. — 1448 A 
.iiijm. homes a a.; 1448-6 remplacés dans C par Par teil devoir 
ambedoi se départent Puis ne se virent en trestout lor eage 
Pris a congié G. F. Celé li done et bel et convenable D'or 
et d'argent .xv. sommiers li carge Avoec li maine .m. che- 
valiers as armes Et ses .xl. c'amena de ses marces Passent 
les terres et les contrées larges — 1444 B .xxx. s. d' o. e. d'à. 

1. c. (5' chargent) — 1445 B^ e. ploura — 1446 B c. d. noient 
n. s'atarge — 1447 C M. trespassent q. forment les travaille 



V. 1409- 1488 m 

— 1448 B- ajoute Mes que la terre a grant esploit trespassent 

— 1440 B' Si ques e. B.; C Desi e. B. acuellent lor voiage ; 
.1 Tant qu'il i vinrent {A* virent) ne s'arresterent guère; 
Z)' n'a. n. se t. — 1450 B V. s'e. li quens G. 1. m. — 145 1 
omis dans C; B D. lor j. — 1452 B^ Dusques e.; A n. pristrent 
o. — 1433 C V. acuelli son chemin — 1454 C Escherme a. c. 
et un bordon fr.: B ajoute Moût bien estoit afublez le matin ; 
1454-5 omis dans A^ — 1455 AB^ Ainz n,; />' v. si g.; omis 
dans B-C — 1456 C b. et le guernon flori ; B ti. d'aubespin 

— 1458 C Amis biaus f. Dieus te puist beneir; B D. e. t. 1". 
G. respondi [B- li a dit) Sire dist il d. T. d. S. M. Et dist 
G. por Dieu qui ne menti — 1459 B no. amis car (B^ n. par 
amour) nos e.; C c. le me d. — 1460 C de père L.; 
A^ p. rois L.; B O. voir s. ce dist li pèlerins Del roy Loys 
que l'en guerroie si — 1461 B M. e. rois C. qui tant ot le 
cuer fin — 1462 ^-l-' A rois L.; voici le texte correspondant à 
1462-74 dans C : Par droit doit estre la terre a .j. sien fil 
Mes li traître l'en ont si defors mis Qu'il ne li laissent vail- 
lant .j. angevin Jou le laissai a Tors a S. Martin En une 
croste del mostier beneï Ne garde l'eure que il l'aient ocis 
N'en i a nul qui l'osast garandir Par cel apostle que quierent 
pèlerin — 1463 fî' cui D. — 14Ô5 B d. F. le pais — 1466 B M. 
u. sainz a. — 1469 B i. l'aient m. — 1470 A Ha D. a. d. 1. 
cuens p. — 147 1 B c. de pris — 1473 B Qui si s. — 1475 C 
que a. se p. — 1476 B e. malbailliz; C Ja li fieus Karle ne 
fust issi bonis L. t. e. départis — 1477 omis dans B^; C Que 
c. n'e. d. — 1478 B' si a. — 1479 B B. a. son neveu si li dist 
Amis dist il por Dieu qui ne menti; C B. a. Gautiers si lor 
a dit — 1480 5' Veïstes m.; C O. onques s. — 1481 C f. 
q. a. le p. — 1482 B* J. nus mais p.; A Jamais par eus n. f. 
mal p. b ; 5' ajoute Et dist Bertrans certes il est gentis, 
/)- ajoute Bernart respont par foy il est gentis — 1483 omis 
dans C — 1484 .1 le fist, 5' se fist; B- s'estoit d'iluec parti 

— 1485 omis dans C; AB^^ s'acoilli — i486 B q. auques a; 
C Or entendes Diex vous puist beneïr Chieus est aidiés qui 
Diex viclt maintenir — 1487 B- G. esgarde — 1488 C Si voit 



112 VARIANTES 

venir; B- ch. .viij'^'^. — 1489 C e. as ch. — 1490 C Ses a c. 
Viviens 1. m. — 1491 omis dans C; iJ Aveuques 1. f. 1. cuens 
S. — 1492 C Cis estoit niés, A C. furent niés; ^'•2 G. al fier 
vis, B^ G. o le fier vis — 1493 B Si v. e. F. s.: .4^ s. rois L.; 
C N'est mie povres qui a plenté d'amis Secorre vient son 
seignor Loeys Or croist la force G. le marchis — 1494 A^ Q. 
s'entrevinrent; 1494-97 omis dans B- — 1495 C s. e. cousin 

— 1496 C Adont chevalcent par mi le gaut foilli Tant com 
cheval puet jornee tenir S'en vont vers Tors le droiturier 
chemin Li jentiex a. qui fu fr. d. bon 1. — 1497 B Q. a e.; 
A Q. e. g. o. 1.; .4^ 1. p. rois L.. C 1. jovene L.; C ajoute 
Et en la croûte del mostier l'avoit mis — 1498 C Se or 1. p. 
t. ne g. — 1499 B De destraver d. 1. Aymeri; C E. d. des 
parents A. — i5oo B S. a. de ci q. au t.; ^4-'' q. part 1. 

i5oi B G. erra qui moût fist a proisier ; C V. s'e. G. au cort 
nés 1. g. — i5o2 omis dans C — i5o3 B P. s. compaigne a; 
C II apcla son neveu Vivien Bertran le conte et le vassal 
Gautier Seignor baron pensés de l'esploitier A .ij. sergans 
faites par l'ost h. — i3o4 B C. acourt en son poing son d.; 
i5o4-5 omis dans C — i5o5 B Que en alant puissent adès men- 
gier — i5o6 B Ja n', B^C cheval — i5o7 B^ r. je li donrai d. 

— i5o8 B A. m. roy v. estour (S' estoire) c; C p. ne Te. a 
c; .4 v. e. comencié — i5o9 omis dans B; 1509-10 otnis 
dans C — i5io B F. et j. — i5ii C Car p. l'a. q. on requiert 
a pié — i5i2 ^4 f. o. moût o. e. f. — i5i3 AB Que j.; B itel 
c. el c; ojiiis dans C — i5i4 A'^ li v.; B c. e. v. jusqu'au 
{B- dusqu'au) pié; C li bourra a ses p. — i5i5 CD. R. com 
c. ho. par est fiers — i5i6 C Q. 1. f. trop ara cuer lannier 
Diex le deff'enge de mort et d'enconbrier — 1317 C De 1. j. 
n. vous s. anonchier; .4 1. u4' la) noveles n.; B j. alongier 

— i5i8 B^ Si que aT.; ^4 n. se v. targier — i5i9 B s. envoia ses 
princiers ; C Defors la ville ot .j. bruelle plenier Illuec laissa 
moût de ses chevaliers Par moût grant sens li estuet e. — 
i520 C E. q. lieus les a fait enbuissier — 1521-27 remplacés 
dans C par Mais les nevels ne valt il pas laissier — i522 B 
Emprès [B- Après) la char 1. — i523 B Souz chaperons les 



V. 1489-1565 ii3 

forz coifes d'acier — 1524 B L. b. f. o. c. li chevalier — 1327 
omis dans B; A^ porrons — iSiS B^ 'Fresques a.; B n. s'i 
sont atargié; C Dus c'a la porte ne fine de hrochier — iSag 
B iMolt sagement a.; .4 L. p. truevent si l'ont lors araisnié — 
i53o B p. font il biaus {B^ douz) amis chiers, C p. Diex 
garisse ton chief — i53i iî Ge sui venuz 1.; CJou vieng ichi 
roi Loey a.; ^4 c. au riche d. a. — ib-ri C Demain s.; B* s. 
courouciez a. — ir33 C Si serra r.: .4 r. que F. — i53 ]. C Vo. le 
sens quide cangier — i535 C Tenrement pleure des biax 
iex de son cief Et dist souef que il l'entendent bien — i536 
B S. M. fer 1.; ODiis dans C {cf. var. 1540) — i537 C E L. s.; 
.4 s. si p., B s. c'est p. — 1 538 C Jhesus vous puist et secorre 
et aidier — ôjg A- N'e. puet; C N'e. p. aler; B s. la teste t. 
— 1540 C Sainte Marie dist 1. gentiex p. — 1541 C Tôt sont 
perdu 1.: A 1. gentil c. — i543 C soloit son bon s. — 1344 A G. 
n'i m. or L, B G. vous n'i m., C G. n'i i m.; B- le pié — i545 
C T. i a il traitors renoiés Diex les confonde qui tôt a a bail- 
Uer — 1546 Cv. pas q. p. 1. cherissiés; B'\. engroissiez — 1547 
A G. m. e. q.; A^B quant t. — 1548 B- a. roi du firmament; 
1548-1549 C Je volroie ore q. f. sor v. p. — 1549 •^' Qu'elle f.; 
B'^ Q. celé t. f. de souz noz p. — i55o B f. remis e., C f . a 
Rains a s.; B^ e. ses fiez — i55i ZJ' Du m. — i552 C Ot le G. 
si a croUé le chief — i553 C Dist a B. ascoutés s. n. — i554 
B* Onques n'oy s., B'^ One m. n'oy s.; C De cest affaire nen 
est cis gaires liés — i555 C 1. aroit acointié; B c. nos a dit 
et noncié — i556 C II n. p. av. moût grant m. — i55j Avant 
ce vers B ajoute Li quens G. ne se vout arrester Le portier 
prent moût bel a apeler — i558 C Estroitement m'a. t. mes- 
tier V. — i55q C Se tu s.: B M. s'or s.; .<4 en q. t. fui n. — 
i56o C quels gens — i?6i omis dans B; C A tes essamples 
com t'ai oï c. — i562 C Le m'o.; B* M. v. l'ovroies e.; B^ 
Tu To. V. d. bon g. — i563 A Dist 1. p. Dex en soit aoré; 
.B l'o. s'en fut asseùrez; B ajoute Quant il oï si G. {B- o. G. 
ainssi) parler — ibh^ B' l'a e., C les a e.; B ajoute Dist li 
portiers qui moût fist a loer — i565 B s. j'osoie p.; i565-7 C 
Dont l'en apele par grant nobilité He jentiex hom por Dieu 

I.i Coronemen^ Looïs. S 



114 



VARIANTES 



de majesté Qui estes vos dites moi vérités — i5(38 C Respont 
G. ja en orrés parler — iSôg omis dans C ; A Qu'ainz p., B* 
Que p.; B'^ Quar onc p. ho. — iSyo B d. N. fui nez; C J. s. 
G. li marcis au cort nés Fiex Aimeri d. N. s. m. Chi vieng 
secorre mon seignor nature Et vieng de Ro. moût ai mon 
cors pené Ne li fauroie por les menbres couper — iSyi B p. tu 
soies a.; B^ ajoute Glorieus sire qui de vierge fus né; iSyi-yS 
C L. p. l'ot Dieu en a merchié Sire G. a moi en entendes En 
ceste vile est ja .j. dus entrés Gis de Ruem Ricars li viex 
barbés S'a .j. trésor mervelloz asamblé Dont il a tant as che- 
valiers doné As dus as contes as princes as casés Toz les 
plus rices a envers lui tornés Et tôt li ont et plevi et juré 
De toute France fera sa volenté II vielt par force .j. sien fil 
coroner Et Loey del tôt desireter Grant mervelle est que il 
n'est mors jetés Mes il est bien el mostier enserrés Ne garde 
l'eure qu'il ait le cief coupé — 1572 B^ S. dist il b. soiez 
vous trouvé; 5' v. arez — 1574 B L. viex R.; A^ e. en d. — 

— 1576 B* s. trop poi d. — 1577 C P. 1. efforche; B- s. et e. 

— 1578 B2 Ce d.; A Respont G.; C E. d. li quens; A^ e. 
avons; A'^ av. savez — 1679 C s. la d.; A ç. dehors r. — i58o 
C e. apresté; C ajoute Quant il m'orront mon maistre cor 
soner De grant socors ne sui pas esgarés — i58i Ac. garniz 
et conraez (^2,3 e. atornez) ; C Chi a d. c. u moût me puis 
fier — i582 B Sus 1. chemises L; A Desoz 1. cotes 1. 
blans h. safifrez — i583 B Souz chaperons les bacinez fer- 
mez; omis dans A'^; C Et avoec als les bons brans acherés 
Les autres armes avons faites torser — iSSq B e. se r. 
(B* sire sont) apresté; C e. ont les escus bouclés; A* a. alez 

— i585 otnis dans C — i586 B"^ L. p. d. — 1587 C S. mes c. 
en e. — i588 A 1. gaainz dessevrez ; ^ 1. a. desfermez — iSSg 
A p. messages q. encusez — iSgo omis dans AB — i5gi A q. 
q. tu L; B Or le savras dist G. li ber Puis qu'ainsi est que le 
m'as demandé — 092 B j. ainz qu'il soit avespré; 1592-96 
C Toutes les portes faites moût bien fremer Qu'il ne se 
peussent partir ne desevrer II est matin encore n'est levés 
Fuies baron ne vous asseiirés Vengier t'en pues ains que 



V. i368-i623 ii5 

soient armé — 1594 B tote ta volenté — i5g5 A f. voit s. — 
1596 B^ p. fers e. q. e. b. .j. s., B- p. ferm e. q. n'est e. b. s. 

— i5o7 C OUe G. si a le chief crollé; B t. enclinez — iSgS 
C B. et Vivien a le quens apeié: B- n. cscoutez — 1599 B O. 
m. po. s. b. pa. Naie (5- Nenil) voir sire ce dist li gentis ber; 
C Diex quel conseil on puet en lui trouver. 

1601 A^B que p.; i6oi-5 C Que ch'est G. qui p. governe 
Fiex Aimeri a la florie teste Teil joie en a toz li cuers li 
sautele Hé Diex dist il vrais glorious celestre Qui vous aidiés 
empiriés ne puet estre Ancui orra li dus Ricars noveles Qui 
li seront dolerouses et pesmes — i6o3 A g. et m.; B p. son 
g. sel (B^ si) m. e. sa main d. — 1604 B Et s'e. a s. v. qu'il 
ot b.: --1' e. clere — i6o5 B d. roi R. e. ta t. — 1606 B Qu'e. 
t. s. n. V. je or p. e.; C E. son s. n. valroie mie e. — 1607 
B Qui t. veut; 1607-8 omis dans C — 1608 B d. en la fin 
qu'il [B- d. que e. 1. f.) i perde — 1609 B- A.n quens G.; .4 C. 
G. avoit 1., C C. G. ert ja 1.; C ajoute N'i remanra ne bare 
ne posterne — 1610 B' T. m. la porte 1. deff., C Isnelement 
le grant porte deff.; 1610-11 omis dans B- — 161 1 omis dans 
C ; B* E. enz G. — i6i3 C E jentiex hom v.; A c. 1. ve. va q. 

— i6i3 B s'embroncha v. (5' en) t.; C Voir dist li quens 
ensi doit il bien estre — 1616 C Tout coiement .j. messagier 
a.; AB ajoutent Es portes entrent qui lor {A^ li) furent 
ouvertes, et B en outre Amis dist il garde que n'i arestes — 
1617 CV. me la fors a G. — 1618 A Gontier d. R.; C R. me 
dites 1.; B R. et Andrieu de Valterne — 1619 omis dans B; 
placé dans A entre 1621-22, sous la forme Que contre m. i 
est la porte ouverte — 162 1 AB Qu'il v. a moi {B Si v. 
avant) que n. n'i soit faite — 1622 C Vait s'ent li mes 
q. gaires n'i a.: B- q. point n. s'i a. — 1628 B I. {B^ 
Moût prestement) trestouz les guez va querre Quant cil 
oïrent c'on les envoie querre Tout maintenant que plus 
(fi' m. mie) ne s'i arrestent; 1623-24 C Jusc'as a. ne 
fine ne ne cesse Isnelement lor conte la novele Quant 
cil l'entendent si montèrent es seles Jusc'a la porte n'i 
ot tenue règne Voi le G. coiement l'en apele Tencs seri 



1 16 



VARIANTES 



les destriers de Castele Dusc'au marchié de noient ne 
s'arestent — 1625 B'^ Et c; B^ Que c. 1. v. d. huis e.; B ajoute 
Qui la estoient venuz pour le roy faire; 1G25-26 C Chou 
quident c. qui furent as f. Chou fust des lor qui lor venist 
requerre Des gens Rikier a la kenue teste — 1626 B s. des 
leur que l'en voist q. — 1627 B M. anquenuit o. a. n.; 
C autre novele — Avant i 62g C ajoute Quant voit G. li 
marcis au vis fier Dedens la porte sont tôt li chevalier lien 
apele B. le bon guerrier En vo compaigne prendés .c. che- 
valier A celé porte irés o le portier La m'en irés jentiex 
hom por gaitier Que il n'en isse serjant ne chevaliers Ne 
hom el mont tant com face proier Et cil respont biax sire 
volentiers [cf. i656-65) — 1629 C apele — i63o 5- A. dist il; 
B sez m. tu c; C f. .j. conseil vous requier — i63i C Jou a. 
m. g. com ert del h.; B qui n'ont ou h. — i632 B En n. D. 
s. ge n'en s.; C Sire dist il moût en sui esmaié — i633 C II 
n'i a c. n. v. n. c; A n. cr. n. solier — i635 C p. ces 1. 
g. cil c. — i636-39 C V. e. 1. f. gardés que ne targiés Isnele- 
ment les faites deslogier Et les ostex tolir et efforchier Qui 
se deffent batus soit et froissiés D'autre conseil ne vous sai 
conseillier Car li proiers ne vauront .j. denier Li homs qui 
vielt teil aise commenchier Doit plus fiers estre de sangler 
de ramier Jou' voi bien gens de bien faire haitiés Desoz les 
costes sont li hauberc doublier Desoz les capes li branc 
forbi d'achier Faites les toz de ces dras despoUier L'autre 
harnas faites mètre en lor ciés Si gart cascuns qu'il ait l'elme 
lachié Et dalés lui tiegne son escuier Cal grant besoing ait 
tost son recouvrier Au bon escu et au trenchant espiel 
Quant vous venés por Loey aidier Moût fièrement le doit 
on commenchier Que on en face les plus esmaier — 1637 
omis dans A — i638 B b. gré o. — 1639 B m. gage f. (B^ que) 
le chief a t.; A t. t. — 1640 £• Et d. G., B^- Ce d. G.; A Res- 
pont G. — 1641 A que ja m. n. vous qviier — 1642 C N. s. 
mes n.; ^1.2 N'i s. p. n. garde n.; B n. serjant n. portier — 

1643 B Des or s.; C ajoute II li dona .j. auferrant destrier — 

1644 B a. ça venez s.; 1644--18 omis dans C — 1645 B^ m. pa. 



V. 1625-1682 iiy 

s. b. po.; B- b. po. plaidier — iij.^; />-' b. oncles v. — 1649 -^^ 
b. gentil e. a., A e. droit e. a.; C e. ensignié — i65o B l'a. et 
le fist c — i65i 5 ha. d. bon he.; i65i-54 omis dans C — 1653 
B c. et de bon e. — 1654 B p. et de molt bon s. — i655 C D. s. 
s. a rechut son 1. — i656 omis dans B, i656-65 omis dans C 
{cf.var. 1629) — 16575 Le Toulousain; 5 o/ow/c En apela G. le 
guerrier — i658^5 F. de s. suer — 1659^' v. portiers ; 7? Alez 
biax niés gardez n'i atargiez (5' demourez) A c. p. qu'euvrc 
dev. P. — 1660 B omet m' — 1661 B Aveques v. iront v. — 
i663 /? N. c. n. lai t. s. b. plaidier — 1664 B Qui n'ait le chief 
del bu jus [B- b. bien) rooignié — i665 B- Bertran r.; B v. 
com vous plcra si iert — 1666-67 C L. bers G. fu moût preus 
et hardis II en apele et Guibert et Jerin Si neveu furent et 
de sa seror fil — 1667 £' Soihier d., B- Soef d., .4 Floire d. 
— 1668 B A ceste p.; A q. vient devers P. — 1669 C L. m'e. 
i. f. c. gentil — 1670 A trusqu'a, B^ jusqu'à, B- dusqu'a; 
C En vo compaigne de ch. .\\)^^. A clercs armes et as cevals 
de pris — 1672 B- s. afolez e.; B e. mal mis: C La félo- 
nie est chaiens del pais Si sui venus por aidier Loeys 
Sel menterrai se Dieu plaist et jou vif — 1673 C res- 
pondent: C ajoute Vait s'en G. le droiturier chemin Par mi 
les rues s'en vait vers S. Martin — 1674 C En la cité n'a p.; 
B o. huis n. — 1675 C O. il n'eùst d. s. c. vint; B ajoute A 
ces paroles ne s'i sontalentis; C ajoute Lieve la noise es les 
vos estormis Encor ne sevent que chou lor soit rentis — 1676 
B Jusqu'au; A Trusqu'au m. s'e. vont tuit a d. (^4-'' a demis); 
C Vait s'ent G. au cort nés le marcis Dusc'al m. par dedens 
le perins — 1677 C A pié descent del bon ceval de pris — 
1678 B f. en mis s. — 1679 AB Desus I.; />' m. desous 1. — 
1680-2 C Fait s'orison a genoillons s'est mis Dieu reclama 
qui onques ne menti Glorieus rois qui le monde fesis Si 
com c'est voir que Adam beneïs Lui et se feme mesis en 
paradis Et qu'il en fu par son pechié partis Et por vo cors 
en convint a soffrir Le ruiste paine au jor de venredi Si com 
c'est voirs par la toie merchi Si me rendes mon seignor 
Loey Mon droit seignor que j'ai de lonc requis — 1682 i4'' s. 



Il8 VARIANTES 

S. rois Loys — i683 Cv. .]. sage c; B c. gentis — i685 B^C 
D. l'e.; C a le d. — 168G oynis dans C — 1687 B L. c. s. torne 
s. 1. moustra; /l si a monstre — 1688 B f. li quens G. dist; 
C II li demande que querés vos amis — 1689 A je le v. a. 
d.; B ajoute Je sui certains et si le sai de fit; C Et dist li 
clers que moût bien fu apris Sire G. por l'amor Dieu mer- 
cis — 1690 B Que v.; C e. por aidier L.; B ajoute Hé gentiz 
sire por Dieu qui ne menti [B'^ D. de paradis); C. ajoute La 
félonie est chaiens del pais et donne ici 1692-93 Des traïtors 
a chaiens .iiij. vins Que clers que vesques que moines beneïs 
— 1691 C Frans hom f. 1. u. de S. M. — 1(592-93 donnés 
dans C avant 1691 — 1693 A Evesques et a. q.; B Evesque 
avez q. m. est d.; A- d. haut p. — 1694 B a. ot 1.; 1694-96 
omis dans C — 1695 B D. fust a.; ^4^ a. rois L. — 1696 B 
ne l'eussiez guéri — 1697 B 1. tours frans homs j.; C As 
traïtors faites les iex tolir — 1699 omis dans C ; B tr. foy 
menti — 1700 C Voir dist G. bon conseil m'avés dit. 

1701 C d. l'homme qui si bon clerc norri; B Courtoi- 
sement et en [B'^ et molt) basset a dit Bone s. l'eure q. 
itels c. nasqui Amis dist il por Dieu et quar [B- i. par amor 
or) me di — 1702 A O. troveroie; C Le fil Kl. qui je ma foi 
plevi Ou le trouvrai car forment le désir — 1703 A A n.; 
C Et dist li c. ne vous en quier mentir — 1705 AB^ Trus- 
qu'au, B^ Tresqu'au; omis dans C — 1706 C Va e. 1. c. ou 
il estoit fuis — 1707 A"^ s. s. rois L.; C La le gardoit .j. 
abes beneïs Ne gardent l'eure qu'andoi fussent ocis — 1708 
C Es vous 1. c. p. le puing l'a; B m. le s. — 1709-10 C 
Damoisiaus sire plus iés doutés d'amis — 171 1 A Q. n'aviez 
a.; B n. quidastes a. 1. au m.; C c. ier main a l'esclar- 
cir — 1712 C Chi te sekeurt G. 1. m. Cil de Nerbone qui 
fu fiex Aimeri II vient de Rome tous lassez et débris A 
grans jornees por ton cors garandir — 1713 C ch. gentis; 
C ajoute A cleres armes et as chevals de pris — 1714 iî c. 
enz el m.; C Les pues trouver devant le crucefis — 1715 
C Si n'; B a volte n. b. n. p. — 1716 B Qui tout ne soient de 
ses barons porpris; C Ne grant destroit que il n'ait fait sai- 



V. i683-i753 119 

sir Or soies preus baus et seûrs et fis Mar doutcrés nul 
homme qui soit vis Garant aras contre tes anemis — 1717 
A^ Rois L. l'ot; C ajoute Li clers s'en torne et li abes jen- 
tis L'enfant enmainent tous les degrés marbrins: 1717-19 o?;n'5 
dans B — 1718 C Desi au conte n. prisent o. f. — 1719 C a. 
les a — 1720 .4' F. a b., B F. de b.; .4^ F. a baron; C Enten- 
des moi f. a r. de bon lin; omis dans B'^ — 1721 A Vez 1.; 
fi' Voisi le G., B- Vas a G.; C Vois 1. le conte q. s. f. te p.; 
A^ q. la f. — 1722 B' Chié 1.; 1722-23 C Ne te fauroit por 
homme qui soit vis — 1724 C L. g. a. a l'enfant araisnié, B 
L. g. clers qui moût fist a proisier En ap. Looys tout p. — 
1725 B F. de bon roi; 1725-26 C fond ensemble ces 2 vers 
F. a b. V. 1. c. a. p. et ajoute Tant que il t'ait plevi et 
fianchié Qu'il t'aidera nel laira por meschief — 1727 B R. 
li e. b.; ^4^ b. frère v.t omis- dans C — 1728 C Au pie li va 
por la merchi proier — 1729-30 C Et l'esporon li a estroit b. 
— 1731-32 C Li quens G. l'en prent a araisnier — 1733 C L. 
t. sus ne te connois de rien; B e. d. 1. c. au vis fier — 1734 
C Mes ne porquant ne m'as t. c. — 1733 C Puis c'as t. fait 
qu'es venus a m. p. — 1736 B- Je 1. p. son forfet v., C Que 
ne te soit pardoné v. — 1737 B^ Ce d.: C d. G. q. — 1738 
A A n.; C s. tôt autre cose quiert — 1739 A f. Charle a., B^ le 
f. Charle a. — 1740-41 C Qui vous requiert et manaide et 
pitié Por voir est mors se vos n. 1. aidiés — 1742 B^ si le 
court e.; C O. I. G. le sens cuide cangier; C ajoute Desor le 
marbre se rest ajenoilliés — 1743 B 1. prist s. estrangier ; C P. 
mi 1. f. a l'enfant embrachié Par grant amor si l'a .iij. fois 
baisié — 1744 ^^,3 A n.; ^ e. tu m'as m.; B e. on m'a ; C m'a 
moût e. — 1745 C V. chi v.: B ajoute Molt a mal fait et molt 
mal enseignié {B- f. en m'en a mal paie) — 1746 B te d. j. 
bien a.; C N'est hom s'a tort t'a fait del tien irié Nel te des- 
raisne tant que sera jugié — 1747 ^4 Lors e.; C a. les g.: B s. 
cortois c. — 1748 C v. q. vous m.; B v. o. a vous sachiez — 
1749 B P. q. bons s'e. — 1760 omis dans C; B E. ordenez a 
1. s. s. Messes matines doit tous jours verssillier — 1752 
B N. voir s. d. si c; C s. respondent 1. guerrier — 1753 B f. 



120 VARIANTES 

par Dieu le droiturier Avoir en doit molt dolereus loier — 
1754 B 1. murtrier — 1755 A R. Guillaumes; 1755-56 C Et 
dist 1. q. et jou m. n. v. q. P. S. D. b. m'a. c. — 1756 A n. 
requier — 1757-38 omis dans AB — 1759 C En pies s'estut 
1. c. au fier c. — 17(51 C El c. entre que de rien ne se targe, 
B Après ce mot n'i a fait arrestage Dusqu'au chastel est v. 
sans atarge — 1762 C t. les vasques e. les a. — 1763 A a \. s. 
false, B a son s. faillent; € Qui otroierent le duel et le 
damage Del fil Ricart de Ruem a la barbe A els s'en va G. 
F. — 1764 0/7225 dans AB — 1765 A^ le b.: C ajoute Voi le li 
enfes liés fu en son corage — 1766 C L. c. G. p.; B Et Loeys 
p. — 1767 C Tout en plorant 1. b. le visage — 1768 B n. 
s'atarge; 1768-70 C L. c. s'en torne voiant tôt le barnage Tôt 
en plorant li baisa le visage II fera ja as clercs moût grant 
hontage Drois est qu'il ait cil qui le mal porcace — 1770 
A O. ot assez [A'^ lessiez) e. — 1771 C Ordenés sont si nés 
vielt t. — 1772 B M. de b.; A M. li baron L: C M. a. b. 
les fait derompre et batre N'i a celui tant soit de haut parage 
Ou arcevesques ou vesques ou dans abes Ne soit sanglens el 
col ou el visage — 1778 C 1. trebucent e.; B e. sachent — 
1774 B Puis les commandent a .iiij.^^^ (B' .iiij.c) d.; 1774-76 
C S. Piere jure que on requiert en l'arce S'il nel laissoit por 
Dieu l'esperitable Ja les corones ne lor feroient carge — 1777 
B m. contralious; C ajoute Et preus et sages et plains de 
grant honor — 1778-83 C A Loey son seignor vint le jour II 
l'en apele dit li a par amors Loey sire de qui vous plaigniés 
vous En nom Dieu sire del fil Ricart le rous Qui tant par est 
et fiers et orguellous Et de son père me plaing je desortous 
Por son avoir me fait si angoissons Hui me sist mort se 
Diex ne fust et vous Ot le G. si froncha le grenon — 1779 
omis dans B — 1780 B Pren un message bons filz d'empe- 
reor — 1781 B Et si l'envoie Ancelin l'orgueillous — 1782 B 
D. v. f. L. [B'-' a L.) — 1783 omis dans B — 1784 C I. apela A. 
son nevou; B 1. contour — 1785 A d. a cel vieil o.; B d. 
Ancelin a estrous; C Aies me tost al Normant o. Mais n'i 
parlés ne de pais ne d'amor Mes dites li qu'il viegne a nostre 



V. 1754-181 6 12 1 

court — 17SÔ C Por f. d. L.; B f. L. sanz séjour — 1788 C Et 
dit A.: B et i. j. t., .4' i. i j. t., A- i. ge i t. — 1789 B O. b. 
sire, C O vos b. niés; ^4 e. ta m.; C ajoute Cil ne respont 
nule rien se bien non Niés dist G. entendes ma raison — 
1700 B q. e. a. n.; 1790-91 dans C sont placés entre 1787 et 
1788 — 1791 B d. .Ix. c; 1791-1935 manquent dans A* {un 
feuillet enlevé) — 1792 oîfîis dans C; B s. ce p. v. r. du tout; 
.4 Tiegne c. p. ou r. a estors — 1793 ^4 d. voiant s., B d. 
devant s.: C o. tous les barons — 1794 B Que a. le vespre; 
C A. qu'il soit vespre estera s.; A le vcsprer e. s. il h. — 
179? ^4 p. l'onor de Mascons; C l'o. S. Simon — 1796 B v. 
Gommant f.; 1796-98 C Et dist A. a Dieu beneïchon Bien le 
dirai qui qu'en poist ne qui non Ja n'i larai point de la raison 

— 1800 C P. m. l'estree. 

1801 B Jusqu'à: C Vint a l'o. au Normant orguellous — 
iSo2 C Levés estoit m. o. d. c. Vestus estoit a loy d'em- 
pereor Car coronés devoit estre cel jor En poi de terme 
cangera sa raison Encor ne seit noveles del baron Par 
qui il ot le jor si grant dolor II le tua qu'il n'ot confession 
Es vous Aliaume qui descent. au perron II est montés les 
degrés contremont Voit le Normant qui tant est orguellous 

— i8o3 C II n'i parole ne de pa"is ne d'amor — 1804 B S, 
Ancelin n. poigneour; C S. dist il entendes ma raison Ne 
vous salu delTendu le m'a on — i8o3 ^4 Ici vos m., C Seis 
q. te m. — \So6 A La F. q. a c. d.; C d. baron — 1807 
C Vent f. d. L. ton s. — 1808 C d. toi s. — 1809 omis dans 
A; B Ancelins; 1809 C Li Normans l'o. a poi d'ire ne 
font — 1810 A h. la r.; C II se regarde si li dist par irour — 

181 1 B Dites combien avez d., C Seis tu combien il a d. — 

1812 A A n.: B* s. bien sont .xxx. par non, B- s. .xxx. somes 
par non — i8i3 ^ D. A. de D. b.; C Amis biax frère li Nor- 
mans li respont — 1814 A d. G. le franc hom ; C Di moi ton 
oncle le nobile baron — i8i5 B Q. i. m'o. — 1816 B c. et 
m'en livre le don; 1816-24 C .1111. sommiers li donrai a 
bandon Cargiés de pailes et de moût chiglaton U. chité 
esgart t. a s. b. (1822) Si li donrai s'il otroie le don De le 



122 VARIANTES 

corone si que nos le querons E. n'a il ne t. ne honor (1820) 
J. l'e. d. a sa devision (1821) J. L. n. v. .]. h, (1818) B. 
s. F. p. a c. g. (1817) — 1821 A Ge li d. — 1822 A tôt a 
bandon — 1825 C V. d. A. chi a foie raison — 1826 C l'o. 
de Valon, B l'o. d'Arragon — 1827 A q. vos c; B por quoi le 
celeron; C m. G. li frans hom — 1828 A Puis que tel ch. q. 
noncié n'en a.; B q. nous c. ne dison — 182g omis dans B; 
A a bandon — i83o C Encor acqui e. s. vous h.; jB' Qu'ainz 
1. V. vos donra .j. tel don; omis dans B'^ — i83i B^C N'i v. estre 
p.; B* p. toute Besençon ; C p. Rains ne por Soisons; omis 
dans B'^ — i832iîAncelins; C Li Norm. l'ot a poi d'ire ne font 
Grant honte en ot por cels qui oï l'ont Dist au message je te 
tieng por bricon Toi ne ton oncle ne pris jou .j. bouton — 
i833 C Puis que n'i p. t. p. n.; B^ pu. t. que cuisançon — 
1834 A c. 1. di de p. nos, B'^ c. p. v. 1. mandon ; C Bien 1. 

d. c. sache il de p. v. Tost i perdra le cief sor le menton — 
i835 B'^ Ce d.; A Respont A. bien oï v. a.; B e. ai vo bon 
{B^ vos bons) — i836 C T. autre teil v.; AB v. di ge d.; B^ du 
baron — 1837 omis dans C ; B Défiez estes et vostre (B^ e. 
tuit vo) compaignon — i838 C Li Normans f. et o. — i83g C 
Bien le regarde e. al chief e. — 1840 omis dans C ; B e. franc 

e. enseignié — 1841 B B. reconut; C Et b. c. que i. ert e.; 
B ajoute II li a dit sanz point de delaier — 1842-43 C Diva 
vallet tu m'as moût manechié N. f. p. c. q. t. i. m. (i85i) 
J. t. f. toz les menbres t. (i852) — 1844 B^ Voir d.; B^ Voir 
en t.; C De cel tien o. — 1845 C Q. par amors ne m'i puis 
apoier — 1846 5 t. a tr.; 1846-49 C S'il vielt bataille je sui 
aparelliés Encor ai jou t. .xxx. ch. (1848) N'i a celi ne 
tiegnent de moi fief Que dus que contes .xxv. par mon 
chief Qui trestot m'ont juré et fianchiét — 1848 A m. bien 
s. — i85o B^ p. 1. bras esracier — i85i B i. escuiers; 
i85i-52 dans C placés avant 1844 {"^oye^ ci-dessus) — i853 
omis dans C; B d. (B^ detraire) e. depecier — 1S54 A 
Respont A.; B q. t'en c; i854-55 C E. d. A. chou m'es- 
tuet renonchier A perron est au mulet repairiés Isnelement 
i monta par l'estrier — i855 B- i. qu'a nul c. n'i prent 



V. i82i-i886 123 

B' ni prist c. — iS56 B Ancelins; C Li Normans f.: A A. 
lisl — 1857 B f. A. mist pié en son estrier; iSSj-SS C Et li 
messages s'e. rêva esl. — i858 A v. sanz delaier; B ajoute 
Bien semble effondres {B'^ Ce sembloit foudre) qui des nues 
jus chiét — 1859 C E. va G. li guerriers — 1860 C Biax niés 
Aliaume* c. — 1861 .1 A n. D. s. p. n'i a d'à. — 1862 A N'a 
L. n'a s. s. n'afiert; 1862-64 C Assés vos olîre et argent et 
ormier Et se li dis ja nel rouvriés baillier Et se 1. d. nombre 
d. c. (i863) Lues maintenant i f. m. (1864) N. L. a s. s. n. 
t. (1862) — 1864 B Assez i f. de trestouz m. — i865-68 rem- 
placés dans C par Ne le coronne ne velt il pas laissier Par vive 
force le vaura avanchier Car li baron li ont tôt otroiét — 1866 
A que e. escuiers — 1867 B- f. de mon cors mehaignier — 
iSôS-jd omis dans A (bourdon) — 1869 COt le G. 1. s. quidec. — 
1S70-73 C Par mautalent monta sor son destrier Avois escrie 
que faites chevalier Vous devés bien vo droit seignor aidier 
Il fait soner .j. graille menuier Qui dont veist la gent G. 
aidier As osteus prendre fu mains nus brans saciés Qui se 
deffent tost est a m.ort jugiés Ne met escange f. de t. t. 
(1873) Quant cil dedans ont 01 buscier Li escuier li armé 
chevalier En fuies tornent par mons et par braiers Nés puet 
garir ne vaute ne celiers — 1873 B t. a tr. — 1874 A fuie; 
1874-75 C E. les b. ont il pris et loiés — 1876-77 C L. t. qui 
orent c. Le malvais p. por le Normand aidier — 1877 B ajoute 
Va quant il voient sus {B^ seur) eus est li meschiés — 1878 
.1 E. fuie: B'^ t. a e.: B* t. a enfors dou destrier — 1879 B^ 
Dusques a.; B n. voudrent atargier ; C Par mi la porte s'en 
quident rcpairier — 1880 B c. avoit félons portiers — 1881 
AB Le t.; ^ 1. c. a 1. — 1882 A Q. nul n'en vorent en prison 
estuier; 1882-3 C Onques n'i orent a preudomme mestier — 
i883 A P. n. del monde — 1884 C s'en retorna arrier; B a 
huchier ; B ajoute Or tost barons pensez de vos aidier Mar en 
iront li cuvert pautonier Li quens G. ne fine de brochier — 
i885 A Trusqu'a, B* Jusqu'à, B- Dusqu'a; C En le maison 
a.; Bh. Bertier — 1886 B* truevent; C Le Normant truevent 
ou n'ot que corechier Moût de ses gens l'avoient ja laissié 



124 VARIANTES 

Por le baron G. le guerrier — 1887 B' truevent; C M. t. 
se fist e. — 1888 52 Encontre 1.; C Qu'il n. d. onques mer- 
chi proier — 1889 omis dans B — i8go omis dans A; C P. c. 
que il e. s. e. peu i; B Molt ot d. s. poi en ot li guerriers — 
1891 C Par vertu sone .j. g. — 1892 C v. ces a.; A a. commen- 
cier ; C ajoute Que li quens ot as portes envoies Mes bien les 
font garder et veroiller Et a cascune laissent .c. chevaliers 
Et li Normans monte entr'els el destrier — 1898 C A t. e. 
v. B. poignant premier Et Guielin et son frère le fier Et lor 
cousins li hardis Viviens — 1894 B' 1. compaignes; C 1. 
effort o.; B o. .xx. c; A c. maint vaillant c. — 1895 C v. 
.). e.; B V. hurter tant bon destrier — 1896 B^ a. straindre 
e.; 1896-7 omis dans C — 1898 A v. cel e.; 1898-1899 C Sor 
les Normans est tornés li mesciés Quant il chou virent ne 
se porent aidier — 189g A Grant poor orent li cuvert 
losengier — 1900 C Ne 1. effors n.; A Onques 1. f. n. 1. i ot 
m.; B n'i [B^ ne) pot avoir m. 

1901 A T. 1. n. b., B L. b. t. n.; C Trestot lor bras — 1902 
B m. li (£' l'en) v. m. — B^ 1. vet r.; C ajoute Et plus de .v. 
en furent prisonier — 1904 B Ancelins f. sa gent (B^ j^g 
genz) a touz lessiez, C E. li Normans s'e. f. le col baissié 
— 1905 B 1. sivi (B- suï) par de. ■ — igo6 C A sa vois clere li 
commenche a hucier — 1907 B S. Ancelin; C S. Asselin li 
fiex Richart le viel Estes un poi je voel a vous plaidier — 
1908 C Car V. V. c. ou m. — 1909-10 B Car bien l'avez 
desservi ce sachiez Que por traître certes tenuz en iés; omis 
dans C — 1912 B V. Ancelin fièrement l'a.; C Par les gre- 
nons le saisist sel retorne — igiB C Fiex a putain; A c. D. 
mal te done — 1914 A s. vergoigne; C P. coi pensas teil 
duel et si grant h. Ton d. s. por coi volois confondre — 
1916 £2 q_ pe^ avoit 1.; 1916-17 C B. apele q. tint l'e. 1. — 
1918 A B. n. Bertran c; C v. requeromes — 1919 C D. c. 
glouton se nos 1. destruisommes ; A D. ceste terre c. la d. 
Et c. t. c. 1. defferomes — 1920 C v. sire o.; C ajoute Son 
gueredon li rendes a .c. doubles De chou qu'il voit son 
droit seignor confondre — 1921 ^4 Quar 1. m. e. e. c. la c; 



V. 1887-19^9 '2^ 

C O. 1. fermés el c. celé c. — 1922 C c. desrouge jusc'a 
l'ongle — 1923 C a. vers Asselin se torne — 1924 C J. 1. 
veïst se le f. c. ho. Ens en son chief de s'espee le longhe — 
1925 .4 e. dans G. — 1926 omis dans C — 1927 C N. p. D. 

— 1928 AB p. armes — 1929 C J. l'o. a moût plus g. ver- 
goigne; B II morra voir ancui a greignor h. — 1980 omis 
dans B; C S. q. li e. e. a. après honte — 198 1 C f. orguel- 
loz et fier — iq'xi B V. les gloutons s. par f. si 1'.; 1932-3 
omis dans C — 1933 B q. ja d. esragier — 1934 B* D'armes 
qu'il ot; £2qu'eùst; C n. li d. — 1935 C E. .j. soif v. .j. p. 
enfichier — 1936 C II passe a. — 1937 C F. le Normant p., 
B* F. ent celui p., B^ F. ent Ancelin; .4 F. A. enz en 1. — 
1038 C e. abat a ses p.; B e. a jus trebuchié — 1939 C M. le 
trebuce Diex li doinst encombrier; B l'a. devant lui a ses 
piez — 1940 A s. D. a., fi' s. D. m'a.; 1940-1 C Issi doit on 
traïtor essillier Qui son seignor vielt traïr et boissier — 1941 
B c. e. r. L. — 1942-3 C II s'en retorne arrière li guerrier 

— 1943 AB Ainz n.; B f. si vint droit a. mo. — 1944 fi' A 
s. s. roi L. e. v.; B'^ A s. s. L. qu'il tient chier; 1944-5 C 
Voit L. sel c. e. Dont li demande li quens par amistié — 
1946 B^ c. plus V.: C Loeys s. gardés ne me noies Et car me 
dites de qui vous v. p. — 1947 omis dans A; C Le f. R. ai 
mis corone el cief — 1948 A Cist n' ; C M. il n'i. en cest 
an o. — 1949 B^ P. nus e. monde tant l'e.; B^ el monde q., 
C en terre q. — igSo C Dist Loeys g.; AB e. toi doi ge 
mercier — i95i-2 C Del traïtor m'avés moût bien vengié 
Mes de Rich. le kenu et le viel He Diex quel joie se il ert 
essilliés — 1953 B qui m. s. {B^ fet) conseillier; B ajoute Ou 
ge le truisse si quel {B* t. ne le) puisse baillier; 1953-4 C O 
le G. le sens quide cangier II le demande on li a ensignié 
En une crote ert fuis el m. — 1955 C v. après t.; A v. qu'il 
n"a soing del lessier — 1956 C Au dos le siewent .1. c. As 
flans ont chaint les brans forbis d'achier — 1957 C R. t. sor 
un marbre couchié De son juise qui doit estre aprochié — 
iq58 A Ne 1.; C Li quens G. nel daigna ains touchier 
D'arme qu'il porte de lance ne d'espiel — 1959-00 omis dans 



120 VARIANTES 

C — ig6o B T. le sacha — 1961 ^' H. la d.; C Lieve le poing 

e. — 1962 C Que t. pasmé le laissa a — 1963 B l'e. sachier; 
1963-6 omis dans C — 1964 JB' N'i r. les membres n., B'^ N. 
r. ja pour ce braz n. p. — 1965 A prist a — 1966 A O. glou- 
ton D. vous d. e. — 1967 C 1. toudra 1.; C ajoute A .j. cou- 
tel a coupé les chevex; B ajoute Et puis après li rompi le 
braier — 1968 B T. nues nages s.; C Toz cois estoit s. 1. m. 
entailliés — 1969 omis dans C; B o. maint chevalier — 1970 
C Si d. o. bien t. essillier; B* t. vergoignier, B^ t. aaisier — 
1971 B V. fausner et [B* ne) b. — 1972 A e. 1. duc asproié; C 
T. o. 1. c. a G. p. Qu'il nel vielt mie ocire ne detranchier — 
1973 omis dans B; C Ains fu R. a; ^ o. le conte a — 1974 B 

f. a Loeys quitié — 1975 omis dans C ; A Après f. f. a toz 
cels d. — 1976 C S. s'entrebaisent v.; A S. le b. v. .c. c. — 
1977 B' Aine c, 52 Onc c; C M. c. pais n. v. .ij. d. — 1978 
B Que p.; C 1. valt ochire et detrenchier — 1979 omis 
dans C; B a leur c. — 1980 omis dans B ; A ne y. — 1981 
omis dans C ; B n. s'i (B^ se) v. a. — 1982 A Ainz apela — 
1983 B ajoute Par foi dist il a celer nel (S' ne) vos quier — 
1984-5 C Por aquiter mon signor droiturier Ses grans con- 
trées as glotons losengiers Qui li voloient tolir et enfor- 
chier — 1985 B p. les f. deslogier — 1986 A s. ne voudrai 
seul 1., B s. voudrai ici 1. — 1987 B G. qu'il n'aut jouer n'e.; 
C Le nuit le faites a candoile gaitier Que il ne soit enher- 
bés ne touchiés Et quant c'est cose qu'il va e. — 1988 B Que 
il ne m. o 1. c. c, C En sa compaigne enmaint c. c. — 
1989 B'^ Quar p.; C Car p. l'a. c'on a Ro. requiert — 1990 
A^B S. g'en o.; C noveles; B o. parler a. — 1991 omis dans 
AB — 1992 C Toute vostre ordene ne vos aroit m.; B ne 
vous aront m. — 1993 omis dans B; A Que n'en f. 1. testes 
reoignier Et toz les cors destruire et essillier — 1994 B Ce 
d. 1. a. {B'^ L. a. a dit) ce fait a otroier Je vous -affi ne le 
vous quier noier; 1994-5 A M. i. g. d. l'a. par mon chief 
Q. ne sera 1. cors s. d. m. — 1995 C Bien i. g. q. 1. s. el 
m.; B^ d'un m.; B ajoute Voir dist li quens il en est bien 
mestier — 1996-2000 C Atant s'en part si demande congiét 



V. I 960-203 I 12/ 

O lui amaine dusc'a .m. chevaliers Et ses neveus que il aime 
et tient chier De ses jornees ne vous sai anonchier — 1997 
B m. sa t. — 1998 B Et {. — 1999 B A. qu'il p.; A* .xij. j. 

— 2000 B E. et ensemble. 

2001 B P. erra t. qu'il vindrent a P.; C Aine ne finerent si 
vinrent a P. — 2002 C P. i esturent .iiij. jors t. c; 
omis dans A — 2oo3 A Ainz n.; B' t. f. ne biax n. chier; B'^ 
p. f. bons n.; 20o3-io omis dans C — 2004 A 1. vert h. — 
2oo5 B- I.'o. c. a. — 2008 A a. sor le destrier — 2009 B^ 
soustint 1.; B- sostint le bon guerrier — 2011-19 C Li quens 
G. li marcis au cort nés Puis que il fu dedens Poitiers 
entrés Aine ne li lut el règne a sejorner Des traïtors i trueve 
a grant plenté — 20i3 AB^ Ainz n. — 2014 A n. la N. — 
20i5 5' Ne la T., B- De la T.; B- ajoute Ne Pentecouste ne 
jour de Trinité — 2016 B 1. hauberc endossé — 2017 B sus 
son c. montez — 2018 B^ p. a li quens enduré — 2019 B 
maintenir et sauver — 2020-24 C Desor Bordiaus a .j. jor 
dénommé Rois Marimondcs i fu enprisonés Puis se fist il 
baptisier et lever — 2021 B e. alez a B.; B' a B. souz G. 

— 2022 A Amaronde — 2023 .B Et si fist tant li ber de sa 
personne D. L. {B* D. son seigneur) li fit prendre c. Et rete- 
nir par grâce de ses homes — 2024 B E. ses o. — 2025-29 
C Quant li quens a icel camp acuité A Piere Plate s'en est 
au gieu aie Guires d'Auborc i fu enprisonés Qui de Marcois 
estoit sire clamés Li quens le prist qui molt fist a loer En 
prison l'ot tant com li vint a gré Tant com li ot bons 
ostages livré Ch'a Loeys feroit sa volenté De lui tenroit 
toutes ses yretés Por chou fu il a G. acordés — 2026 A d. 
Pierrelarge — 2027 B^ L. c. D. la cité d. C.; AB^ Dagou- 
bert; fi' Dagombert — 2028 B Et si fist tant li quens par 
son barnage Qu'a Loeys vint rendre son homage Sa te. ti. 
d. L. 1. s. — 2029 B* E. les; B qu'ierent g. e. esparses; B 
ajoute Du roi les tint ce fu grans seignourages Tout par G. 
le marchis Fierebrace Le gentil conte que li cors Dieu bien 
face — 2o3o C Tant fu G. en icele contrée Qu'il ot par forche 
Loeys acuitee — 2o3i B V. Enveudure; C Devers Gironde 



Î28 VARIANTES 

a S. V. atornee Li baronnie est avoec lui alee Puis prist sa 
terre mais forment fu gastee — 2082 C assalent — 2o33 A 
h. ont p.; B p. ançois nonne passée {B'^ sonnée); C La porte 
assalent n'ot gaires de durée — 2084 omis dans B ; C Li frans 
<j. a la chiere menbree F. une c. q. Damedieu a. — 2o35 
omis dans B; 2035-40 omis dans A (bourdon); C ajoute Aine 
n'i perdirent .j. puma parée — 2o36 C J. prisent q. — 2o37-38 
C Si faitement ont le pais creantee Par celi est li grans 
guerre afinee Vait s'en li quens o sa gent honorée Jusqu'en 
Hainau n'i ot resne tirée Tant que il l'ot moût bien tote 
aquitee Et Juliens a ostages livrée — 2o3g omis dans B — 
2040 omis dans C (cf. la variante des v. 2042-3) — 2041 C O. 
as h. — 2042-3 C Si gart cascuns que sa maie ait torsee 
Nous en irons en Franche la loee Puis que j'arai ceste terre 
acuitee Ceste parole as plusors gens agrée — 2043 JB^ qu'il 
i a e. — 2044 C L. c. G. a le courage fier Dels qu'il estoit 
el règne de Poitiers Ne fu nul jor ne montast sor destrier 
Ne qu'il n'eùst vestu l'auberc doublier — 2045 B du (J5' de) 
repairier; otnis dans C — 2046 A laisse ses c; 2046-7 C E. 
f. 1. .m. ch. — 2047 B c. proisiez — 2048 B .11.™ e. m. de 
b.; 2048-50 C Part de la terre si demande congié II s'en 
repaire par le mont S. Richier Li jentiex hom vait orer au 
mostier — 204g B T. B. a prise a c. — 2o5o AB^ Ainz n.; 
B f. jusqu'au — 2o5i 5' s. si s'e. p. — 2o52 B' Par Cons- 
tentin se p.; C Puis Constentin s'est li quens repairiés En 
Normandie s'est avant adrechiés — 2o53 B s. acointier, A n. 
s. conte noncier; C ajoute En sa compaigne avoit .c. cheva- 
liers As cleres armes et as courans destriers Les autres ont 
en garnison laissié — 2054 BC Dusqu'a; A n'est li dus atar- 
giez ; C s. volrent targier — 2o55 C Au m. b. s'e. la nuit h.; 
A 1. dus h. — 2o56 A c. le tieng ge a 1.; C f. li quens q. — 
2057 B Quant p.; C p. les terres; A' Tiebaut exponctué et 
remplacé par Richart — 2o58 A^ N'osèrent pus, A^ mêmes 
mots exponctiiés et remplacés par N'osoit li dus; B Osoit 

e. li ber n. (iS-^ et) c; C O. aine p. aler n. — 2059 B 

f. sanz espargnier; C S. f. ot mort d'un g. pel aguisié — 



V. 2032-20C)0 12g 

2060 C La s'en afie G. li guerriers; B* f. I. filz a c, B- f. 1. 
baron c. — 2061 .4 Por ce qu'il f.; B^ s'en f. par acort apaié; 
C Q. i. estoit a. e. paisiés Si se baisierent voiant .c, che- 
valiers — 2062 C V. .ij. d. — 2o63 omis dans B; C Se 
Diex n'en pense qui tôt a a jugier En teil lieu s'est li frans 
hom herbergiés Ou on le heit de la teste a tranchier Ains le 
quart jor acompli et entier N'i volroit estre por l'or de Mon- 
pellier Com vous orrés ains le soleil couchié Li viex Rie. fu 
dolans et iriés II en apele son maistre conseillier — 2064 C 
Baron d. il b. me puis ostagier — 2o65 B Q. en m. — 206Ô 
A Q. me toli; B m. chevalier, C no m. justichier — 2067 
C f. en t. ne soz ciel — 2069 B p. le voudrai corrocier; C 
Jou nel lairoie por les membres tranchier Que ne l'en rende 
moût dolerous loier — 2070 .4 A n.; C Dient si home tort 
dient (lire dites) et pechié Ja fustes vos acordés et paisiés 
De traïson astéries ensigniés — 2071 A K. c. terre; C il de 
V. — 2073 C Que tôt li ont plevi et fianchié — 2074 C Voir 
d.; B d. R. et t. s. g. p. liez; C ajoute Mes par l'apostle 
qu'on a Ro. requiert Jo nel lairoie por les membres tran- 
chier Que nel porsuie armés 'sor mon destrier Que jou par 
force ne le puis justichier — 2075 C Jel m.; .4 Ge m. au 
duc p. amistiez; B Mander le vueil p. molt grant a. (B* 
grans amistiez) — 2076 C C'avoec 1. v. e. F. c. — 2077 ^^ 
.xiij.; omis dans C — 2078 C S. d. ses hommes 1. puis 
defors s.; B p. esloignier — 2080 B Si le porrons murdrir 
et detrenchier: C Miex voel morir que ne soit e. — 2081 C 
Dont l'en a.: B .xvj. c. — 2082 A M. li v.; ^2 q^j m. v.; 
20S2-4 C Se cil n'en pense qui tôt a a jugier Par traïson 
crt li quens depechiés — 2084 B n'en s. — 2o85 C A .j. 
ma. que jors fu esclairiés Monta li quens qui ne se sot gai- 
tier — 2086 A Trusqu'a; B Jusqu'à; C Jusc'a midi a li 
quens chevalchié — 2087 C 1. est d.; C ajoute II et si 
homme li jentil chevalier — 2088 C p. li p.; A* p. au m.; B 
ajoute Iluec mangierent por lor cors aaisier — 2089 /l Apres 
mangier font les napes drecier, B Q. François durent de la 
table drecier — 2090 C Au quart s'e.; .1 Desoz les arbres 

Li Coronemeii^ Looh. 9 



l3o VARIANTES 

prennent a sommeillier ; B Molt durement pensent [B^ 
pristent) a someillier Que (B' Qui) molt estoient pané et 
travaillié — 2091 B"^ V. les G.; B si l'a.; B ajoute Dormir 
les lest souz .j. arbre foillié De l'une part s'est li quens 
apoiez; 2091-7 C Li bers G. ne s'i volt atargier Trestous 
armé le bon elme lacié Sor Arondel son ceval le proisié 
— 2094 B l'e. doblier — 2096 A a. pont; B E. c. Joieuse a 
son flanc senestrier — 2096 B a. son aufarrant coursier — 
2097 ojnis dans B — 2099 AB^ Prist e.; B p. le f. t.; A .]. 
roit t.; C Entre ses puins son f. — 2100 oviis dans C ; A g. 
lacié. 

2101 C O 1. e. m. ne m. d.; A 1. ne m. fors q.; B'^ me. 
seul q. — 2102 B Lez 1.; C Cascuns fu d'armes moût bien 
aparilliés De sa gent part por lui esbanoier Descent d'un 
tertre contreval .j. gravier A .j. nue est venus eslaissiés II 
cuida venir esbanoier Por la rivière qui moût fist a proisiar 
S'en va li quens déporter el gravier Mes d'autre cose li 
convenra plaidier — 2io3 C v. R. 1. d. 1. v.; B d. R. ou 
vient — 2104 07«z5 dans C; B^ Q. tout le j. — 2io5 B 
Avoeques 1. ot .xvj. c, C En sa compaigne sont q. c; C 
ajoute Bien sont armés sor les courans destriers Li dus 
Richars l'aperchut tous premiers Dist a ses hommes se 
vous m'avés riens chier Dont vous panés de ma honte ven- 
gier De raenchon n'i art onques plaidié Vés la G. au cort 
nés le guerrier Qui me toli chou que j'avoie tant chier Mes 
par l'apostle c'on a Ro. requiert S'il vous escape ne vous 
arai mes chier Mon fil m'a mort bien le doi empirier Et cil 
respondent ja n'en estuet plaidier Les chevals brochent cas- 
cuns a enbrachié Le fort escu et brandi son espiel Les 
gonphanons ont avant desploiés G. ot la noise des destriers 
As garnimens conut Rich. le viel — 2106 C V. 1. li quens; 
B 1. G. si e. — 2107 A'^ chevaucha; B chevaucha a estrous; 
C ajoute Leis la rivière qui bêle est contremont — 2108 C 
La encontra 1. — 2109 A O (A^ Et o) 1. q. de hardiz poi- 
gneors, 5' Aveuc 1. ot bien .xvj. c, B^ Avoecques 1. ot 
.xvj. c; C ajoute Bien fu armés cascuns de ses adous — 



V. 209i-2i56 i3i 

21 10 B' V. les G. si l'e. p. g. fripons; C 1. G. s'en ot m. g. 
paor; 2110-11 omis dans B^ — 21 11 C ap. s. chevaliers barons 

— 21 12 fi T. maintenant; omis dans C — 21 13 C Seignor d. 
i. por Dieu q.; A^ la f.; omis dans A'^ — 21 14 C Ghi voi venir 
le d.; C ajoute II est .xv.imcs que conter les puet on Nous 
sommes .iij. moût forment les doton — 21 15 C Car i.; A h. 
plus que home del mont; B I. m. h. ja d'une grant traïson 
Qu'il firent ja Loeys mon seignor — 21 16 B- q. de v.; B' q. 
de fit 1., C q. moût bien 1. — iw] B Et n.: C a. nous en 
son — 21 18 fi'- fa. en un m.; fi m. a T.; remplacé dans C par 
G'irai avant au passage del pont Vous remanrés desor cest 
rui qui cort Et s'il me dist nule riens se bien non Dont n'i 
voi je se del bien faire non Car li fuïrs n'i vauroit .j. bouton 

— 2119 C r. vous parlés de folor — 2120 C Aies i tost bro- 
chant a esporons; B p. jusqu'à lour — 2121 ABC Sel s.; 
C p. mi e. p. raison — 2123 A l'e. au 1.; B Courez li seure 
a guise de baron Aiderons vous par bone entencion ; omis 
dans C — 2124 B p. riens qui soit el m. — 2125 B m. sei- 
gnor; omis dans C — 2127 C prist — 2128 A D. d. Guil- 
laumes; B vous g. — 212g B C. i. mes moi d. v. r. [B"^ point) 
g.; C Me c. i. d. nule r. g. — 2i3o omis dans C; B^ n. par 
acort apaié — 2i3i fi^ en un m. — 2i32 C L. vos b.; A v. 
.0. ch. — 2i33 C V. d. li dus; B V. d. R. tu scz moût b. 
pledier Mes tes sermons ne t'avra ja mestier — 2134 B m. 
chevalier — 2i35 A f. soz la chape del ciel — 2137 C q. de 
part s.; A s. si c; B Quant ge te tien a plain sus le gravier 

— 2i38 B*C t'en p.; A^ porront: B porra; C p. gardier — 
2139 B f. la t. rooignier — 2140 C m. de ton c. esragier — 
2141 A d. li cuens D. — 2142 C pr. nés c'u. c. esragié; B^ 
pi. quel c. — 2143 B e. des piez — 2144 B f. R. sus l'e. — 

2145 B^ Desus 1.; A 1. fait fendre e. percier; B e. brisic — 

2146 B L. bon h. rompu e. d.; A h. desrompre et desmail- 
lier — 2147 C 1. a colé Tcspiel; B f. entrer l'a. — 2148 C Q. 
d'ambes p. li f. — 2149 ^^ '^- '^^'^ ^- — ^iSo ot7iis dans A ; B 
e. en volent v. — 21 5 1 ^1 Li coins d. — 21 52 B- f. que .ij. 1.; 
C 1. li r. — 2i33 C e. tint 1. — 2i55 B 1. .xvj. — 2i56 B Sus 



l32 VARIANTES 

lui trouvèrent G. 1. g. Seure li queurent ne le vont (B'^ 
nel voudrent) espargnier II se defent a loi de chevalier — 
2i58 A b. forbi ; B d'à. ferir et chaploier; C As brans d'à. 1. 
rens aclaroier — 21 5g B^ Del g. conte — 2160 omis dans C; 
B^ s. alez a. — 2161 B'^ Tost fist c. jus 1. s. trebuchier — 
2164 B L. .V. (52 .vj.) s'e. vont e.; A f. que n. que p. — 2iC)(> 
C ajoute Tôt i morrés traitor losengier — 21G7 B L. .vj. 
baron s'e. fuient p. u. t.; C s'e. fuient corant p. — 2168 B^ 
L. ber G.; A 1. e. grant erre; B et apresse — 2169 A II lor a 
dit u.; B u. parole lede; C r. raide — 2171 B s. si g. — 2172 
B-C e. menrons nous e. — 2173 C r. peûst e. — 2174 C r. 
m. p. D. G.; B p. D. sire G. — 2175 B c. vous d.; C c. que 
r. d. e. — 2176 G amirant — 2177 omis dans C — 2178 B'^ 
Sus les a.; A a. en g. — 2179 A halegres, C haligres; B p. 
hetiez n'a s. d'amer pucele — 2180 B'^ s'a retourné, A s'a 
genchie — 2181 B m. crié — 2182 A p. les membres tren- 
chier — 2184 omis dans C;B A ses barons qu'il avoit la les- 
siez En la (B* sa) bataille ou li dus R. iert — 2i85 B La l'ont 
saisi et l'o. p. — 2186 C T. en travers c. c. a s.; B Si l'ont 
trossé c. (B- c. un) c. a deniers — 2187 B Et l'ont monté s. 
— 2188 B'^ Dusques a; C n. se v. targier — 2189 -S* Q. i. i 
furent moult par en f. lié, B^ Q. i. i furent s. en sont 
forment liez — 2190 C ce d. B. ses niés — 2191 C v. san- 
glante l'a.; 5' V. t. le poing moillié, B^ v. t. le pont souillié 
— • 2192 otnis dans B^ — 2198 omis dans C; B a. hui c; 
A ajoute Je vous voi moût pené et traveillié — 2194 B R. li 
Guens {B^ L. c. r.) or entendez h. n.; A Voir dist G. Bertrans 
b. sire n. — 2195 07/2/5 dans A et C — 2196 omis dans B; 
placé après 2ig3 dans A — 2197 omis dans A — 2198 A One 
a. m. n'o. q.; C O m. n'och jou ne m. d. c; B Si n'en menai 
m. [R^ seul) q. — 2199^ J'ai encontre; B Devant [B^ Delez) 
.j. val lez .j. pont depecié La encontrames 1. — 2200 5' j. 
nous a.; C m'a. fait espiier. 

2201 COI. .xv.i'ne; yi L. et .XV. autrcs d.; B L. .xvj.e iert 
d. barons c. — 2202 C me fist — 2204 B Quant n. — 2206 B 
Li .vj. s'e. — 2207 B Vez e. ici — 2208 A'^ d. R. a. très 1.; 



V. 2i58-2235 i33 

B e. ameinent 1. — 220g B Respont B ; C S'en amenons .xv. 
de lor destriers — 2210 C Gautiers de Termes a fièrement 
parlé Sire G. moût grant tort en avés Estes vous dont anuios 
et lassés Et de conquerre travilliés et penés — 221 1 B f. ne 
veuilliez p. doner, C f. n'i poés p. aler — 2212 A v. proier; 
2212-14 otnis dans C — 22i3 B m. jonesce — 2214 B q. nos 
r. — 22i5 B^ s'a. erraument d., B^ s'a, vistement d.; 22r5-6 
C Adont s'en tornent le grant cemin feré — 2216 B'^ o. a f.; 
B f. soir et main cheminé — 2217 C Dusc'a O. n'i volrent 
demorer — 2218 B^ le r. L. — 2219 fi' R. mené — 2220 B' 1. 
fist; C l'a f. e. s. prison j. — 2222 fi' Qu'il i f.; B- Que il 
mourut — 2225 C n'i. mes t. c. il puist d.; C ajoute Oï ai 
dire et si est vérités Après grant bien revient de mais asés 
Sire dist il moût vous estes penés .1. riche pan de ma terre 
esgardés Si le prendés tôt a vo volenté Ou le pais Rie. le 
viel barbé Ja n'a il oir qui li voelle tenser Et dist G. en par- 
don en parlés Puis c'a bataille l'ai conquis et matés Ja ne 
sera par moi desiretés, plus les v. 2223-4 répétés, plus Mais 
maint preudomme convient moût endurer — 2226 B Que 
d. — 2227 A Par devers R. p.; C v. durement sont 1.; 2227-28 
B V. la mirable cité Puis que partirent du lieu et du régné 
Ont .vj. chevaus recreùz et tuez — 2228 A r. et fonduz ; omis 
dans C — 2229-34 C Et ont G. et le roi salué Cil diront ja unes 
noveles tés Dont maint preudoms fu durement penés L'uns 
des mesages fu moût bien enparlés En haut parole quant il 
fu escoutés Sire G. jentiex quens honerés Bien nous avés le 
pais acuité Toute Rommaigne et Romme la chité Est dé- 
livrée del pooir as Esclers Mes durement est li pais troblés 
[suivent les v. 2239-41. placés avant 2235-38) — 2229 fi T. o. li 
mes enquis e. — 223o B^ o. le conte e. — 2232 B^ M. biax 
sire, B- M. font il p. — 2234 fi A c. a. — 2235 A^ M. e. rois 
Otes (Otes, exponctué, est remplacé par Gaifiers, écrit en 
marge]\ A de Police; B d'Ypolite; C Gai. d'E.; B ajoute 
N'i a plus d'oirs que la bêle au vis cler A li en est remese 
{B'^ remés tout) l'erité; C ajoute Briés et seaus vous avons 
aportés Toz li pais en sera délivrés Rois poés estre se faire 



l34 VARIANTES 

le volés — 2236 B Molt 1. demandent c; A c. et duc e. p.; 
C A. le cuerent et d. e. casé Mes tôt en vont de lui bien 
refusé — 2287 C Autrui q. v. n. valt — 2238 omis dans B ; 
A e. i sui venuz a. — 2239 B* e. Galfiers, B'^ e. Gaifier; 
AB^ 1. riches a.; C 1. g. au vis cler (2239-41 placés dans C 
avant 2235) — 2241 C a la f. — 2242-43 C Car cil de 
Romme se voelent révéler .1. autre roi voelent il coroner Jl 
a non Guis et d'Alemaigne est nés Empereres ert par sa 
force clamés Et cil de Romme l'ont dit et créante Et Loeys 
ert del tout oubliés Par force vielt saisir ses iretés Et la 
pucele qui moût a de biautés Vielt il par force en fin desi- 
reter — 2243 A S'a p. {A* Si près) d. — 2244 C d. troublés 
— 2245 C A duel destruis se v. — 2246 B t. enclinez ; C O. 
1. G. a poi n'est forsenés; C ajoute Vînt a Bertran dit li/a et 
conté Biax sire niés quel conseil me donrés Oncles dist il 
quel conseil demandés Ja se Dieu plaist par vo cors n'ert 
pensés Ne vo lignage ne sera reprové Tant com puissiés 
vos garnimens porter N'ert I^oeys nos rois desiretés Niés 
dist G. de vostre grant bonté Malvais conseil n'i porroit on 
trouver Or s'aparellent li legier baceler Qui bien porront les 
paines endurer Aine nos lignages n'ot pais en son aé Et nos 
mainsnie n'avons point sejorné Et encor est niens del demo- 
rer — 2247 B A L. c. a parler Trestout ainsi con ja oïr por- 
rez; C Quant Loey 01 le mes parler Que il pert Ro. et le 
grant ireté Moût tenrement commencha a plorer — 2248 
omis dans B; C V. 1. G. si a pris a parler — 2249 B Rois 
dist li quens par Deu de majesté; 2249-52 C Sire dist il 
moût estes eifreés Mes par l'apostle que on doit aourer — 
225i B Vers t. les homes d. — 2252 A m. s. t'a c. — 2253 C 
E. vo s. m'estuet ains dévier; B m. jonesce — 2254 C Q. ne 
vous renge toutes vos iretés; B Ançois q. n'a. tôt ton règne 
a garder; B ajoute Or tost biaus sire n'i a que demourer — 
2255 C F. V. Chartres e. v. briés seeler Et vos serjans et vos 
corlieus aler Les chevaliers faites partot mander — 2256 
B ajoute Qui mestier ont bien d'avoir {B^ o. de a.) conques- 
ter; 2256-62 C Tos cheus qui puent lor garnimens porter Et 



V. 2236-2290 l35 

les serjans que bien font a loer Qui çeval puent et garnimens 
porter Si grans trésors li soit abandonés Ne sera povres en 
trestot son aé Mes la piétaille n'i caut il amener Longe est 
la voie trop seroient lassé Encor avons le trésor amassé — 
2257-8 B As c. c. as drapiaus desp. — 2262 B' e. mulets s., 
B^ e. mules afeutrés — 2268 C Q. jou conquis a R. 1. c. — 
2264-5 C E. e. portant [lire partant) en pris a grant plenté 
Tant ai argent et fin or esmeré Que bien en puis .xxx. som- 
mier torser — 2265 B o. je les doi p. (5' garder) — 2266 C 
Onques f. ho. n. m'e. tiegne a a. — 2267 B Q. tout ne d.; 
C Car contre vous n'ert il ja enseré Ains en donrai as 
povres bacelers — 2268 A Respont 1. r.; B- L. r. li d.; C D. 
Loeys — 2269 B^ brief s.; 2269-76 C Ne sai que doie en 
l'estoire conter Onques G. ne Loeys li bers Ne laissa terre 
de la lor poesté De coi il n'aient les barons asamblé Et il i 
vient volentiers et de gré Quant il oïrent des rices dons 
parler Quant sont ensamble ses a on acesmés A .c.m homes 
si com l'oï conter Passent les terres a moût grant salveté 
Que il n'i ont ne tolu ne emblé Nule viande que frans hom 
doit user Par cel pais orent si grant plenté Li paisant ont 
assés conquesté Par tote l'ost en furent asamblé — 2270 B 
ajoute Par mi la terre qu'il orent a garder — 2272 omis dans 
B — 2273 5' .L.m en p. — 2275 B* p. n'i 1. — 2277 C N. s. 
que doie 1. j. conter; A s. deviser — 2278 A a lassez — 2279 
52 Dusques a; C Quant furent outre .iij. jors ont sejorné 
Adont s'esmurent a Ro. en sont aie — 2280 C Quant il i 
vinrent n. p. ens e. — 2281 B Ques A. 1. a m. destornez ; C 1. 
avoit d. — 2282 B- Li r. L.; B' t. ses très; 2282-89 omis dans 
C — 2284 B F. ses c. e. ses f. — 2285 B a ses f. — 2286 B P. 
le p. por la t. g. — 2287 B Et f. les proies et le charroi mener 
Et bues et vaches et moutons pour saler — 2288 B- s. touz 
bien rassazé — 2289 B c. ses f. — 2290 B d'A. en est levez en 
(£2 et en) p.; 2290-2303 C Cil par dedens se sont asseùré Car 
bien i furent .m. chevalier armé Guis les apele ses a araisoncs 
Vous m'avés tout et plevi et juré Ne me faurés por homme 
qui soit nés Cis rois de France est moût desmesurés Chi 



l36 VARIANTES 

vient a ost por ma terre gaster Dus d'Osteûse vous i couvient 
aler A tôt l'effort que vous ichi veés Et jou ferai moût bien 
ma gent armer Si remanrai a la bone chité Anchois qu'il 
aient par estendi lor très Vuel jou qu'il soient bien par vous 
revidé S'il vous encauchent par lor grant poesté Jou serai 
pris (lire près) ja mar en douterés Et dist li dus si com vous 
commandés — 2291 A* Son p.; B^ Le père — 2293 B Preignent 
lor a. jusqu'à — 2294 B a. lor p. — 2295 B e. premiers au 
p. c. — 2297 B E. c. respondent biaus sire volontiers — 
2298 B I. s'en V. — 23oo B^ C. e. ,si m., B^ E. c. puis m.; 
A^ el destrier. 

23o2 B En 1. p. prennent 1.; A p. leur r. — 2304-7 C" 
Pardedens l'ost s'arment li chevalier Francès se logent li 
nobile guerrier De ceus de Ro. n. se s. g. (23o6) Moût fait 
souef et une plueve chiét Roumain s'en issent armé sor lor 
destrier G. ert ens en un val arrier En sa conpaigne .iiij. c. 
chevaliers Por l'ost garder qu'il ot a justichier Anchois qu'il 
puist mais au roi repairier Avéra il de son secors mestier 
Car cil de Ro. pensent de l'esploitier Et cil de l'ost ne se 
porent gaitier (23o6) Ne mot ne sorent si sont a els plonchiét 
Une bruine lor vint devers le ciel (2304) Que il nés porent veïr 
n'escargaitier (23o5) Espees traites ens escus enbuissiés — 
23o5 B V. a c; ^ v. n. charoier — 2307 fi' eus f., B^ sus eus 
f.; B ajoute La veïssiez un abateis fier Costez et bras et testes 
peçoier Es très comencent forment a chaploier — 23o8 B m. 
serjant et escuier; 23o8-3i C Désarmé furent moût i ot grant 
mescief Le jor i furent maint baron detrenchiét Le maistre 
treif ont aval trebuchiét Les cordes tranchent as brans for- 
bis d'achier E. L. s'e. v. f. a p. (23 11) A la quisine sont venu 
li furier Illuec ocissent 1. m. boutellier (23io) D. 1. c. e. p. 1. 
m. (2309) E. L. s'e. fuit tous eslaissiés (23ii) Qui paor ot de 
la teste trenchier Francès sonerent .j. grant cor menuier 
L'ost s'estormist et devant et derrier Et Loeys commencha 
a hucier Sire G. e B. c'or m'aidiés (23i3-4) O le Bertrans si 
l'en pris grant pitiés Encore estoient ens el val tôt couchié 
E. celé o. o. a m. grant cris h. (2319) Et reclamer G. le 



V. 2291-2350 iSy 

guerrier Et dist li quens ja m'aront sans dangier (2321) L'ost 
trespasserent a .j. castelet vies A cels de Rome enclosent 
par dcrier (2337) — 23io B ocistrent 1. m. cuisinier — 2811 
B A L.; B* en v. — 23i2 A* D. t. e. tref; B* a. com autre 
soudoier, B^ a. aussin c'un.soudoier — 23i3 B A v. escrie 

— 23i5 B S. m'a. D. — 23i6 B L. quens G. s'en repairoit 
arrier Si conduisoit avec lui 1. f. — 2821 B Et (B^ Ce) dist 
G. vos e. — 2822 B'^ P. devant R.; B 1. vers h. — 2323 A S. 
poïons fors c. e. e.; B- dehors — 2824 B fussent apareillié 

— 2325 B i porriens g. — 2826 B ajoute Respont Bertrans 
bien fait a otroier — 2827 A pense; B p. a c. — 2828 B b. 
se prist a abaissier — 2335 C Et tant baron a terre t. — 
2336-40 C Trop i peûst Guill. atargier Car Loeys ert ja si 
justiciés Qu'il n'i avoit fors del prendre et loier Quant cil 
de Ro. se virent enginier Cascuns se paine de sa vie alon- 
gier Le grant eschet lor i couvint laissier Aine n'en menèrent 
valissant .j. d. Et cil de l'ost pensent del raloier Et cil de 
Ro. sont tôt a mort jugié Des .m. qui vinrent a l'ost por 
gaaignier Onques a Ro. n'en retorna .j. pies — 2887 B'^ 1. 
escrient e. — 2338 A De ceus d.; B v. un 1. — 2339 B Que 
toz nés {B* Q. il ne) facent ocire et detrenchier — 2841 B s. 
qui les devoit guier; C ajoute Tant com chevals puet corre 
et esploitier S'en vait fuiant les .j. mont col baissié A le 
grant porte quide avoir recouvrier; 2341-2 A F. s'e. 1. s. 
lez .j. m. e. — 2842 C L. c. G. nel volt mie laissier 
Arondel broche son auferrant destrier Qui plus tost court 
que ne vole espervier En .j. vaucel les a aconsuïs Li bers 
G. par grant aïr le fiert Par grant air sor son hauberc dou- 
blier — 2843 B Avois e. retornez c; 2343-4 omis dans C — 
2844 B- j. morrez; B m. en fuiant com lanier (/?' c. ber- 
gier) ; B ajoute De lance forte planée de pomier — 2845 
A L. 1. hauberc 1.; C Ens el c. 1. fist le fer baignier — 
2346 .A le brocha; B'^ le coucha — 2847 ^ L'^- °^ cheinte 
s'en v. p.; A l'e. vet 1. colper 1. c; B v. 1. tolir 1. c. — 2848 
A 1. prie — 2849 omis dans C; B- s. t. quens G. i. — 235o 
B* M. p. mon vis m. i puet g.; B^ v. bien i; C M. v. m. p. 



l38 VARIANTES 

si m'en remain arrier A Loeys ton seignor droiturier — 
235i 52 u. m. d. bons d., C g. mont d. d.; C ajoute Dont tu 
porras louer tes soudoiers Guis d'Alemaigne trop estes aîar- 
giés Vostre secors ne vous ara mestier Le vostre orguel 
arions comparé chier — 2352 B s'e. vers 1.; 07n{s dans C — 
2353 C G. r.; A Li dus 1. tent son riche b. d'à.; C ajoute 
Desi a l'ost est retornés arier Le duc en mainent ou n'ot que 
courechier — 2354 ^ A L. le rendent, CAL. en rendent; 
C ajoute Par defors Ro. ot .j. gaste mostier Les mors i 
portent n'en orent nul gaitier Messe i canta li bons abes 
Reniers Au matinet quant il fu esclariés Par dedens Ro. fist 
faire .j. grant carnier Les mors i gâtent plus n'i vaurent tar- 
gier Dont commenchierent la terre a essillier — 2355 C Li 
quens G. a conduit les f. — 2356 B G. d'A. fu en Rome li 
sers Si se 1. en estant sus s. p.; 2356-7 ^ En cels de Ro. 
n'en ot que courechier Seignor dist il mal sommes engigniés 
Pris est li dus retenus et loiés — 2358 C M. s. et prins tôt 
mi .m. chevalier — 2359 C b. m'i pooie acointier; B n. m'i 
p. apaier — 236o C T. jors a c. envers .j. c; C ajoute Par 
chou porroie bien Ro. justichier Et se jou sui vevois (rete- 
nus?) ne loié Toute la terre li demorra en fief — 236i B n. n. 
avra m.; C Ne vos e. n'i vauroit .j. denier (placé avant 2359) 

— 2302 C G. d'A. fu moût cortois et sages Et coragous et 
hardis par ses armes Isnelenient a. u. m. — 2363 B* S. fet; 
2363-66 omis dans C — 2364 B u. fort p. — 2365 5' b. 
d'érable, B^ u. bastoncel de madré — 2366 B ajoute Amis 
fet il entent a mon langage — 2367 B A. molt t.; C Va m. 
la fors el maistre treif d. p. — 2368 S^ m. dites, C m. diras 

— 2369 A^ t. V. il g.; B t. vient de g. mes marches; 2369-72 
C Por toi moront tant chevalier a armes Ne por coi ert 
tante contrée arse Se cors de lui a tant de vasselage Que 
cors a cors se voelle a moi combatre — 2371 B la y. — 2372 
A" m. le c. — 2373 C Ou campion q. p. li se combate — 
2374 omis dans A; C S'il me conquiert e. icele b. — 2375 
C Dont a. R. q. e. tôt l'e. — 2376 otJîis dans C — 2377 B E. 
sel conquier; A a m'e.; C E. s. jou lui puis conquerra par 



V. 235i-24i I i39 

armes [Les vers précédents sont ainsi placés dans C : 236g- 
72, 75, 74, 77, 73) — 2378 omis dans C ; A* i perdra; A'^ i 
perdrai qui vaille u.; B'^ Mes n'i p.; B vaillissant u. — 
2379-80 C Dont s'en revois ariere ens esses marches Soie 
soit Franche qui bien est grande et large Et jou arai Ro. 
Puille et Calabre Jusc'a Mongieu avra tôt l'iretage — 2880 
B' Et m.; A Laisse m. R. — 238i ot7iis dans C — 2382 C Li 
mes s'en torne qui de riens ne se targe II est montés sor .j, 
mulet d'Arage Ist de 1. p. qui fu et grans et 1. — 2383 B'^ 
Dusques a.; A^ au tref; B d. noient n. s'a.; 2383-7 C Et vint 
as tehtes por furnir son mesage Ne salua le roi ne le barnage 
Chevaliers est preus et cortois et sage Ja parlera com hom 
de bon corage — 2384 ^ 1- 1- porte d. — 2385 B S. s'e. torna 
en la tente au filz Gharle — 2386 B t. le roi et son barnage 
— 2387 A^ l'a. voiant t.; B Al roi parla o. cels de la place — 
2389 omis dans C; B'^ s. car d. n'e. qu'on 1.; B* d. c'on 1. — 
2390-94 C Dans G. vos mande o le fier vasselage Par vos 
•ij. cors .j. fiere bataille — 23gi B ajoute Que a grant tort as 
gastees ses marches — 23g2 B^ n'en point de l'e. — 2393 B* 
s. la V. — 2394 B t'e. couvendra c. — 2395-402 C Se tant 
avés en vo cuer vasselage Que le puissiés conquerre par ses 
armes U campion qui por vos se combate Tôt sans calenge 
velt avoir iretage — 2397 A q. en e.; B a. R. e. t. le seigno- 
rage — 2398 B q. outrage t'e. f. — 2399 ^ ^'^- '^°s '^- — 2400 
omis dans B; A i perdroiz. 

2401 ^ A. a C. a P. l'enorable; B Va t'en e. F. a P. soz 
(B^ lez) Montmartre — 2402 B Si le la. estre en (B^ la. 
dedensi son héritage — 2403 B^ s'embronca; C r. a poi de 
duel n'esrage; C ajoute Tous cheus de France .j. et .j. en 
regarde Les dus les contes qui sont es très de paile — 2404 
s'a. le b.; B* s'apela; C II en ap. maintenant le b. — 2405 
C Franc chevalier por Dieu l'esperitable — 240G tel o.; 
2406-7 omis dans C — 2408-9 C Jou s. trop j. por furnir 
tel bataille — 2409 B n. porroie ma. la bataille — 2410 
C A i. celui q.; C ajoute Jou li donrai Rains et Paris et 
Cartres; 2410-28 omis dans A (bourdon) — 241 1 C Tôt s'en 



140 VARIANTES 

emb. n'i a cel quil regarde — 2412 C r. or ne seit il qu'il 
face — 2413 C d. ses p.; C ajoute Or ne seit il que res- 
pondre as messages Et cil respont qui le semont et haste E 
couars rois li cors Dieu mal te face Comment quides tenir 
teil yretage Qui vers .j. homme ne t'oseras combatre — 
2415 C Bertrans o lui qui fu cortois et sages Et Guielins a 
l'aduré corage De fuerre vienent et gastee ont la marce En 
sa conpaigne ot .c. Francès as armes Et les serjant qui lor 
proie lor cacent Moût en amainent et pors et bues et vaces 
A pié descent G. F. — 2416 C II est entrés dedens le treif d. 
p. Environ lui asamble le barnage — 2417 C V. Loeys q. 
tient le chiere basse Les larmes courent tôt aval le visage — 
2418-ig C Voit le G. si li dit par contraire — 2420-21 C Sire 
empereres moût estes amiables Vous semblés feme qui 
ploure par usage — 2422-3 C Et dist li rois jou ne sai que 
jou face Que au besoing me faut tous mes barnages — 2424 
C m'a m. par message — 2425 C Qui cors a c. m. r. de b. 
— 2426 C Si ne truis hom q. p. moi se combate [interverti 
avec 2427) — 2427 C E. j. s. j. chou savés vos sans faille — 
2428 07nis dans C — 2429 C Drois empereres d. G. li sages ; 
i^ d. G. a l'aduré corage — 2430 C P. vous e. a. f. plus de 
.XXX. e. .iiij.; B f. .iij. ou .iiij. — 2431 A C. v. ore q.; B'^ q. 
a c. — 2432 5 p. foi j.; B ajoute S'il plest a Dieu et a vous 
que la face; 2432-3 remplacés dans C par O le li rois 
par mi les flans l'enbrace Voille ou ne voele le baisa el 
viaire He jentiex hom Diex te soit secourable Toz mes cors 
est en vostre grans barnages Dist Bertrans oncles por Dieu 
l'esperitable Laissieme faire por vos ceste batalle Et dist li 
quens ja dame Diex ne place Qu'en lieu de moi .j. autres se 
combate — 2433 B v. une paille — 2434 B m. il (fi' si) li a 
dit senz faille; C Li quens apele hautement le message — 
2435 C Li quens G. fu droit en son estant Le m.essagier 
apela fièrement — 2436 C Che m. dires dant G. TA. Que por 
bataille mar en ira avant — 2437 C .L ch. — 243S C Par vos 
li mant les trieves fermement; B ajoute Dist li messages 
hiaus sire a moi entent De la bataille dont tu te vas vantant 



V. 2412-24C8 14» 

— 2439 ^4- C'en V.; C O. v. et asseùrement ; B V. g. avoir o. 
maintenant — 2440 B Vous les aiez [B'^ ravrez) aussi a vo- 
taient, C Jes liverrai vers lui tôt ensement — 2441 B C. q. 
V. la bataille et le champ Si avra tôt quite son convenant 
Et dist Guillelmes s'en avrez a talent; C Li quels qui soit 
vencus ou recréant De l'autre avra trestot le couvenant 
Qu'il n'ara garde por nul homme vivant Se jel puis vaintre 
ne conquerre ens el camp Que li rois ait tote Rome le grant 
Et la contrée et Puille la devant Et se jou sui vencus ne 
recreans A iretage l'avra a remanant Et Loeys a son bar- 
nage grant Outre iMongiu s'en voist mus et taisans Jamais 
cha outre ne clamera plain gant — 2442 B p. se dresce; 
2442-56 omis dans C — 2444 B Tuit v. eschieent [interverti 
avec 2443) — 2445 B V. b. m. 1. mien [B^ h. 1. mien 
maine) an. — 2448 B R. Guillaumes — 2450 A Ainz n'i ; 
B N'en i o. un t. preu n. tant vaillant [B- t. fu p. n. v.) — 
2453 B p. tôt l'or d'Oriant — 2454 B d. a ton A. — 2455 
B s. viegne e. c. Et bien li di ne li va pas celant — 2457 
C E. dist li mes jou l'otroi et créant II ist del tré sor le 
mulet ambiant — 2458 B^ Tresques a; C Desi a R. s'en vint 
esperonant Par mi la porte i est venus brochant — 2459 
^■1 V. Guion l'Alemant, B s'en v. 1. A.; C E. va dans G. 1. 
A. Il li escrie par son fier maltalent — 2460 C Que dist li 
rois qui justice les F.; B- qu'avez t. el Franc, B^ qu'avez t. 
errant — 24(31 A Et cil respont n'en c; C s. tous fu mus et 
taisans — 2462 A q. est de l'ost des Frans ; 2462-66 rempla- 
cés dans C par De soie part fust bien fines li cans Car il 
n'eûst de conbatre talent II ne pooit avoir nul de ses Frans 
Qui por conbatre vousist prendre le gant Quant i sorvint 
.j. chevaliers vallant — 2463 B b. moût en est désirant — 2464 
B V. ce dist il vraiement — 2465 A^ a son t.; omis dans B — 
2466 B a. s. couvenant — 2467 C G. dient Franchois m. e.; 
C ajoute Gros a le neis et le viaire grant, B ajoute Cil qui 
vers vos se [B^ s'en) doit combatre el [B^ en) champ Quant 
ge estoie devant le roi des Frans — 2468 A c. Brebant; 
2468-71 C Et .j. sien niés c'on apele Bertran Cil dui plai- 



142 



VARIANTES 



dierent entr'els moût longement De la bataille dont vos di 
le samblant Li uns voloit del roi prendre le gant Mais cil 
G. jura son sairement Que nus por lui n'en estroit en camp 
Et respont Guis bien i venra a tans — 2469 B N. e. G.; fî' G. 
je le s. vraiement, B"^ G. qui ça venra bremant — 2470 B'^ 
Pour 1. b. qu'il ala requérant — 2471 B^ A. di moi ce li d. 
l'A.; B' ce d. G. l'A., A^ d. Guion l'A., A'^ d. Guion le vail- 
lant — 2472 C Q. j'a. mort cestui et recréant — 2473 B 
S'adonc i vient i.; C Après i viegne chieus que tu dis B. — 
2474 B ajoute Alez biaus frère n'i alez demourant; omis 
dans C, qui ajoute Dist li messages il veut par couvenant 
Que li livrés ostages atillant Qu'il n'ara garde por nul homme 
vivant Fors de vo cors et de vos garnimans Et respont Guis 
couars soit qui deffant .XX(X). chevaliers i envoie esraument 
Desi au tref vinrent tôt maintenant G. jurent trestot .xx. 
sairement Que couvenant li tenront loiaument Li quens G. 
lor relivre ensement Guis d'Alemaigne a qui la terre apent 
N'i ara garde de trestoute sa gent Ne mais de lui et de ses 
garnimens — 2475 B A. m. m. armes maintenant; 2475-77 
omis dans C — 2476 B^ r. sire a v. talant; B^ v. talent — 
2477 A s. nul delaiement — 2478-82 C place l'armement 
de Gui (2478-91) après celui de Guillaume (2492-2509) : Et 
Guis s'adoube dedens Ro. le grant II vest l'auberc lace 
l'elme luisant Et chainst l'espee que fist Magnificant — 
2480 B Et en son chief lace l'e. 1. — 2481 B ot ens el nés 
d. — 2483 B a. son d. auferrant; C a. .j. b.; C ajoute 
Noir comme meure mais les .iij. pies ot blans Prinsaut 
l'apelent li petit et li grant En nule [terre] n'avoit plus 
remuant Fors Arondel on ne seit plus vaillant Celui con- 
quist G. au cuer franc Si le dona au palazin Bertrant — 
2484 omis dans C; B U. a. e. a prise maintenant Si la 
pendi a son a. d. — 2485 B Et puis monta molt acesmee- 
ment; 2485-6 C Quant fu montés dans Guis li Alemans — 
2486 B Qu'e. n'i baille n'a — 2487 C c. mist .j. f. — 2488 A 
.]. roit e.; B Et {B'^ Prent) en son poing son f. — 2489 C A 
,iij. c. d'o. l'enseigne ventelant; B d'o. un g.; B"^ g. pendant 



V. 2469-2515 143 

— 2491 C Desi au lieu s'en est venus brochant Ou il trouva 
G. le vaillant Descendus est sor .j. pui verdoiant Arondel ot 
aresné de devant A une brance pendent si garnimant Son 
espiel a fichié ens el camp La bone enseigne va au vent 
ventelant Guis li vint près sel va contraliant Certes Francès 
jou te tieg por enfant Qui contre moi as pris tes garnimans 
Tu le comperras ains le soleil couchant Et dist G. tais toi 
fel souduiant Jou ne te pris le quartier d'un basant Sor 
Arondel est montés erraument A l'acointier feront autre 
samblant — 2492 B Va veù t.; 2492-99 C Li quens s'adoube 
par son grant hardement — 2498 B ajoute Seignor dist il par 
le mien esciant — 2494 £' v. venir enz ou c, B- v. venir che- 
vauchant — 2495 B S. p. atarge t. m. por r. — 2497 B v. 
talent — 2498 A^ s. point d'à., B* s. nul a., B^ s. p. de par- 
lement — 2499 B A lui a. f. L. 1. frans — 25oo C l'e. ensement; 
C ajoute Li quens Bertrans ot moût le cuer dolent Por la 
bataille dont n'ot l'otroiement. 

25oi C G. c. l'espee au point d'argent — 25o2 omis dans C 

— 25o3-4 C Sor Arondel mont apertement — 2504 B Li quens 
i m.; £2 qu'il n'i va detriant — 25o5 C II prent la targe et 
a s. c. le p.; B^ e. luisant, B'^ e. et grant — 25o6 omis dans 
B^; B* En son poing porte .j. roit e. t., C Prent .j. espiel 
afilé et t. — 2507 C d'o. .j. g.; B g. i pent — 2508-9 ^ P- "^• 
1. tentes s'e. v. ar. (B'^ v. molt liement); C Le destrier broce 
qui les grans saus porprent Desi a lui en vint esperonant 
Ou conbati a Corsaut l'amirant — 25io-ii C En l'Alemant 
ot chevalier hardi Preu et cortois por ses armes tenir S'il 
eûst droit assés estoit partis Ou voit G. si l'a a r. m. — 
25ii A l'avoit a r. — 25i2 B' Q. es vassal g. ne me mentir; 
25i2-i3 C Sire G. trop par estes hardis — 25i3 B Qui e. t. 
c. as tel h. p.; omis dans A^ — 2514 S' Que contre; C Qui 
contre m. osastes cha v.; C ajoute De vo corage estes seiirs 
et fis Bien le sot cil qui a moi te tramist Desor mon droit 
est venus Loeys Combatrai moi se Dieu plaist et jou vif Par 
droit est moie Ro. et trestoz li pais Puille Calabre et Tos- 
cane autresi Toute la terre dusc'as mons de Mongi — 25i5 



144 VARIANTES 

C d. G. vos i avés menti; A ja le v. a. d. — 2516-17 omis 
dans A; 25i6-2o omis dans C — 25i8 ^ Ge d. — 2519 B* 
aaci; 2519-20 omis dans A — 2520 B* j. sera oï — 2521 
A P. d. e. R. Gharle d. S. D. Et après lui la tendra Looys, 
C P. d. e. R. mon seignor Loey Et la contrée et très- 
tous li pais — 2522 C m. b. en ai pris — 2523 B Desus cel 
t.; A t. vers C.; C E. icest camp a Corsaut l'A. — 2524 B^ 
q. adonques f.; 2524-25 otnis dans C — 2525 A S. li copai ; 
omis dans B^ — 2526 C l'e. tous li sans li frémi; ojnis dans 
B* — 2527 B^ p. tout l'or d.; C p. tôt l'or S. Denis — 2528 
C II l'en apele s.; omis dans A — 2529 C Estes vous chou 
G., B Escoute moi G. — 253i remplacé dans C par Par 
dedens Ro. m'a on maintes fois dit Que vos par armes 
estes preus et hardis Cel roi de France sel voliés guerpir — 

2532 omis dans B; C E. j. e. vous partommes le païs — 

2533 C Et d. G. tais toi Dieu anemis — 2534 omis dans C et 
A^ ; B n. venimes pas ci — 2535 C Que ja par moi n'ert mes 
sires trais; A s. honir; B ajoute Ce que tu quiers saches le 
tu [B^ q. ce s. bien) d. f. — 2536 B G. n'en f. p. tôt l'or que 
Dieus fist; 2536-41 C De dame Dieu le père te deffi Par mal- 
talent li a respondu Guis De moi te garde jou de toi autres! 
Quant jou n'i trais manaide ne merchi Ne jou ne toi ne 
poons estre ami II se départent les cevals ont guenchi — 
2537 ^ Q- '^'^ ^'^- — -^38 A qui e. bien b. — 2539 B^ v. m'en 
t. — 2541 B Et dist G. — 2542 C Puis s'e. que .j. a.; A s'e. 
.j. arpent et demi — 2543 B^ s'e. si s. m.; A m. el v.; 2543-45 
omis dans C — 2544 B e. metent d. — 2545 A Molt se 
penerent de rudes c. f. — 2546 B Des [B- Les) e. brochierent 
par aïr; C b. les frains a bandon mis — 2547 omis dans C ; 
B* Lance baissie; B m. bien r. — 2548 C d. es e. qui sont 
bis; 2548-51 0}7tis dans B- — 2549 ^ D. 1. coudes; B^ e. 
croissis — 255o £' Li bon h.; 255o-59 C Trencent les ais le 
taint et le vernis Tant furent fort li bon hauberc treslis 
Maille n'en ront ne clavains n'en parti Mais as grans forces 
des bons cevals de pris Et a la force des chevaliers jentis 
Et as grans lances as bons fers poitevins Si fièrement se 



V. 25 16-2606 145 

sont andoi requis Sele ne chaingle ncs pot onques tenir Ne 
li poitral ne valent .ij. espis Cascun n'estuece le sien archon 
guerpir II s'ent abatent des bons cevals de pris Par terre 
jurent li hauberc doublentin — 255 1 IP L. lances b. ne p. 
plus tenir — 2552 B Qu'enc. — ■ 2553 B' e. de c. e. de p. — 
2554 B 1. bons e. — 2555 B E. 1. c. {B* li cheval) qui estoient 

d. p. — 2556 A f. L.hauberz c. — 2558 B c. jus c. — 2559 
B b. cheval — 256o È* v. se sont sus p.; C Isnelement sont 

e. p. resailli — 2562 C Par grant iror se sont andoi requis 

— 2563 B G. e. resailliz e.; 2563-65 C Quant li baron sont 
revenus e. p. A lor chevals prendent a repairier Diex dist G. 
par la toie pitiés Ja ai jou fait itant estor plenier — 2565 B 
S. M. mère Dieu car m'a. — 2566 A Ainz... mes estriers; C 
ajoute Ne desoz moi ne caï mes destriers — 2567 B d'A. 
tantost li r.; C d'A. commencha a huchier — 2568-6o6 sont 
représentés dans C par i25 vers trop différents pour être 
donnés ici. On les trouvera en appendice — 256g B J. cha- 
leing R. 1. m. iB' le mur) e. 1. terrier; A* chalaing, A'^ cha- 
loing — 2570 omis dans A^ — 2571 B ajoute Guides me tu 
(B- M. c. t.) avoir si esmaié Por ce que m'as fait les arçons 
vuidier — 2572 B P. cel a. — 2573 B Ainz qu'il soit v. n. 
li solaus couchiez — 2574 B* T. cuide s. — 2576 B h. est 
d'à. — 2577 B vassaument 1. r. — 2578 .4' Granz cops; 
B Tel c. — 2579 ^ ^^ fis'^ j^s trebuchier — 258o 5' d. bon h. 

— 258i .4 A. le c; A'^ c. j. m. n'e. m. — 2582 B Desouz 1. 
boucle e. 1. c. abessiez — 2583 B a. la moitié — 2585 B a. 
touchié — 2586 B m. espiez — 2589 -^' ^^- *^- ^- — -^90 A D. 
penre c. — 2591 B c. qui est lasus {B- q. 1. e.) el ciel — 
2592 fi2 Ainz qu'il soit v. — 2594 B I. trait Te. — 2595 B* 
vassalment I., B'^ fièrement 1. — 25g6 B d. sus son e. v. 
(£2 cerclié) — 2598 B d. bon h.; B' h. entier, B^ h. maillic 

— 259g A n'eùst point d'e. — 2600 AB ne v.; B ajoute Qui 
les siens garde quant il en est mestier. 

2601 B^ A ice cop; A A cel U4' tell c. n'a li cucns riens g. 

— 2602 B Delez 1. p. 1. e. 1. b. brisiez — 26o3 A*B^ m. targic 

— 2605 B a. brun coutel d'à. — 2606 5' fièrement 1., B- 

Li Ççrçncmcnz L&vjs» 10 



146 VARIANTES 

asprement 1. — 2607 B* h. lacié; B^ sus l'yaume de son 
chief; C cl. par mi l'e.; C ajoute Pieres et flors en a jus tre- 
buchié — 2608 C Desor l'e. descent 1. c. pleniers; B^ 1. c. 
est si glacié; A l'e. a le cop apoié — 2609 B- Que dusqu'e. 
p.; A el pié; 2609-11 C Li blans haubers ne li valt .j. denier 
Desi a l'os li fist le branc baignier Que devant lui l'a fait 
ajenoillier D'un autre cop ot li quens reprovier Tel cop li 
done sor son elme vergié Par mi les las a son col emploie 
La teste en vole et li Alemans chiét En .j. fossé dont parfont 
sont li lié — 2610 A l'a jus t. — 261 1 A* f. de l'iaue — 2612 A* 
A. f. s'en vet; B l'emporte 1.; B^ d. iert c; C Li fers pesans 
l'affondra el gravier — 26i3 C Poisson en l'aiguë qui proisé 
f. s.; 52 C'onc p.; A^B'^ ne f.; B f. traiz ne s. — 2614 B* s. le 
prent a h., B^ s. a pris a h.; 2614-16 C Li quens G. ne s'est 
mie atargiés Isnelement est venus au destrier Andoi estoient 
par desoz l'olivier — 26i5 A omet Deus; A'^ S. D. asoiez — 
2616 B ajoute A cez paroles ne s'est plus delaiez — 2617 A 
S. Arion; B^ m. par l'estrier; C S. Arondel e. m. tôt pre- 
miers Qui miex valoit que nus cevals soz ciel — 2618 B- 
Prist C; C Prinsaut enmaine q.; B n. v. pas 1. — 2619 B'^ Si 
ques a; yl^ D. c, as très n.; C n. fina de brochier — 2620^2 
E. vient, B^ E. vint; 2620-24 E. vienent li baron chevalier 
Encontre va Loeys li guerriers Teil l'a joï qui ne l'a gaires 
chier Et Guielins et Bertrans li legiers — 2622 A* p. Guil- 
lelmes et G., B p. et Guibers et G. — 2628 B^ Car p. o. du 
vaillant chevalier Que il ne fust ou mors ou mehaigniez 
N'o. mes t. a n. j. d. c. (B n'est plus représenté que par B^ : 
le dernier feuillet du poème manque dans B'^) — 2624 A^ Cor- 
soble, £' Corsut; A'^ C. le desloial le fier; 5* ajoute Tuit 
l'arraisonent li baron chevalier Voit le Bertrans si l'en a 
arresnié — 2625 C Comment vos est font il biax o. chiers 
— 2626 C Cousin d. i. tous sui sains et haitiés Mais d'orbes 
cols ai si mon cors cargié — 2627 omis dans C — 2628 B^ Je 
V. en d. cel au franc coursier; C Tôt mon gaaing vos donrai 
volentiers Cest bon ceval qui molt fait a proisier II est molt 
bons por .j. prodomme aidier Fors Arondel il n'a mellor 



V. 2607-2657 147 

soz ciel — 2629 omis d:ins C ; B* q. demandastes hier — 263o 
C Et dist B.; A .c. m.; C ajoute Por vostre amor le tenra 
on molt chier Li quens G. a fait par l'ost huchier Que tres- 
tot s'arment serjant et chevalier S'iront a Ro. assalir et 
lanchier S'en ne nous ouevre les portes sans dangier Toz 
les ostages que on me livra ier Ferai ancui et pendre et 
essillier Li baron s'arment que ne l'osent laissier De si a 
Ro. ne se volrent targier — 263i B' n'i o.; 263i-3g C Cil 
dedens Ro. se sont aparellié D'eus a deffendre ne sont 
preu consillié — 2632 B^ l'a. nous s. — 2633 AB^ Noz sires 
e.; B* e. et mors e. d. — 2635 B^ A. au roi p. — 2636 B* 
Dient li autre ce f.; 2637-9 omis dans B* — 2640 B* U. 1. 
p.; C u. s'ont le pont abaissié — 2641 C Encontre vait tous 
li sages clergiés Tôt revestu issirent del mostier Conte G. 
vont tôt caoir as pies Et Loey le bon roi droiturier Au 
jentil conte en prist si grant pitiés Que le chité ne laissa 
essillier — 2642-3 C Son seignor fait erraument sans tar- 
gier — 2643 B' Prist s. — 2644 omis dans B^ ; C E. 1. c. 
assir ens el mostier — 2645 B^ c. au b.; C Corone d'or li a 
fermé el cief ; C ajoute Le jor le fist G. roi princhier Dont 
fait mander les jentiex cheva-liers Qui par Rommaigne pueent 
plus justichier Toz les a fait plevir et fianchier Foi porteront 
Loey le guerrier Et a seignor le tenront volentiers — 2646 
£' j. son lige s.; C Tôt 1. j. et foi et s. — 2647 C q. moût 
bien 1. atent; 2647-48 A T. le j. q. n. le t. n. — 2648 C E. t. 
li jure q. ains li puet li ment; .4 ajoute Com vos orroiz 
ainz le soleil couchant; C ajoute 25 vers, qu'on trouvera à 
l'appendice II — 2649-50 remplacés dans C par Roys Loeys 
quant ot de chou fine — 265o B* L. a so. — 265 1 5' 1. ont 
f.; C Tôt li baron 1. ont f. feùté — 2652 B' L. s'apareillent 
e. penssent d.; 2652-3 C Dont s'en tornerent le grant cemin 
feré Quant de la terre fu bien asseûrés Vers douce France 
velt li rois retorner Ne sai que doie lor jornees conter Vers 
Lombardie se sont acheminé — 2653 B* o. par terre aie et 
c. — 2654 C De si e. F. ne se sont aresté — 2655 CAP. 
vindrent la mirable c. — 2656 C G. va a M. — 2657-60 rem- 



148 VARIANTES V. 2658-2095 

placés dans C par Et avoec lui Bertrans li adurés A Loeys 
recroist la peine tais Cil qui li orent plevi et afié Trestot li 
fallent si s'estoient fausé — 2658 ojnis dans B* — 2661 C L. 
u. velt l'a. (dernier vers dans C) — 2663 A* n. s'en v.; B^ v. 
cesser — 2665 B^ O. 1. G. 1. s. cuida d. — 2667 ^ P- a. — 
2668 £' r. nos s. — 2669 B' B. r. — 2670 B^ Com. la a .C" 
maufez ; A omet V — 2671 5' E. ce fol r. q. ne vaut ne ne 
fet — 2673 B* ajoute Mal avez dit si me puist Dieus sauver 
Mon seignor vueil et aidier et tensser — 2674 B* v. je m. vie 
u. — 2675 B^ Lors f. — 2679 A commence la guerre a — 2680 
5' le m. — 2681-2 JS' A lui se claime des barons du régné 
Qui si li gastent sa terre et s'erité G. l'ot forment l'en a pesé 
— 2683-84 B* Lors fist le roi erraument cheminer Droit a 
Laon l'en a il fet aler — 2685 B^ A c. d. a f. sur sainz jurer 
Qu'il garderont lor seignor naturel Et il si font volentiers et 
de gré — 2686-87 B' Adonc n'i volt li quens plus demourer 
Ceus qui guerroient commence a tribouler Leur viles proie 
leur terres fait gaster Tant les a fet par force démener — 
2688 jB* Et leur h. m. peçoier et quasser — 2689 B* 1. a i. 
tiex m. — 2690 B c. a fait au roy a. — 2691-2 JB' Du roi 1. f. 
t. 1. he. Molt bien servi le roy li bachelers Tant en fu bien 
du roi et du barné — 2692 A Del roi L. — 2693 B^ Que s. s. 
1. f. ii e. Tous les barons fist a lui acorder — 2694 B^ E, g. 
b. fist L. entrer Ses riches terres li a fet aquiter — 2695 B^ 
Riche le fist li vaillanz bacheler Mes ne l'en sot rois Loeys 
nul gré Si com orroiz se l'avez escouté. 



APPENDICES 



Les vers suivants de C correspondent aux v. 2568-2606 

« Sire G., or t'ai bien assaié, 

C'ainc mais par homme ne perdi mon estrier; 

Comment qu'il prenge, vous le comparrés chier. » 

Par grant iror va l'escu enbrachier 

Et trait l'espee dont li brans fu d'achier. 

Voit le G., si l'a moût resoignié : 

Il le connut a moût bon chevalier. 

De l'escremir s'est bien aparelliés, 

Car en s'enfance deterciés en fu bien. 

Il traist l'espee, en l'escu s'est plongiés. 

Guis d'Al. par teil vertu i fiert 

Desor son elme, qui a or fu vergiés, 

Pierres et flors en a jus trebuchiés; 

Le maistre cercle devant li a tranchié, 

Le bone coiffe ne pot il damagier. 

Encontre val coula li brans d'achier; 

De la grant targe li trencha .j. quartier. 

Voit le li quens, moût en fu airiés, 

Dieu reclama le père droiturier : 

« Secor moi, sire, por la toie pitié, 

Que mes lignages n'en ait lait reprovier, 

Ne Loeys n'en resoit avilliés. » 

Il tint l'espee dont li brans fu d'achier, 



l5o APPENDICES 

Vint a Guion qui le vaut damagier, 

Par mi son elme .j. grant cop le fiert 

Desor l'escu qui fu a or vergiét, 

Le blanc hauberc li a moul damagiét. 

Desoz la hanste coula li brans d'achier, 

Desous les os li fist la car perchier. 

Après l'auberc la char blance li chiét. 

Reis a reis l'os li est li brans glaciés. 

Li Alemans fu del cop si iriés : 

« Gloz », dist G., « or iés tu engingniés. 

De vostre char ai estei machecliers. 

Se fust de porc, bien vausist .ij. deniers. » 

Cil li respont, qui moût ot le cuer fier : 

« De caste part sui jou ore plus legiers. 

De povre char se puet on trop cargier (2590), 

Mes de la toie me vaurai ore vengier (2593); 

Et .]'. mire ai 01 blastenger 

Qui chevalier fiert autre sor braier. » 

Et dist G. : « On doit bien empirier 

Son anemi et en toz lieus blechier. » 

Puis s'en requièrent ambe doi li guerrier 

Ne li uns l'autre n'a cure d'espargnier ; 

N'i a celui ne se paint d'enpirier 

Son conpaignon au brant forbi d'achier. 

Lor grans escus que portèrent entiers 

Ont il si près a lor brans detailliés 

Cascuns n'en a dont (il) puist covrir son chief. 

Tôt nu a nu sor les haubers doubliers 

Les estuet mes as brans nus acointier. 

Bertrans le voit, a poi n'est esragiés. 

Et Guielins en rest moût courechiés. 

Et Loeys se rest en crois couchiés 

Devant l'image ens el maistre mostier; 

La proie Dieu le maistre droiturier 

Qu'il li ramaint G. le guerrier. 

Le jentil conte, sain et sauf et entier. 



APPENDICES l5l 

« Diex ", dist li rois, « par la toie pitié, 

Se jou le pert, tôt sui a mort jugiés, 

Car c'est ma force et toz mes recovriers. 

En ceste ost a maint félon chevalier 

Qui de moi tienent lor terres et lor fiés, 

Se jou perdoie G. le guerrier. 

Qui moût seroient haut et joiant et lié. 

Ja de lor terre n'averoie plain pie. 

Tôt me valroient par force guerroier. » 

Pleure Bertrans et Guielins ses niés. 

Dist Guielins : « Par la vertu du chiel, 

Jou nel lairoie por les menbres trenchier 

Que ne li voise tôt maintenant aidier. » 

Respont Bertrans : « Que dis tu, esragiés? 

Ja vo lignages n'en ara reprovier. 

Nos li avons plevi et fianchié : 

As .ij. barons devommes repairier 

Qui se combatont as brans forbis d'achicr. » 

Li quens G. fu grains et irascus. 
Dieu reclama qui el ciel fait vertus. 
Aine mais ne fu par homme confondus : 
S'ore ne se venge, ne se prise .j. festu. 
Il tint l'espee dont li brans fu molu, 
Grant cop li donne en tan com ot d'escu. 
Li quens le trait a li par teil vertu 
Le branc d'achier, qui estoit esmolus, 
A icel cop li est mal avenu : 
Devant le heut li est li brans rompus. 
Voi le li quens, aine tant dolans ne fu. 
A l'espiel vient corant par grant vertu; 
Tôt son eslais est arrière venus 
Et fiert Guion sor l'auberc c'ot vestu; 
Par moût grant force li a tôt derompu; 
Ens en son elme li a .j. cop féru 
Par si grant force que il l'a abatu 
A jenoillons dolans et irascus. 



l52 APPENDICES 

Par mi sa cuisse ot moût de sanc perdu. 

Crevés estoit del cop qu'il ot eu. 

Li oel li troublent, s'ot le viaire oscur, 

Et ne porquant tint il le branc tôt nu. 

.1. si grant cop a le conte féru, 

S'a icel cop l'eùst bien aconseù, 

Mien escient jamais n'eûst vescu. 

Li quens trestorne, ne l'a mie atendu. 

De tel randon est li cols descendus 

Qu'en terre fiert ou .iiij. pies ou plus. 

A icel cop a il le branc perdu. 

Li jentiex quens ne se fist mie mu, 

L'espee prent, car grant mestier l'en fu : 

« Gloz », dist G., « com ore iés deceùs ! 

Mar fu tes cors et la toie vertus! 

Dedens ton elme ai jou mon branc perdu; 

Escange en ai del tien qui autés fu. 

Del tien meïsme te donrai ja salu : 

Par ton outrage tost {lire t'est?) enconbriers venus. 

Quides tu ore ouvrer contre Jhesu? 

Tolir au fil chou que le père fu? 

Tôt chou conquist Kl. par sa vertu : 

A Loeys est par droit revenu. » 

Li quens G. fu jentiex chevaliers, 
Courtois et sages, se n'i ot qu'ensignier : 
Se il vausist a lui merchi proier, 
Il le rendist a Loey prisonier. 
Guis resaut sus a loi d'omme guerrier. 
Car il cuida a l'espiel repairier. 
Et dist G. : « Or me puis trop targier. » 



APPENDICES l53 

IL 

C ajoute à la fin de la laisse lxii les vers suivants : 

Si se parjurent vers lui a essïent : 

« Loeys sire », dist G., « entent : 

Ore avés Ro. en vostre casement, 

Faire en poés vostre commandement 

Si comme cil a qui l'onors apent. 

Or savons nos très bien a ensient 

Que d'a[postoile] n'a a Ro. noient; 

Cil. qui mors est le tint moût longement, 

Mes sires estes : s'il vous vient a talent, 

Matés i, sire, a[postoile] briefment. 

A eslichon en sommes plus de cent. » 

Illuec estoit li fiex Milon d'Aiglent ; 

Plus sage clerc n'ot dusqu'en Bonivent. 

En la caiere l'asissent hautement. 

Nostre empereres par son avisement 

L'avoit eslit a son avisement, 

Par le conseil dant G. et sa gent. 

La terre en fu gardée sauvement. 

Quant trestot furent doné li casement, 

Li rois apele, si parla bêlement 

A ra[postoile] a qui la lois apent. 

De ses possons {lire prisons) le grant raenchon prent. 

Tôt départi et l'or fin et l'argent, 

Si le dona a G. et sa gent. 

Onques blasmé n'en fu mon ensient. 



NOTES 



4g. le jor, « ce jour ». De même aux v. i6o, 325,. 5g9, 124g. 

ig7-2o3. On pourrait voir dans ces vers l'annonce de l'épi- 
sode III, si les annonces de ce genre n'étaient pas habi- 
tuellement moins discrètes dans nos chansons; ils pour- 
raient du moins avoir inspiré l'idée de cet épisode. Cf. la 
note des v. 242-48. 

241. « Qu'il n'en revint qu'après avoir surmonté de grandes 
difficultés. » 

242-48. Ces vers annoncent l'épisode d'Acelin. 

247. « De sorte qu'il ne lui restait d'autre perspective que 
celle d'être mis à mort. » 

262. Ce vers se retrouve dans d'autres chansons de geste, 
par exemple dans le Montage Guillaume, 2e rédaction, 
V. 2606. 

285. Celui est au datif. 

314. Appel du chanteur à la générosité des auditeurs. 

3i5. Je ne comprends pas ce vers. 

333. Morir a glaive ne signifie pas nécessairement « mourir 
d'un coup de lance », mais aussi « mourir de mort dou- 
loureuse ». 

366-72. Bertran s'oppose à ce qu'on aille chercher du secours 
et menace de malmener celui qui accepterait cette mission. 
Ce genre de mission était généralement très périlleux, le 
messager ne traversant les lignes ennemies qu'après avoir 
donné et reçu force coups. Ainsi s'explique le v. 372. 

377. Il ne faudrait pas traduire : « Ils sont peu, puisqu'ils ne 



NOTES l55 

sont même pas cent mille »; ce serait imputer gratuite- 
ment une absurdité à l'auteur, qui dira plus loin qu'ils 
sont trois mille. Le second hémistiche n'explique pas le 
, premier, mais s'oppose à lui pour le renforcer. 



M 



' En corrigeant la barge en les barges, la leçon de B 
deviendrait très admissible. 

486. « Et s'il arrive que je manque à mon engagement. » 

556. i est venu:^ premiers, non pas « est venu le premier à 
Rome », mais « s'est présenté le premier au pape ». Cf. 

V. Il52. 

601-2. Le V. 601 annonce le v. 1041, où il est dit que Corsolt 
coupa à Guillaume l'extrémité du nez. Le v. O02 sera repro- 
duit par le v. 1042. 

634. Ce vers n'est donné, sous la forme que j'ai reproduite, 
que dans C, et sa césure laisse à désirer. Dans A et B, le 
premier hémistiche, S'uns altres om, est préférable (dans 
la même expression, altres om, aux v. 786 et 948, Ve n'est 
pas élidé et j'ai gardé Vs des manuscrits); mais le second 
hémistiche de .4, rei'ist el dos vestu, ne convient pas (il 
faut les et non /'), et celui- de B est une correction évi- 
dente. 

682. Littéralement : « Un poltron n'eût pas besoin de telles 
paroles », c'est-à-dire ne se serait pas soucié d'épargner 
le cheval. 

85i-52. Cette légende de Mahomet ivre, couché sur un fumier 
et dévoré par des porcs, se retrouve dans plusieurs chan- 
sons de geste {Gaufrey, v. 3582: Les Narbonnais, v. 5766- 
5768; Le Bastart de Bouillon, v. 5570-5572; Le siège de 
Narbonne, inédit)'. Cf. Nyrop, Storia delV epopea francese, 
trad. Gorra, p. 184. 

1042. Ces « reproviers », dont il est déjà parlé au v. 602, font 
peut-être allusion à quelque poème perdu, car on ne les 
trouve ni dans celui-ci ni, que je sache, dans aucun autre 
de ceux qui nous ont été conservés. 



l56 NOTES 

1140. Le texte semble présenter ici une lacune. Le cheval 
devrait être mentionné avant l'arçon et l'étrier. 

II 52. Cf. la note du v. 556. 

1159-62. Cette blessure a été imaginée pour expliquer le sur- 
nom de Guillaume au Court-Nez, qui n'est probablement 
qu'une déformation d'un surnom plus ancien, au Courb- 
Nez. 

1167. « Celui-là fut très heureux qui eut l'honneur de tenir 
son étrier lorsqu'il descendit de cheval. « 

ityg. voj contraires, le « contraire » que vous me faites. 

1264. C'est le roi, et non le brant, que G. envoie au pape. 

1293. Avant le repas, on présentait l'eau aux convives pour 
qu'ils s'y lavent les mains. 

1340. Maint gentill orne n'est pas sujet, mais régime de a : « Il 
y a ici de nombreux gentils hommes qui ont le buste nu. » 

1422. Guillaume aurait commis une trahison s'il avait 
accepté que Galafre gardât Rome en son nom. C'est au 
pape, ou au roi, et non à lui, que la ville appartenait. 

i56i. « A en juger par ce que je viens de t'entendre dire. » 

1698. Le pechié del mostier, le péché résultant de ce que le 
massacre a lieu dans l'église. 

1705. Guillaume est dans le « mostier » (voir v. 1676-1678); 
c'est là que lui parle le clerc Gautier, c'est de là que part 
celui-ci pour aller chercher Louis. Où? Au « mostier »! 
Le clerc annonce au jeune roi que le comte l'a « en cel 
mostier requis» et le conduit à Guillaume au « mostier ». 
On supprimerait cette difficulté en supprimant le v. 1705 
qui n'existe pas dans C ; mais elle réapparaîtrait un peu 
plus loin. Après avoir tué Acelin, Guillaume vient retrou- 
ver Louis « al maistre mostier » (v. 1943); là il apprend 
que Richard est dans le « mostier » (1954), il s'y rend au 
galop de son cheval et y trouve le Normand, « a l'altel 
apoié ». Ici encore le même nom désigne deux endroits 
bien distincts. On pourrait faire une nouvelle suppression, 



NOTES 07 

le V. 1943 n'étant pas dans C; mais l'absence d'un vers 
dans ce manuscrit ne suffit pas pour en infirmer l'authen- 
ticité. On peut sortir d'embarras plus simplement en 
admettant que le mot « mostier » désigne tantôt le monas- 
tère (1705, 1943), tantôt l'église du monastère (1676, 1678, 
1718, 1954). 

1862. Looïs est au datif, comme a son seignor. 

1882-83. Leçon appuyée par les vers 1948-49. 

2071. Proverbe souvent cité. 

2075-76. Ce qui est annoncé élans ces deux vers n'aura pas lieu : 
Guillaume sera surpris par Richard, qui l'épiait (2io3-4). 

211 5. de violt grant reençon, de la rançon que j'ai tirée de lui 
en lui prenant son fils. 

2i38. Ne Deus ne om ne te porreit aidier. Par ce blasphème, 
Richard s'attirait la punition de Dieu. Raoul de Cam.brai, 
poursuivant Ernaut, lui crie le même vers : A^'e Dieus ne 
hom ne t'en puet garantir, et le trouvère remarque que 
« celé parole l'a forment empirié », elle rend courage à 
Ernaut, et en effet Dernier survient qui tue Raoul {Raoul 
de Cambrai, v. 3oi8 et suiv.). 

21 56. Sore est adverbe, Guillehne est au datif. « Ils cou- 
rurent sus à Guillaume. » 

2184. La leçon de ce vers est appuyée par le v. 2207. 

2189. Le sujet, sous-entendu, de furent esveillié esx les gens 
de l'ost, qu'il a laissés endormis (v. 2090). 

2326. depuis la mort Guaifier. Si cette expression se rap- 
porte au Gaifier dont la mort est annoncée quelques vers 
plus haut (2235), elle ne signifie rien; si c'est une simple 
formule, elle est ici particulièrement maladroite. Cf. Le 
trésor Gaifier (var. 681). 

2433. Vo Franceis. Guillaume, étant de Narbonne, n'était 
pas Français au sens précis de ce mot. 

2558. tresto^ quatre, les deux guerriers et les deux chevaux. 



TABLE DES NOMS PROPRES 



Abel 707, tué par Cain. 

Abilant (l'onor d') 2453. 

AcELiN {ms. B Ancelin) 17H1, 
1785, 1802, 1804, i8oq, i8i3, 
i832, i838, i855, i88B,_ 1904, 
1907, 191 2, ig?i'],fils de Richard 
de Normandie, veut se faire 
couronner roi de France, mais 
est tué par Guillaume. 

Adam 698, 97g, le premier hom- 
me. 

Aimer 826, frère de Guillaume. 

AlMERI DE NaRBONNE 210, 25l7, 

Aimeri 570, 819, 1472, 1342, 
253o, 2599, père de Guillaume. 

Aïs 27, Aix-la-Chapelle. 

Alelme 1784, 1788, 1796, 1825, 
i835, 1839, 1854, 1857, "ëveu 
de Guillaume. 

Alemaigne 17, dépend de la 
France. Voir Gui. 

Alemant. Voir Gui. 

Alion {var. Arion, Arondel) 
644, 1208, 2096, 2143, 25o3, 
2bi7, cheval de Corsolt, puis 
de Guillaume. 

Alori 1499, cliefdu lignage des 
traîtres^ 

AMARMONDE(i'ar. Amaronde, Ma- 
rimonde) 2022, voi du Borde- 
lais, soumis par Guillaume. 

Anastaise (sainte) 726, man- 
chote, recouvra ses mains en 
accouchant la Vierge. 

Ancelin. Voir Acelin. 

Andernas. Voir Guibert. 

Andrieu de Valterne var. 1618, 

Anjou 18, dépend de la France. 

Annadore [var. Enveudure, 
Gironde) 2o3i, ville située sur 



la route de Pierrélate à Saint- 
Gilles. Probablement An- 
dorre. 

Anseùne. Voir Guarin. 

Arabi. Voir Corsolt. 

Arabie (or d') 319, (destrier d') 
2363. 

Arion. Voir Alion. 

Arneïs {var. Hernaïs, Herneïs, 
Hernaut, Ernaut) d'Orliens 
99, 102, Arneïs iig, 124, veut 
s emparer de la couronne de 
France, mais est tué par 
Guillaume. 

Arondel. Voir Alion. 

Arragon. Voir Avalon. 

Ascension ioo5. 

Auborc. Voir Dagobert. 

Avalon (l'or d') 1795 {var. Mas- 
conS;, S. Simon), 1826 {var. 
Valon, Arragon). 

Avauterre. Voir Lombardie. 

Baiviere 17, Bavière, dépend de 
la France. 

Baratron (puiz de) 986, enfer. 

Berengier 565, pair de Charle- 
magne. 

Bernart de Brubant {var. Bre- 
bant) 211, ^21, frère de Guil- 
laume. 

Berruier ii63, var. 1260, hom- 
mes du Berry. Voir Lombar- 
die. 

Bertran var. i, 11 5, 273, 336, 
366, 4o3, ii54, 1171, 1178, 1214, 
1479, i333, 1598, 1644, 1647, 
1893, 1916, 1920, 2190, 2209, 
2210, 23 1 3, 2317, 2468, 2473, 
2493, 2620, 2627, 263o, 2666, 



ABEL-FRAXCKIS 



ID9 



2669; palazin B. 2442, comte, 
neveu de Guillaume. 

Berzebut 987, habitant de l'en- 
fer. 

Bcsençon var. i83i. 

Bethléem 723. 

Bordels sor Gironde 2u2i, Bor- 
deaux. 

BovON Di: CoMMARCHis %2^, frère 
de Guillaume. 

BUACHEFIKR. Voir GUILLELME. 

Brebant. Voir Bernart. 
Bretaigne 18, 2049. 
Brie 1449, 14^2, sur la route de 
Rome à Tours. 

Cahu 621, 1223, dieu des Sarra- 
sins. 

Gain 707, meurtrier d'Abel. 

Galabre 886, var. 2379, 2514. 

Cartage (l'or de) 471,491, (l'onor 
de) var. 400, (la cite de) 2027. 
Carthagène. Voir Dagobert. 

Champion i32i, i325, neveu de 
Galafre. 

Chapres 3o3, 33 1, Capoue (les 
mss. diffèrent stir la forme de 
ce nom : A Chartres, B' Cha- 
pres, B"- Chapre et Chapiers, 
C Tarpes. lous donnent un 
r et un s. Le nom se retrouve 
dans les Enfances V'ivien sous 
la forme Chapres. La forme 
habituelle dans les documents 
historiques est Chape). 

Charles i5o, i63, 164, 228, 242, 
25o, 339, 364, 885, 1396, 1436, 
1461, 2368, 2386, 25o2, Char- 
LON 1739, Charles li .maines 
53, Charlemaine 14, Charle- 
magne le grant var. i. 

Chartres 2379, 2401. Voir Cha- 
pres. 

Ciquaires {var. Cirtaiges), Ro- 
main che^ qui Guillaume 
loge. 

Clinevent {var. Prinsaut) 
2618, cheval de Gui d'Alle- 
magne. 

Constentin. Voir Costentin. 

Cornoaille (l'onor de) var. 491. 

CoRSOLT {var. C Corsaut, B 



CoRsuT, Corsult) 612, 619, 
628, 879, 1192, 2624, c. l'Ara- 
ui 2523, c. .d'oltre la Roge 
mer 3io, c. l'amiré 3o2, le 
rei c. 504, 622, 65i, géant 
sarrasin, tué par Guillaume. 

Costentin ( var. Constentin) 
2o52, Cotentin. 

Cre.mlz 3o2, roi sarrasin. 

Dagobert de Cartagk {var. de 

C GuiRES u'AuBORC, SIRE DE 

Marcois) 2027, roi vaincu par 

Guillaume. 
Daniel ioiS, sauvé dans la fosse 

aux lions. 
Denis (saint) invoqué 547, 1260, 

1641, 1756, 2615. cf. Saint 

Denis. 

Engelier {var. Englehier) 568, 
pair de Charlemagne. 

Enveudure. Voir Annadore. 

Ernalt de Gironde 822, frère 
de Guillaume. 

Ernaut. Voir Arneïs. 

Escalvaire (mont) 761, Cal- 
vaire. 

Esclers 829, païens (Slaves) 
habituellement associés aux 
Sarrasins. 

Espaigne 2264, destriers d'E. 
2262. 

Espoilce. Voir Guaifier. 

EsTOLT {var. Estors) de Len- 
gres 567, pair de Charlema- 
gne. 

EvAiN 698, 980 {régime de Eve), 
femme d'Adam. 

Fierebrace. Voir Guillklme. 

Floire duPlesseïs. Foi'r Seier. 

France i3, i5, 20, 23, 43, 189, 
245, i385, 1418, 1425, 1434, 
1465, 1493, i5io, 1817, 2043, 
2076, 2379, 2401, 2654, 2670, 
2698. 

Franceis 120, 162, 197, ii63, 
i533, 23o6, 2410, 2426, 2433, 
2660; désignant Guillaume 
617, 626, 663, 793, 833, 879, 

IIOI. 



i6o 



TABLE DES NOMS PROPRES 



Frans 2460, 2645, Français. 

Gabriel (saint) 3gi, 43o. 

Galafre ( v^»-. Garsile 3oi, 
1222, 1419) 3oi, 348, 437, 448, 
472, 474, 553, 614, 1189, 1222, 
1224, i320, 1419, 2239, '"O' sar- 
rasin vaincu par Guillaume. 

Garsile. Voir Galafre. 

Gautier de Termes l'ar. 2210. 

Gerin {var. Guerin) 568, pair 
de Charlemagne. 

Gironde 75, fleuve. Voir Bor- 
dels. 

Gironde. Voir Annadore, Er- 

NALT. 

G0NTIER DE Rome. Voir Gua- 

RIN. 

GuAiFiER d'Espolice O^i^ir. de 
Police, d'Ypolite) 2235, Guai- 
fier 3o4, 35o, 1256, i354, roi 
de Chapres. Le trésor G. var. 
681, la mort G. 2326. Cf. la 
note du v. 232(5. 

GUALDIN LE BRUN I49O, neVCU 

de Guillaume. 

GuALTiER 1982, abbé de Tours. 

GuALTiER i383, clerc de Tours. 

GuALTiER [var. Gaifier, LE Da- 
nois Igier) 567, pair de Char- 
lemagne. 

GuALTiER ii55, 1288, 1893,2622, 
probablement le même que 

G. DE TOLOSE. 
GuALTIER DE ToLOSE 1220, G. LE 

ToLOSAN 165"], fils d'une sœiir 
de Guillaume . 

GuALTiEK DE TuDELE 1617, pro- 
bablement le même que le 
précédent. 

GuARiN [var. G. d'Anseune) 823, 
frère de Guillaume. 

GuARiN {var. Gontier) de Rome 
1618, combat avec Guillaume. 

Gui d'Alemaigne 2242, 2290, 
2356, 2362, 2366, 2390, 2406, 
2434, 25ii, 2567, 2587, G. Ll 
Alemans 2459, 2471, GuiON 
l'Alemant 2436, 2454, Gui 
2526, 2537, 2601, GuioN 2577, 
2606, l'Alemans 2281, tué par 
Guillaume. 



Guibert var. 1666, neveu de 

Guillaume. 
Guibert d'Andernas 825, frère 

de Guillaume. 
GuiELiN 273, 404, ii55, 1219, 

1288, 2493, 2622, var. I, neveu 

de Guillaume. 

GUILLELME AL CoRT NeS 7, I164, 

i38i, 14.50, 1666, 2044, 2680; 
G. Fierebrace 249, 255, 326, 
335, 4o5, 9o5, i337, 1431, 1441, 

2414; FlEREBRACE,27I, 382, 398, 

492, 882, 1806; Brachefier 
var. 1260; G. DE Narbone 1570, 
2529; Guillelme ii3 à 2524, 
héros du poème. 

GuioN. Voir Gui. 

GuiREs d'Auborc. Voir Dago- 
bert. 

Hainau var. 20'i']. 

Hardrez. Voir Hâtes. 

Hâtes [var. Hardrez) 565, pair 

de Charlemagne. 
Hermenjart 820, Hermengart 

var. I, mère de Guillaume. 
Hernaïs, Herneïs. Voir Ar- 

neïs. 
Hernaut. Voir Ernalt, Arneïs. 
Herode 732, fit massacrer les 

Innocents. 
Huie. Voir YvE. 
HuNGiER i885, bourgeois de 

Tours. 

Igier. Voir Gualtier. 

Jerin var. 1666, neveu de Guil- 
laume. 

Jersalem 743, Jérusalem. 

Jesu 85, 592, 848, 1204, 2034. 

Job (saint). Voir Loth. 

Joiose 1049, 25oi, 2576, 2605, 
épée de ' Guillaume, qui l'a 
reçue de Charlemagne. 

Jonas 1016, sauvé du ventre de 
la baleine. 

José {var. Joseph, Josoé) 775, 
ensevelit Jésus. 

Judas 754, 999, vendit Jésus. 

JuïF ioo3, ne crurent pas à la 
résurrection. 



FRANS-RAINS 



i6i 



Jii.iiEN 2o36, seigneur de Saint 
Gile, soumis par Guilhiume. 

Ji LUS Cesairks 465, bâtit 
Rome. 

Lengres. Voir Estoi.t. 

Lions 2()86, forât en Sorman- 

die. 
Lombardie {var. Bkrriier) ig, 

dépend de la France. 
L'^NGis 7118, 1028, ci qui Dieu 

rendit la vue. 
Loois 6 à 2Ôy4, fils de Cliarle- 

magne. 
Looii 2684, Laon. 
LoTH (saint) gSô [var. s. Pol, 

s. Job). 

Magdeleine (La) 74g, gg4. 

Magnificant var. 2478, a forgé 
l'épée de Gui d'Allemagne. 

Mamom 670, 840, i325, Mahomet 
621, 672, 807, 847, 856, 874, 922, 
062, 1223, 1226, 1282, dieu des 

. Sarrasins, prophète de Jésus ; 
ivre, il fut dévoré par des po)xs. 

Manessier [var. Navmes), pair 
de Charlemagne. 

Marcois. Voir Dagobert. 

Marie (le fils) 171; sainte Ma- 
rie 677, 787, o36, 25()5. 

Marimonde. Voir Amarmondk. 

Mascons. Voir Avalon. 

Matlsai.é (del tens) 756, Ma- 

THISALEM. 

Meques 85o, La Mecque. 

Mii.ON d'Aiglent (le fils) var. 
de C [appendice II), pape. 

Monjoie 1040, 233i, 2(hb, cri de 
guerre des Français. 

Montjeu 270, 280, 1447, 227S, le 
Grand-Saint- Bernard. 

Montmartre. Voir Paris. 

Montpeslier (or de) 114g, 1181, 
2182. 

.Mosteruel sor mer 2656, Mon- 
treuil-sur-Mer [Pas-de-Ca- 
lais]. 

.MoYSÈs 1020, Moïse. 

Narbone. Voir Aimeri, Glil- 

LALME. 

Li Coroiumen; Loois. 



Nativité (jour de la) 2014. 
Navarre iq, dépend de la France. 
Nav.mes. Voir Manessier. 
Neiron 987, est en enfer; pré 

Neiron 1014, 1797, 2491, pra- 

tum \eronis,aux environs du 

Vatican. 
NicoDEMUs 773, ensevelit Jésus. 
NoÉ 714, échappé du déluge. 
Noël 725, 2007. Cf. Nativité. 
Normandie 18, dépend de la 

France. 

Ogierle Danois. Foi rGuALTiER. 

Oires. Voir Portes Oires. 

Olivier 564, pair de Charle- 
magne. 

Orable 1433, fiancée de Guil- 
laume. 

Orliens 2217, Orléans. T'o/;- 
Arneïs. 

Osteùse (duc d') var. 2290, che- 
valier de Gui d'Allemagne. 

Paris 1668, 2379, 2401, 2527, 
2655, 2677, P- ^o^ (o" 1^2) 
Montmartre var. 2401. 

Pascjues 1430, 2014. 

Peitiers 1659, 2001, règne de 
P. 1983, Poitiers. 

Peitou 2012, 2046. 

Pierrelate {var. Pierrelarge, 
Piereplate) 2026, ville con- 
quise par Guillaume. Proba- 
blement Peralada, sur le ver- 
sant espagnol des Pyrénées- 
Orientales. 

PiLATE var. 776, Ponce Pilate. 

Plaisseïs. Voir Seier. 

Pou (saint) ioi5, co>iverti. Voir 
LoTii (saint). 

Police. Voir Guaifier. 

Portes Oires -j.^, porte de Jéru- 
salem [Portae Aureae). 

Prinsait var. 2483, var. 2618, 
cheval de Gui d'Allemagne. 
Cf. Clinevicnt. 

Puille var. 2379, 2441, 25i4, 
Pouille. 

Rains var. i55i), var. i83i, var. 
2410, Reims. 



102 



TABLE DES NOMS PROPRES 



Renier var. 2354, ^^^e de Rome. 

RiCHART DE ROEM 1400, 1439 

{var. DE Meni), 1464, R. le 

ROS 2108, 21 14, R. LE VIEIL 
2057, 2I03, 2199, RiCHART 

i53i, 1574, i6o5, 1915, 1947, 
1957, 1973, 2064, 2074, 21 33, 
2144, 2i85, 2208, 2219, duc de 
Normandie, père d'Acelin. 
Roem 2054, RoiietT. Voir Ri- 

CHART. 

Roge mer. Voir Corsolt. 

RoLANT 564, pair de Charle- 
magne. 

Romaigne 886, appartient à 
Charlemagne. 

Romain i5i7, 2307, 232g. 

Rome 41, 73, 232, 271, 282, 291, 
376, 423, 483, 5o2, 555, 56o, 58o, 
881, 885, go6, 937, 1060, io83, 
io85, ii5i, 1184, 1188, 1196, 
i2o5, i347, i352, 1420, 1431, 
2227, 2243, 2263, 2270, 2291, 
2322, 2327, 23:>b, 2:170, 2.-)75, 
238o, 2392, 2397, 2402, 2458, 
2521, 2532, 2538, 2569, 263i, 
2642, 264g. 

Romenie 281, province entre 
Montjeu et Rome. 

RoMULus 465, fondateur de 
Rome. 

Rossie 2f|o, Russie. 

Saint Denis (roi de) 1461, 252 1. 
Cf. Denis (saint). 

Saint Gile 2o32, prise par Guil- 
laume. Saint-Gilles {Gard). 

Saint Martin (mostier) 1467, 
1691 ; Tors de Saint Martin 
1458, monastère de Saint- 
Marti)i à Tours. Cf. Tors. 

Saint Michiei (mont) 2o5o {var. 
mont S. Richier), en Nor- 
mandie. 



Saint Richier. Voir Saint Mi- 
chiei. 

Savari 1491, neveu de Guil- 
laume. 

Seier DEL Plaisseïz [var. Soee 
DU P., Floire du p.) 1667, 
chevalier de Varmée de Guil- 
laume. 

Simon 747, 993, lépreux, reçut 
Jésus. 

Simon mage {var. Symomague, 
Symagogue) loig,' Simon le 
tnagicien. 

Simon (saint). Voir Avalon. 

Soef. Voir Seier. 

Soisons var. i83i, Soissons. 

Tarpes. Voir Chapres. 

Teivre 1269, i3o8, i3i9, 2611, 

var. 555, Tibre. 
Tenebré 3oi, roi païen. 
Termes. Voir Gautier. 
Tolosan, Tolose. Voir Gual- 

TIER. 

Tors i5i8, mostier de T. 21 18, 
2i3i, T. de Saint Martin 1458, 
Tours. Cf. Saint Martin. 

Toscane ig, 886, var. 2bi<\., 
dépend de l'empire de France. 

Toz Sainz 201 5, Toussaint. 

Trapes (cité de) var. 441. Cf. 
Chapres. 

Tudele. Voir Gualtier. 

Valon. Voir Avalon. 
Valterne. Voir ANDRuai. 
Vivien var. ibcj^^var. 1893, neveu 
de Guillaume. 

Ypolite. V^oir Guaifier. 

YvE {var. Huie) 565, pair de 
Charlemagne. 

YvoiREs 565, pair de Charle- 
magne. 



GLOSSAIRE 



aaisier 1173, mettre à l'aise, 
rendre heureux. 

abrivez 292, rapide, impétueux. 

acesmeement 867, élégamment. 

acointier 204, faire connaître, 
connaître, fréquenter. 

aconter 279, raconter. 

acorcic iiO(), raccourci. 

acuelt (s') 2687, se met, com- 
mence, acueille son chemin 
1483, se met en route. 

adesez ■]\, de adeser, toucher. 

adobii 491, de adober, armer, 
armer'chevalier. 

adonc 708, adonques 2473, 
alors. 

adrecier i85, faire droit. 

aduré 1759, solide, ferme. 

aé 1416, âge, vie. 

afaitiez 64?, préparés. 

aferment 1292. confirment. 

aficha (s' 1262, se consolida. 

afient 2081, assurent. 

afolez 784, blessé. 

aguaiz i588, embuscade. 

ainceis 184 (ady,), mais, au con- 
traire, plutôt, 25-j'5 [prép.), 
avant. 

ainz 173 [adv.), mais, au con- 
traire, plutôt. 

aire 461, naturel. 

aive 196, eau. 

ajorner 3i5, lever du jour, ma- 
tins a)ornez ôgS, même sens. 

alcubes 2283, sorte de tente. 

alcrions 968, aigle. 

alever 82, élever, favoriser, ac- 
croître. 

alferant destrier 6o3, cheval de 
bataille. 



aloscz 273, renommé. 

alquant 2090, li alquant 2340, 
quelques-uns. 

ambesdous 489, ansdous 487, 
tous deux. 

amiralz 2176, chef sarrasin. 

amirant 437, chef sarrasin. 

amirez 3o2, chef sarrasin. 

anchais 5o5, louche. 

ancui 611, aujourd'hui. 

angevin i54, angevin 1 petit de- 
nier de l'Anjou). 

angoissier 2276, presser, hâter. 

anoncier 2o33, conter. 

ansdous. Voir ambesdous. 

anstc. Voir hanste. 

aorer 807, adorer. 

apaié 1973, rétabli en paix, aC' 
corde. 

apent 17, dépend, appartient. 

apostoile 5ii, pape. 

aquitee io83, délivrée. 

aragon io35, aragonais. 

araisnier loi, entretenir, adres- 
ser la parole à. 

arbalestec 1070, portée d'une 
arbalète. 

arche 262, 441, 457, 493, 883; ce 
mot semble désigner un en- 
droit de l'église Saint-Pierre 
de Rome. 

ardeir 196, brûler. 

arestage 1347, <^''^'ét. 

aresteison 1801, arrêt. 

arestcment 2438, arrêt. 

arote (s') 423, s'assemble. 

assasé 2288, rassasié. 

atargier 1981, attarder. 

ator'ner 662, préparer, équiper. 

avanciez (fi, favorisé. 



164 



GLOSSAIRE 



aversier 498, ennemi, diable. 
aves 464, aiciil. 
avespré 'ii3, fait nuit. 

baee 1072, bée. 
baillie 167, possession. 
baillier 79, porter, posséder, 

piendre. 
balcent 409, cheval pie, tacheté. 
balz ig52, plein d'entrain. 
bandon (mètre a) 996, livrer, 

exposer, abandonner. 
barges 439, barques. 
barnagc 267, assemblage de 

barons, acte de courage, cou- 
rage. 
barre 1675, clôture. 
ber 320, siij.sg. de baron, brave, 

guerrier. 
bocle 1078, renflement central 

de' Vécu. 
boeles 217S, intestins. 
boisier 1 19, trahir. 
bos 23, bois. 

boter 1398, pousser, heurter. 
brahanz 2283, espèce de tentes. 
braier 509, partie du coips à la 

hauteur de la ceinture. 
brant ii32, lame de l'épée. 
bricon 964, sot. 
bries 1997, lettres. 
brochier 671, éperonner. 
broigne 637, cuirasse. 
broïne 2304, briiine, brouillard. 
brueil i3io, petit bois. 
bu 121 3, tronc du cotps. 

car 38i [formule impérative), 

donc. 
cerchier 1870, visiter, fouiller. 
chaiere 2645, chaire, siège. 
chaitis 3o6, prisonniers, 620 

faible. 
clialengier 5o2, revendiquer. 
champ 799, combat singulier. 
chapelier 1117, capuchon de 

mailles de fer. 
chaperon 475, chapeau. 
charnal 2583, chair. 
chartre 2220, prison. 
chartre 264, lettre. 
chasement 837, domaine. 



chasteier 134, réprimander, cor- 
riger. 

chei)u 819, blanc. 

chief 125, tête, chef, extrémité. 

chiere 1066, visage. 

choisi 772, de choisir, voir. 

clerçon 992, petit clerc. 

cliner 297, incliner. 

clos 2257, éclopés. 

coilli en hé 2252, pi-is en haine. 

colp loSg, coup. 

comant 2440, commandement. 

compaigne 161 1, compagnie. 

comparront 1758, paieront. 

conduit 472, sauf-conduit. 

confondre 76, détruire. 

conreé i58u, équipé, soigné. 

conseillier 546, conseiller, déli- 
bérer, consulter. 

conseù 121 1, poursuivi. 

contençon 1057, dispute, que- 
relle. 

contraires 1179, action de con- 
trarier. 

contraleier 11 78, contrarier. 

corage 904, envie, volonté, cou- 
rage, cœur. 

corsage i336, buste. 

corteier 202, fréquenter la cour. 

covent 64, convention, condi- 
tion. 

craventer 76, détruire. 

créant 2466, ce qui a été pro- 
mis, ce qu'on désire. 

creantee 2o38, assurée. 

crient 1854, cremu i235, de 
criembre, craindre. 

croissir 2556, grincer. 

crote i633, crypte. 

cuens 143, s'uj. sg. de conte, 
comte. 

cuit 9, de cuidier, croire. 

culverz 833, homme de basse 
condition (terme de mépris). 

Damedii 68, Dieu. 

dan 1617, seigneur. 

déduire 2658, se divertir. 

defermer 744, ouvrir. 

definez 322, terminé. 

defors 2323, dehors. 

dehé 200, malédiction, malheur. 



AVKRSIER-ESTUET 



l65 



delaicr 228, tarder. 

delez 91, à côté de. 

demaine 223G, seigneur. 

démentant (se) 2449, se déso- 
lant. 

demorables 456, stationnaircs. 

départir 239, se séparer. 

desclot 944, ouvre. 

dcsmt-ntir 255t), fausser. 

desmesure 81, excès, arro- 
gance. 

despanez 2258, déchirés. 

desraisnier 497, disputer. 

desteie (se) 1209, se cabre, dcs- 
recz 646, fougueux. 

desrot 214(3, rompu. 

desserre 1610, ouvre; 941, s'é- 
lance. 

dessevrez 293, séparés. 

destesee 1071, levée {i). 

destorbez 2281, empêché. 

destort 942, déroule; 932, tom- 
be f?) \en parlant de la fou- 
dre). 

destre i3i, adj. droit. 

destre (en) 2172, 217g, sur un 
cheval conduit à la main. 

destreiz 349, qui est en dé- 
tresse. 

desver 2248, devenir fou. 

devis (a) 1673, à souhait. 

devision 10.17, manière. 

doblier 638, double. 

doins 78, doinse 2267, doinst i35, 
de doner. 

dromont 1327, sorte de bateau. 

eir 83, héritier. 

el 5o, pour en le. 

emballé 128, mit dedans. 

embronc 974, baissé. 

embronche 24(^3, baisse. 

emparlier 1737, celui qui parle 
pour un autre. 

empleier 667, appliquer. 

cnarmes ii25, enarmes (cour- 
roies de Vécu dans lesquelles 
on passait le bras pour se 
mettre en défense). 

cncensiers 5ig, encensoirs. 

enchalcier 529, poursuivre. 

cnclocnt 2337, enseignent. 



encriesme ioo3, méchant. 

endreit 436, exactement. 

enseigne 871, banderole (de la 
lance). 

entrepiez 197, foulé aux pieds. 

entresait i65, aussitôt. 

enz 96, dedans, en. 

erramment 862, aussitôt. 

es 1G24, pour en les. 

es 323, voici. 

esbaneier 1987, se distraire, 
prendre ses ébats. 

escharpe 1434, bourse que les 
pèlerins portaient suspendue 
au cou. 

eschec 2325, butin. 

esclis 2552, éclats de bois. 

esconser 720, cacher. 

escremir io33, faire de l'es- 
crime. 

eslaissié 23o3, lancé (à cheval). 

eslcction (_a) 182 1, à discrétion. 

eslegier 2375, payer. 

esmaiables 334, effrayé. 

esmaier 358, effrayer, découra- 
ger. 

csmut (s'j 446, se mut. 

esperitable 256, spirituel. 

espès 601, épaisseur. 

espié 371, lance. 

espleitier 234, agir. 

espreneit 291, embrasait. 

esseillier 192, dévaster, dé- 
truire. 

essoine 1376, empêchement. 

estache 758, poteau. 

ester Gqg, se tenir; laissiez es- 
ter 76, laisse^ tranquille. 

estoltement i558, étourdiment, 
sottement. 

estolteiez 1090, étourdi. 

estor 1212, combat, assaut. 

estorer 716, établi)-. 

estorniie 1200, mise en mouve- 
ment. 

estorz 949, détourné ; estort son 
colp 2606, retire son épée 
(d'une façon spéciale) après 
avoir frappé. 

estraier 1220, désert. 

estranges 60, étranger. 

estuet 23 1, il faut. 



i66 



GLOSSAIRE 



eùrez 768, heureux. 

faon gSq, pelit d'animal. 

feintiè ii-]-], feinte, semblant. 

fel 401, sitj. sg. de félon. 

ferir 8y6, frapper. 

fermerez 3o3, fortifications. 

feste 827, faite. 

fié 67, fief. 

filatieres 2638, pliylactères. 

finer 713, finir. 

tiori 1464, blanc. 

forces 1967, ciseaux. 

fossiers 1754 [épithète fréquente 
de larron, dont le sens précis 
m'est inconnu). 

fraisnin 1454, de f raine. 

fremillon io39 {épithète fré- 
quente de haubert). 

fuere 12%, fourreaii. 

gemez i583, ornés de pierres 
précieuses. 

giron 1026, coté. 

glaciez 1 146, figé. 

glaive (a). Voir la note du v. 333. 

gloz i35, sitj. sg. de gloton [ap- 
pellation injurieuse. 

graisle i8gi, trompette. 

grains 8g, facile. ■ 

guaite 1642, guetteur. 

guaitier (se) 212g, se garder. 

gualt 2086, bois. 

guarnemenz 223, armes. 

guaste i3o6, qui est 01 mauvais 
état. 

guaster ig2, dévaster. 

guenchi gGg, se détourna. 

guerpir 808, abandonner. 

guerredon 980, récompense. 

guiche cpb\ courroie par la- 
quelle Vécu se supendait au 
cou. 

guionages 397, guide. 

haitiez 1137, qui est 01 bonne 
santé. 

halbergié 2324, revêtu du hau- 
bert! 

halbers 276, alberc 407, haubert 
(ciùrassej. 



hanste 942, anste 1146, bois de 

la lance. 
haste (en) 2365, en guise de 

lance. 
herberjage 395, logement. 
harneis 1637, armure. 
herupé 507, hérissé. 
hu i2o3, cri. 
huchier i3o8, crier, appeler. 

iluec 448, là. 
irascuz 1248, fâché. 
irier 524, se fâcher. 
ist 1833, eissi 71g, etc., de eissir, 
sortir. 

ja 104, déjà, ne... ja 2g, jamais. 
jaserenc 2478, fait de mailles 

de fer. 
jel 171, pour je le. 
jointe 5g6, articulation. 
jovente"22i3, jeunesse. 
juglere 4, jongleur. 
jus 533, e)i bas. 

lasté 2222, lassitude. 

lé 5o8, largeur. 

lée 507, large. 

legierement 878, facilement. 

lerre 1754, stij. sg. de larron. 

letrez (branz) 274, épées qui 
portent une inscription. 

lez 291, côtés. 

lez 972, à coté. 

lieement 1484, joyeusement. 

liez 147, joyeux. 

lin i^gb, lignage. 

los 2D, gloire. 

losenges loi, flattteries, trom- 
peries. 

losengier m, fiatter, tromper. 

main 923, matin. 
mais 33, plus. 

maisnie i5o3, compagnie, suite. 
maleïr 1463, maudire. 
malfé 7S5, diable. 
maltalent 870, colère. 
manaicie 194, miséricorde. 
mangons 1823, sorte de pièces 

d'or. 
mar 121, pour son malheur. 



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167 



marregliers 97, marguiUier. 

meint"ic)88, siibj . pr. de mener. 

meinsne 825, le plus jeune. 

membre iBq.t, souvenu. 

menuier 1891, aigu. 

merveilles 1819, merveilleuse- 
ment. 

mes 2434, messager. 

mestier 199, besoin. 

mieldre 14,51/7. sg. de meillor. 

mier 632, pur. 

moillier 35i, épouse. 

mont 324, monde. 

monte 1217, valeur. 

mostier 28, église, couvent. Voir 
la note du v. 1705. 

mucier ('se) 23i2, se cacher. 

muir 1239, /«rf. pr., muire 957, 
subj. pr. de morir. 

nasel io38, partie du heaume 

qui protégeait le nc^. 
nel 1696, pour ne le. 
nés 635, pour ne les. 
nés 439, vaisseaitx. 
niés n5, suj. sg. de nevo, neveti. 
noise 162 1, tapage. 
noncier 368, annoncer. 
nuitel 776, nocturne. 

267, avec. 

onc 635, onques 79, jamais. 

ordenc 1737, ordre. 

orfe enfant 83, orphelin. 

est 74, 01 440, armée, camp. 

osteier 201, guerroyer, 

paie 2061, récottcilié. 

paile 408, sorte d'étoffe de prix. 

palazin 2442, comte palatin. 

palmier 1180, pèlerins. 

paltonier 2344, homme mépri- 
sable, coquin. 

par 44 (particule augmenta- 
tive devant un verbe . 

parcreùz 786, très grand. 

pardoinse 1736, subj. pr. de 
pardoner. 

pardon (en) 1825, en vain. 

parfont 938, profondément. 

pavei lions 2294, tentes (de for- 
me conique). 



pel 1935, pieu. 
peneance 1.^08, pétiitence. 
per 369, pair; 698, compagne. 
pesmes 162g, très mauvaises. 
piétaille 420^ gens à pied. 
piz 1216, poitrine. 
plaie 2164, blessé. 
plain 23, plaine. 
pleissier 181, abaisser. 
plenier 2086, grand. 
plenté i486, abondance. 
plevi 1721, garantit. 
poe 29!), patte 
poesté 801, pouvoir. 
pom 2093, pommeau. 
porprencnt 283, occupent. 
porquerre 36 1, chercher, se pro- 
curer. 
postiz 1674, poterne. 
precr 2686, piller. 
prison 2219, prisonnier. 
pro 609, vaillant. 
provende 98, prébende. 
provcndicrs iio3, prébendier. 
puis 43, depuis, ensuite. 

quant que 468, tout ce que ; ^or 
quant 970, pourtant; ne por 
quant 273, néanmoins. 

quartier (escu de) 604, écu écar- 
telé. 

queiement 749, sans bruit. 

ques 222, pour qui les; 2341^ 
pour que les. 

quil 469, pour qui le, 

quin 94, pour qui en. 

raier 2148, couler. 

rameint goS, subj. pr. de rame- 
ner. 

ramposne 2169, insulte. 

randon 967, randonee 1076, vio- 
lence. 

recréant 24, vaincu; recreùz 
i386, épuisé de fatigue (de 
recreirey. 

recovrer i383, se procurer du 
secours. 

recovrier i337, secours. 

referir 931, frapper de nouveau. 

règne 1983, royaume. 

régné 2(334, royaume. 



i68 



GLOSSAIRE 



reit 412, i-aide, fort. 

remaillent 35, remest 243, re- 
mandra 5i9, remaigne 364, 
remés 36i, de remaindre, res- 
ter. 

remembre 126, souvient. 

renges 408, attaches. 

repairier 245, revenir, retour- 
ner. 

reprové 789, reproché. 

reprovier 198, reproche. 

rescos iSSy, délivré. 

resoigniez 1173, redouté. 

resorclront 38, ressortiront. 

respitier oyé, différer, épar- 
gner . 

retez 1422, incriminé. 

retolir 83, prendre d'autre part. 

retraçon io3o, reproche. 

révéler 2660, se révolter. 

rivière 2224, vallée d'un cours 
d'eau. 

rober 2287, piller. 

roeillier 5ii, rouler les yeux. 

roncin iSoy, cheval de somme, 
de peu de valeur. 

rooigniez 5i3, tonsuré. 

rover 2212, demander. 

ruistes 2545, rudes. 

sachier 1327, tirer. 

saintisme 975, très saint. 

saltier 1730, psautier. 

sejorné 687, dispos, vigoureux. 

selve lo^âf, foret. 

sempres u3, aussitôt. 

senestre i3o, gauche. 

seror*i658, sœur. 

ses 2323, pour se les; 1^28, pour 

si les. 
siècle 267, monde. 
sil i6o3, pour si le. 



soef 921, doucement. 
soleit 349, avait coutume. 
som 2523, sommet. 
someron 1041, extrémité. 
somier i3o6, bête de somme. 
sorhalcier 2007, exalter. 

talent i25, pensée, désir. 

targier 1108, tarder. 

tenser 802, soutenir, défendre. 

terrier 538, territoire. 

terst 772, essuyé. 

tolir 84, toldrez 67, prendre. 

tref 614, très 447, tente. 

très 671, à travers, de part en 

part. 
trespas de vent 843, souffle. 
tresque 5, jusque, avant que. 
treùage 1881, péage. 
triers 964, à travers. 
troton ion, celui qui fait les 

courses. 
truis 1945, ind. pr. i de trover. 
turqueis 641, carquois. 

ui 389, aujourd'hui. 

vassal 256o, guerrier. 

vasselage 389, prouesse. 

veier 207, voyer (fonctionnaire 
d'humble condition). 

veir 214, vrai. 

veltres 292, espèce de chien. 

ventaille"4i7, partie du haubert 
qui couvrait le bas du visage. 

vie 85, ind. pr. i de veer, in- 
terdire. 

vif 1255, vis 1672, vivant. 

vis 354, visage, mine. 

volte i633, salle voûtée. 

voltiz 2548, bombé. 



TABLE DES MATIERES 



iNTROraCTION ni-xviii 

Sujet et éléments historiques iv 

Langue, date, lieu d'origine vu 

Manuscrits et établissement du texte xiv 

\A CORONE.MENZ LOOÏS i 

X'ariantes •'^3 

An-KNDiCE I 149 

— Il i53 

Notes i34 

Tabi.k des noms propres ; i58 

Glossaire i(33 



Nn(Ji:NT-I.i:-U<iTRi»L , I.MPR. DAUPELEY-GOLVERNEL: R . 



v ' '> i ^. ' :ifliv ^'?°S'^'<^":'??^ ^W ' '' '^' W " C W! '!,' ' 



PQ Couronnement de Louis 

14.53 Le Couronnement de Louis 

C6 

1920 



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